LE BASKET FRANCAIS/ 12 janvier 2008 / 15:53
Bercy, j'y crois!
Par maxiboy

Je crois dans le basket à Bercy, disais-je. Je ne suis pas Parisien, mais je les connais plutôt bien les gens de la capitale pour leur rendre visite régulièrement. Paris, ce n’est pas Gravelines, Pau, ni Le Mans. A Gravelines, tout le monde connaît le Sportica, à Pau le Palais des Sports et au Mans Antarès. Paris, c’est Paris. Deux millions d’habitants intra muros, plus de onze millions dans l’aire urbaine. C’est la ville lumière et tout ça… Après une journée de taf, et avant de regagner son home sweet home, en bagnole, métro ou RER, vous imaginez que le Parisien, a fortiori banlieusard, a envie de faire un détour par le stade Pierre-de-Coubertin, au bout de la ligne 9, au bord du périph’ ? D’abord, qui sait à Paris où se trouve Coubertin ? Le groupuscule d’aficionados, oui, mais les autres ? Qui sait que le PL (vraiment, je ne m’y fais pas) joue un coup à Coubertin et un autre à Levallois ? Les lecteurs très attentifs du Parisien et de L’Equipe, c’est tout. Alors que chacun situe Bercy, bien desservi par la 6, la 14, celle qui n’est jamais en grève, et la voie expresse rive droite. Le POPB est muni de parkings souterrains, et repérable de loin avec son gazon à la verticale. Bercy est confortable, même si déjà désuet, et on sait que des fesses de Parisiens sont plus sensibles que celles des Gravelinois, Palois et Manceaux. Un VIP, un people, une Parisienne qui porte des lunettes de soleil de nuit comme de jour, ça ne peut pas se satisfaire de Coubertin, hein! (et je n’ai pas évoqué la Halle Carpentier ;-)). "Je suis allé hier soir à Bercy", ça porte. Dire "à Coubertin", ça vaut au mieux des regards interrogatifs, au pire des sourires moqueurs. Le sport-spectacle, ça été inventé à NYC et LA pas à Des Moines dans l'Iowa.
Pourtant donc, ce n’était pas Byzance hier soir au POPB (je fais référence à Istanbul et à sa surpopulation). L'affluence annoncée est de 6.800 spectateurs. Je pense que c’est invitations comprises (la mairie en avait 1500 à distribuer et Nike un millier), et que le chiffre tient compte de ceux qui en ont reçu et qui n’ont jamais eu l’intention de venir. C’était de toute façon moins qu’en 2006 contre Strasbourg (7.110) et qu’en 2007 contre Gravelines (6.903). Les deux premiers essais du PBR, l’ex-PL, à Bercy.
Pourtant, il faut persévérer. Je crois, je le répète, dans le basket à Bercy. Le All-Star Game, la finale du championnat, des coupes de France, et je ne parle pas des matches-promo de la NBA, ont prouvé qu’il y a un public, du moins un potentiel. Seulement le basket parisien souffre tout bonnement de l’anonymat de son équipe, aussi plate qu’une route des Landes. Où sont les Sciarra, les Bonato, les JR Reid d’antan ? Il n’y a pas un Salyers, un Pellin, pour mettre du relief. Allez, disons que 5% de la population parisienne sait où se trouve Coubertin (le sondage n’est pas certifié par la SOFRES;-)), mais que même le licencié de base de la fédé de la capitale n’a jamais entendu les noms de Je’Kel Foster, Moshe Mizrahi et Jurica Golemac. Ce problème d’identification est générale au basket français. Seulement en province où la PQR et le bouche à oreille font leur œuvre de promotion, le basketteur est au bout de quelques semaines une star locale. A Paris, il y a tant et tant de choses à voir, de noms à mémoriser, de stars à aduler. Mais vous verrez : un jour, le POPB sera plein pour le PL. Certifié. Je ne dis simplement pas quand.
Pourtant donc, ce n’était pas Byzance hier soir au POPB (je fais référence à Istanbul et à sa surpopulation). L'affluence annoncée est de 6.800 spectateurs. Je pense que c’est invitations comprises (la mairie en avait 1500 à distribuer et Nike un millier), et que le chiffre tient compte de ceux qui en ont reçu et qui n’ont jamais eu l’intention de venir. C’était de toute façon moins qu’en 2006 contre Strasbourg (7.110) et qu’en 2007 contre Gravelines (6.903). Les deux premiers essais du PBR, l’ex-PL, à Bercy.
Pourtant, il faut persévérer. Je crois, je le répète, dans le basket à Bercy. Le All-Star Game, la finale du championnat, des coupes de France, et je ne parle pas des matches-promo de la NBA, ont prouvé qu’il y a un public, du moins un potentiel. Seulement le basket parisien souffre tout bonnement de l’anonymat de son équipe, aussi plate qu’une route des Landes. Où sont les Sciarra, les Bonato, les JR Reid d’antan ? Il n’y a pas un Salyers, un Pellin, pour mettre du relief. Allez, disons que 5% de la population parisienne sait où se trouve Coubertin (le sondage n’est pas certifié par la SOFRES;-)), mais que même le licencié de base de la fédé de la capitale n’a jamais entendu les noms de Je’Kel Foster, Moshe Mizrahi et Jurica Golemac. Ce problème d’identification est générale au basket français. Seulement en province où la PQR et le bouche à oreille font leur œuvre de promotion, le basketteur est au bout de quelques semaines une star locale. A Paris, il y a tant et tant de choses à voir, de noms à mémoriser, de stars à aduler. Mais vous verrez : un jour, le POPB sera plein pour le PL. Certifié. Je ne dis simplement pas quand.





Commentaires
1. Le 14 janvier 2008 à 00:28
2. Le 14 janvier 2008 à 23:38
3. Le 15 janvier 2008 à 13:08
4. Le 15 janvier 2008 à 14:48
5. Le 15 janvier 2008 à 15:58
6. Le 16 janvier 2008 à 19:50
7. Le 22 janvier 2008 à 23:08