VIDEOS/ 21 janvier 2008 / 00:35
Le dunk absolu
Par maxiboy

Allez, si je fais le difficile, je dirais que le double tour n’est pas complètement achevé et, surtout, qu’il n’y a absolument aucune opposition. On sent l’exhibition pas un match pour de vrai. Bref, ce n’est pas le In your Face! de Vince Carter sur Frédéric Weis, qui est pour moi THE DUNK, voir ici. Car réalisé aux Jeux Olympiques de Sydney et par-dessus un clampin de 2.18m. J’y étais ! Mais je n’ai rien vu, ou si peu. J’étais dans la tribune de presse, tout là haut, au 67e rang. J’ai vraiment apprécié ce dunk de kangourou sur mon moniteur télé, au ralenti, et j’ai pris conscience de l’importance du moment quand Jason Kidd nous a dit à la conf’ de presse : « the best ever ». Oui, je fais le difficile disais-je, car c’est une prouesse presque surhumaine, un 720°. Il faut une détente de Marsupilami (celle de Fontenette est annoncée à 1,25m), se transformer en véritable toupie, et dans le cas de Taurian avoir un brin d’inconscience…
Car notre homme est une sorte de rescapé du basket. Déjà , sa première passion, c’était le foot. Je parle du foot qui se joue avec un casque et une carapace. Il fut paraît-il une star des Hitchcock Bulldogs, une équipe de lycée. Il est venu plus tard au basket. Il a commencé par UTEP (University of Texas at El Paso) avant de filer au Richland Junior College à Dallas. Autant dire au 5e degré de l’échelle du basket universitaire. C’est là qu’il s’est fait salement pousser dans le dos lors d’un départ en dunk. Premier accident. Juste après, il se casse le pied. Saison fichue. Il ne baisse pas les bras et obtient un transfert en NAIA, au modeste Paul Quinn College à Dallas (jamais entendu parler, et vous ?). La saison est à peine commencée qu’il brise la broche qui avait été placée dans son pied. Cette fois, ça sent le roussi. Pour gagner sa croûte, T.J. devient agent de sécurité.
La troupe And One lui donne l’occasion de retrouver du plaisir sur le terrain. Et de montrer sa formidable capacité à dunker. Il gagnera les surnoms de « The Air Up There » et forcément de « Mr. 720. » Il est également connu pour ses 360 après avoir passé la balle entre ses jambes (mais comment font-ils ? J’étais déjà tout content de dunker une balle de tennis, et au meilleur de ma forme, hein !). Un soir, au Madison Square Garden de New York, il met 21 points en première mi-temps, y compris deux super dunks, avant de… se re-re-blesser au pied. Il rejoint ensuite en juin dernier une autre compagnie, le Ball4Real. Un groupe réputé de streetball players qui vont de ville en ville pour défier des talents locaux. Les matches sont l’occasion de donner libre cours à son imagination, dans les dribbles, le maniement de balle, les passes, et les dunks plus acrobatiques les uns que les autres. Les toubibs ont dit à T.J. qu’il souffrira toute sa vie de son pied et qu’il risque à tout moment de le recasser. « J’essaye simplement de ne pas y penser quand je suis sur le terrain. » Et comme beaucoup d’as des airs, il ne veut pas être catalogué comme un simple dunkeur : « je pense que je peux jouer dans n’importe quelle ligue professionnelle ! »





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3. Le 21 janvier 2008 à 02:10
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