LE BASKET FRANCAIS/ 16 janvier 2008 / 07:08
Les raisons du fiasco du Mans
Par maxiboy

10 raisons pour comprendre ce fiasco.
1- L’équipe est constituée de pieds tendres. Six joueurs sont sous la barre des 23 ans. Contre des hommes, et parfois des surhommes, cette juvénilité ne pardonne pas. Une illustration : Nicolas Batum, 19 ans depuis décembre, ne serait qu’un moussaillon au Barça ou au Pana. Au Mans, c’est un officier supérieur et il tourne à 26 minutes en moyenne. Faute de réelle concurrence, Nicolas reste en poste sur le terrain, qu’il soit (très) bon ou pas.
2- Vincent Collet a fait le pari de ne signer que deux Américains, alors que les règlements de la Pro A en autorisent quatre, et ceux de l’ULEB un cheptel illimité. Très risqué. Surtout qu’il s’avère que le tatoué Phil Ricci est lent comme la justice et possède la détente d’un éléphanteau. Le MSB avait même pensé le virer en novembre. Problème : son contrat est garanti et le club est ric-rac financièrement. A tarif équivalent, les deux Serbes, Bogavac (adroit à trois points, aux lancers, roublard, mais trop lent) et Bogdanovic (trop peu athlétique et, visiblement, faiblard mentalement), ne sont pas du standing d’un (bon) Américain.
3- Cette fois, c’est une certitude : Yannick Bokolo n’est pas fait pour la mène. Il ne peut pas visionner le terrain sans se dribbler sur les baskets. Il a un mal fou à mettre en place les systèmes et prend souvent des initiatives loufoques. Et ne comptez pas sur lui pour planter un tir extérieur même si son vis à vis a les mains liées dans le dos. Il en est à 3/19 à trois points. Pire, en meneur, il perd sa spontanéité, sa générosité, et sa hargne défensive, tout ce qui fait sa force. Même s’il a repris du poil de la bête face à Efes Pilsen, Yannick doit redevenir d’urgence un deuxième arrière atypique.
4- Le problème, c’est qu’il n’y a pas de meneur titulaire de substitution. Antoine Diot est un tout jeune apprenti, qui était en N1 il y a une demi-saison, et Raviv Limonad aime trop la gonfle pour la partager. Après moult hésitations, Le Mans semble à la recherche d’un « 1-2 » américain. Trop tard de toute façon pour l’Euroleague.
5- Le MSB n’a plus de pivot à 2.10m. Plus de Nicevic, de Besok, de Skelin. Un format de centre pas forcément utile en Pro A où l’arbitrage est tatillon, parfois même carrément faible, mais indispensable pour les joutes d’Euroleague. Tout augmente. Aujourd’hui, il faut compter, minimum, 4/500.000 euros pour en avoir un bon. Beaucoup trop cher pour les clubs français.
6- Le MSB manque de caractère, d’un leader vocal (le fougueux JD Jackson n’a pas été remplacé), d’un go to guy. Pas de Marc Salyers au Mans. Le genre de gars qui aurait joué avec confiance les ballons brûlants. Les Manceaux ont à chaque fois sombré dans le money time, 8 défaites de moins de 10 points ! La semaine dernière, face à Efes Pilsen Istanbul, ils menaient de 17 points dans le 3e quart-temps avant de se faire tordre le cou en prolongations. La fameuse peur de perdre. Une victoire à Tel-Aviv le premier jour aurait peut-être, qui sait, changé le cours de l’Histoire (avec des si, la France serait aux JO de Pékin ;-().
7- L’arbitrage ne les a pas aidés. Notamment lors des premiers matches, quand le MSB était encore compétitif. Même s’ils s’en défendent, les arbitres ont toujours une préférence pour les « gros », comme les journalistes pour le pouvoir (même s’ils s’en défendent aussi ;-)).
8- Pas d’équipe faible dans le groupe B (enfin, si… Le Mans). Pas de Bamberg pour s’offrir une victoire à moindre frais. Ceci dit, ce n’est pas une vraie excuse. Lors de la même journée, Roanne battait Rome, 3e de la lega, alors que Le Mans se liquéfiait une fois de plus dans le dernier quart-temps face à Milan, le 9e du championnat italien. Roanne est tout simplement davantage couillu.
9- La culture de la gagne n’existe pas au Mans. Du moins en Coupes d’Europe. Trente ans que ça dure. Difficile d’en connaître les causes exactes. Le management ? Forcément. Le public, fidèle mais débonnaire, a incontestablement sa part de responsabilité. Antarès n’est peut-être pas une glacière, mais certainement pas un chaudron. Rien à voir avec Pau, Limoges et Villeurbanne de la grande époque. Conséquence, l’équipe n’est pas transcendée à domicile.
10- Le manque d’argent. Il résume tous les maux. Ceux du Mans et de tout le basket français. Toutes les autres explications ne sont finalement qu’accessoires. Le budget prévisionnel du MSB est de 5,28 millions d’euros. Il en faudrait le double pour s’asseoir confortablement dans le top 16. Le triple pour viser le Final Four. Le quadruple pour être champion d’Europe ?
Cri du cœur du coach Vincent Collet au soir du 11e revers face à Istanbul : « C’était l’un des matches les plus importants de ma carrière. Un nouveau coup sur la tête. Les gens ne se rendent pas compte comment je vis ce chemin de croix. Il y en a qui critiquent, c'est le cadet de mes soucis ! Je ne veux pas finir fanny. »
Il reste donc 3 matches.
