EXCLUSIVEMENT FEMININ/ 2 janvier 2008 / 07:55
Bourges-Valenciennes, Valenciennes-Bourges
Par maxiboy

Bourges-Valenciennes, Valenciennes Bourges. Les meilleurs ennemis du monde sont indissociables comme Eliot Ness et Al Capone, Vercingétorix et Jules César. Ils vont bientôt fêter leur 100e affrontement. Depuis 1991, on les a vus ensemble sur tous les champs de bataille, même en finale de l’Euroleague 2001. Un summum. Après avoir longtemps subit le joug et le complexe berruyer, Valenciennes mène la danse depuis peu, 52 victoires à 45.
Dire que les deux clubs surclassent le championnat national est un doux euphémisme (copyright Thierry Rolland). Depuis la création de la ligue, ils se sont retrouvés huit fois en finale. Une exception, l’édition de 2003. Bourges, qui venait d’organiser le Final Four, auquel participa (évidemment !) VO, était en pleine déconfiture suite à de multiples blessures. Tarbes profita de l’aubaine et se fit corriger… Les temps sont-ils susceptibles de changer ? Peut-être. C’est du moins l’avis de Jean-Pierre Siutat, le président de la LFB : « C’est vrai que nous ne pouvons plus financièrement être au top européen. Mais nous avons un championnat très ouvert cette année, à part Bourges qui est un peu au-dessus. Valenciennes est deuxième avec un calendrier favorable, et en gagnant des matches de justesse. Entre le dernier, Aix, qui ne restera pas dernier longtemps, et le wagon de tête, il y a très peu d’écart. Or, il y a deux choses qui marchent dans le sport. L’émotion et l’incertitude du résultat. L’émotion, tu l’as car tu es derrière ton équipe. Tu es supporter. Et là où tu peux toucher d’autres gens, c’est sur l’incertitude du résultat. » Exact. La présence assurée de Bourges et Valenciennes, puis de Valenciennes et Bourges, a fait du mal à la glorieuse incertitude du sport et à l’intérêt du championnat… jusqu’aux finales.
VO a perdu au fil des ans celles qui ont fait sa gloire et jusqu’à son coach, Laurent Buffard. Les Nordistes ne sont plus aussi rayonnantes. Ceci dit, n’allons pas trop vite en besogne. Si je devais miser vingt centimes d’euros sur le nom des deux finalistes 2008, je mettrais Bourges. Sûr. Et Valenciennes. Presque certain.





Commentaires
1. Le 16 janvier 2008 à 23:31
2. Le 17 janvier 2008 à 07:34
3. Le 18 janvier 2008 à 18:25
4. Le 19 janvier 2008 à 11:27
5. Le 20 mars 2013 à 13:20