MADE-IN-NBA/ 18 janvier 2008 / 05:32
It's Raining Money! Hallelujah!
Par maxiboy

- La finale Spurs vs Cavaliers a battu un record d’audience. Par le bas. 27% plus faible que la précédente ! Visiblement, le coup de balai en quatre matches (sweep) n’a pas déchaîné les passions. Surtout que San Antonio et Cleveland, c’est bien mignon (enfin, façon de dire pour Cleveland), mais ce sont des « petits marchés ». A l’échelle américaine, j’entends bien. Un New York-Los Angeles, ça, ça aurait de la gueule !
- Seulement les Knicks font parler d’eux au tribunal (thanks Isiah Thomas !). Sur le terrain, c’est de la bouillie de jeu et ils sont la risée de la planète orange. Or, le buzz part souvent de New York, comme de Paris en France.
- Sur la côte ouest, l’autre centre de décision, Los Angeles, a été secoué par les caprices de sa star Kobe Bryant, qui a demandé à être transféré, avant de se rétracter, de le reformuler, de… Etc.
- Jamais depuis, pfff, des années, la ligue n’avait eu à subir un tremblement de terre de la magnitude du « scandale Tim Donaghy », cet arbitre coupable d’avoir truqué des matches suite à des dettes de jeu.
- Même la si paisible Seattle a déterré la hache de guerre. Elle a fait un procès aux Sonics pour les empêcher de quitter la ville.
De quoi déstabiliser la National Basketball Association, le chef d’œuvre de David Stern ? Aucunement. Le magazine Forbes, spécialisé dans tout ce qui est « pognon, fric et pépettes », a fait son analyse annuelle pour démontrer que la valeur d’une franchise moyenne a progressé, en douze mois, de 6%, atteignant 372 millions de dollars. Les raisons de ce succès financier tiennent en trois points : augmentation des recettes guichets, négociation de contrats TV astronomiques, et une convention collective qui évite les dérapages salariales incontrôlés. En chiffres, cela se traduit par 21,8 millions de spectateurs (92% de la capacité des salles) pour 1,2 milliard de dollars de recettes aux guichets. Quant au contrat télé finalisé deux semaines après les Finals calamiteuses, je pense qu’il a été nécessaire de demander à l’imprimeur de fabriquer un chéquier XXL pour le signer tellement il y avait de zéro : 7,4 milliards de dollars sur huit ans. Du jamais vu, ni sur le montant, ni sur la durée.
It's Raining Money! Hallelujah!
Le plus extraordinaire dans tout ça, c’est que ce sont les Knicks qui sont la franchise la plus « valuable », la plus valable. Elle pèse 608 millions de big Bucks. Pourtant, Isiah Thomas et sa bande ont gaspillé $166 millions pour leur masse salariale, ce qui a entraîné un déficit d’exploitation de $42 millions. Ils ont dépensé la bagatelle de $18.5 millions rien que pour ne plus voir la tête de leur coach Larry Brown. Ça c’est de la gestion !
Pour mémoire, les Knicks s’étaient contentés de 33 victoires pour 49 défaites lors de la saison 2006-07. Ça ne va pas mieux : en ce mois de janvier, ils sont en bagarre avec Miami pour s’approprier le bonnet d’âne de l’Eastern Conference. La comparaison avec les San Antonio Spurs, champions pour la 4e fois en huit ans, est amusante : $166 millions en masse salariale contre 69, un billet moyen à $71 contre 46, $196 millions de chiffres d’affaires contre 131. Les Spurs ne pèsent que $405 millions.
C’est ça le business américain.





Commentaires
1. Le 23 janvier 2008 à 10:54
2. Le 23 janvier 2008 à 11:06
3. Le 23 janvier 2008 à 19:12
4. Le 24 janvier 2008 à 09:33
5. Le 20 mars 2013 à 13:17
6. Le 1 mai 2013 à 03:30