2- Vincent Collet a fait le pari de ne signer que deux Américains, alors que les règlements de la Pro A en autorisent quatre, et ceux de l’ULEB un cheptel illimité. Très risqué. Surtout qu’il s’avère que le tatoué Phil Ricci est lent comme la justice et possède la détente d’un éléphanteau. Le MSB avait même pensé le virer en novembre. Problème : son contrat est garanti et le club est ric-rac financièrement. A tarif équivalent, les deux Serbes, Bogavac (adroit à trois points, aux lancers, roublard, mais trop lent) et Bogdanovic (trop peu athlétique et, visiblement, faiblard mentalement), ne sont pas du standing d’un (bon) Américain.
3- Cette fois, c’est une certitude : Yannick Bokolo n’est pas fait pour la mène. Il ne peut pas visionner le terrain sans se dribbler sur les baskets. Il a un mal fou à mettre en place les systèmes et prend souvent des initiatives loufoques. Et ne comptez pas sur lui pour planter un tir extérieur même si son vis à vis a les mains liées dans le dos. Il en est à 3/19 à trois points. Pire, en meneur, il perd sa spontanéité, sa générosité, et sa hargne défensive, tout ce qui fait sa force. Même s’il a repris du poil de la bête face à Efes Pilsen, Yannick doit redevenir d’urgence un deuxième arrière atypique.
4- Le problème, c’est qu’il n’y a pas de meneur titulaire de substitution. Antoine Diot est un tout jeune apprenti, qui était en N1 il y a une demi-saison, et Raviv Limonad aime trop la gonfle pour la partager. Après moult hésitations, Le Mans semble à la recherche d’un « 1-2 » américain. Trop tard de toute façon pour l’Euroleague.
5- Le MSB n’a plus de pivot à 2.10m. Plus de Nicevic, de Besok, de Skelin. Un format de centre pas forcément utile en Pro A où l’arbitrage est tatillon, parfois même carrément faible, mais indispensable pour les joutes d’Euroleague. Tout augmente. Aujourd’hui, il faut compter, minimum, 4/500.000 euros pour en avoir un bon. Beaucoup trop cher pour les clubs français.
6- Le MSB manque de caractère, d’un leader vocal (le fougueux JD Jackson n’a pas été remplacé), d’un go to guy. Pas de Marc Salyers au Mans. Le genre de gars qui aurait joué avec confiance les ballons brûlants. Les Manceaux ont à chaque fois sombré dans le money time, 8 défaites de moins de 10 points ! La semaine dernière, face à Efes Pilsen Istanbul, ils menaient de 17 points dans le 3e quart-temps avant de se faire tordre le cou en prolongations. La fameuse peur de perdre. Une victoire à Tel-Aviv le premier jour aurait peut-être, qui sait, changé le cours de l’Histoire (avec des si, la France serait aux JO de Pékin ;-().
7- L’arbitrage ne les a pas aidés. Notamment lors des premiers matches, quand le MSB était encore compétitif. Même s’ils s’en défendent, les arbitres ont toujours une préférence pour les « gros », comme les journalistes pour le pouvoir (même s’ils s’en défendent aussi ;-)).
8- Pas d’équipe faible dans le groupe B (enfin, si… Le Mans). Pas de Bamberg pour s’offrir une victoire à moindre frais. Ceci dit, ce n’est pas une vraie excuse. Lors de la même journée, Roanne battait Rome, 3e de la lega, alors que Le Mans se liquéfiait une fois de plus dans le dernier quart-temps face à Milan, le 9e du championnat italien. Roanne est tout simplement davantage couillu.
9- La culture de la gagne n’existe pas au Mans. Du moins en Coupes d’Europe. Trente ans que ça dure. Difficile d’en connaître les causes exactes. Le management ? Forcément. Le public, fidèle mais débonnaire, a incontestablement sa part de responsabilité. Antarès n’est peut-être pas une glacière, mais certainement pas un chaudron. Rien à voir avec Pau, Limoges et Villeurbanne de la grande époque. Conséquence, l’équipe n’est pas transcendée à domicile.
10- Le manque d’argent. Il résume tous les maux. Ceux du Mans et de tout le basket français. Toutes les autres explications ne sont finalement qu’accessoires. Le budget prévisionnel du MSB est de 5,28 millions d’euros. Il en faudrait le double pour s’asseoir confortablement dans le top 16. Le triple pour viser le Final Four. Le quadruple pour être champion d’Europe ?
Cri du cœur du coach Vincent Collet au soir du 11e revers face à Istanbul : « C’était l’un des matches les plus importants de ma carrière. Un nouveau coup sur la tête. Les gens ne se rendent pas compte comment je vis ce chemin de croix. Il y en a qui critiquent, c'est le cadet de mes soucis ! Je ne veux pas finir fanny. »
Il reste donc 3 matches.





Commentaires
1. Le 16 janvier 2008 à 09:12
2. Le 16 janvier 2008 à 09:56
3. Le 16 janvier 2008 à 10:22
4. Le 16 janvier 2008 à 14:06
5. Le 16 janvier 2008 à 14:33
6. Le 16 janvier 2008 à 14:44
7. Le 16 janvier 2008 à 14:54
8. Le 16 janvier 2008 à 14:59
9. Le 16 janvier 2008 à 23:05
10. Le 17 janvier 2008 à 11:08
11. Le 17 janvier 2008 à 14:12
12. Le 18 janvier 2008 à 12:20
13. Le 18 janvier 2008 à 15:51
14. Le 18 janvier 2008 à 18:55
15. Le 24 janvier 2008 à 23:26
16. Le 25 janvier 2008 à 00:24
17. Le 25 janvier 2008 à 13:58
18. Le 1 février 2008 à 09:18
19. Le 1 février 2008 à 09:29
20. Le 4 février 2008 à 11:40