MADE-IN-NBA/ 14 février 2008 / 05:17
Une équipe noyée dans l'indifférence
Par maxiboy

J’ai encore en mémoire ces images montrant le SuperDome servant de refuge aux malheureuses victimes de l’Ouragan Katrina. On y avait entassé les pauvres et les infirmes dans des conditions sanitaires indignes de la première puissance économique du globe. Remember. Pendant que le président George Bush se faisait un bon BBQ dans son ranch texan, le 3 août 2005, la presque totalité de la ville de New Orleans (La Nouvelle-Orléans dans son appellation française et d’origine), située en-dessous du niveau de la mer, était recouverte par les flots. La digue de sept mètres de hauteur qui la protégeait venait d’exploser.
Pour tous, le SuperDome était un endroit mythique. Depuis 1975, cette immense structure (77 mètres de hauteur, 207m de diamètre) avait donné l’hospitalité à six Super Bowls de football américain, quatre Final Four de basket (55.675 places), à Muhammad Ali, au Pape et aux Rolling Stones. A ses débuts, les New Orleans Jazz de Pistol Pete Maravich avaient même reçu pour un match plus de 35.000 fans. Un chiffre de folie pour l’époque. L’histoire d’amour avait été très éphémère. Il semble que le propriétaire, un certain Sam Battistone, natif de Californie, n’ait jamais aimé la ville et il déménagea rapidement la franchise à Salt-Lake City, Utah. Le SuperDome a été retapé et a réouvert ses portes en septembre 2006. Les Hornets, qui avaient dû émigrer dans l’Oklahoma pour se sécher les pieds, sont revenus en ville. Les festivités du All-Star Game, qui débutent demain, marquent l’envie de la communauté de la NBA d’apporter son soutien à la population meurtrie de Louisiane. Ce n’est pas le SuperDome, mais bien la New Orleans Arena, l’habitation traditionnelle des Hornets, qui servira d’écrin au All-Star.
Une ruche bourdonnante la salle des Frelons ? Pas vraiment. Le club ne compte que 6.500 abonnés, partiels ou à la saison, bien loin des 10.000 escomptés. La moyenne de spectateurs est tout juste supérieure à douze milliers. C’est la 29e affluence de la NBA ! Pour la venue de Milwaukee, le 21 janvier, soit le Martin Luther King Jr. Day, férié aux Etats-Unis, ils n’étaient que 11.633 dans les travées. Une misère. Et pourtant l’équipe menée par son pétulant meneur Chris Paul, est l’une des toutes meilleures de la si forte conférence ouest.
Mark Cuban, le bouillant proprio des Mavericks, a déclaré publiquement qu’il n’y avait pas assez de fans dans la région pour s’assurer d’une base de 16-17.000 spectateurs par rencontre. Cela a provoqué la colère de George Shinn, le patron de la franchise, qui a appelé illico son collègue pour lui demander de ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas (demander à Cuban de se taire, c’est comme d’ordonner à une carpe de parler ;-). Mais les questions de fond demeurent : la Nouvelle-Orléans est-elle faite pour le basket ? Ses habitants, deux ans et demi après la tragédie, n’ont-ils pas d’autres chats à fouetter que de supporter les Hornets ?
Pour tous, le SuperDome était un endroit mythique. Depuis 1975, cette immense structure (77 mètres de hauteur, 207m de diamètre) avait donné l’hospitalité à six Super Bowls de football américain, quatre Final Four de basket (55.675 places), à Muhammad Ali, au Pape et aux Rolling Stones. A ses débuts, les New Orleans Jazz de Pistol Pete Maravich avaient même reçu pour un match plus de 35.000 fans. Un chiffre de folie pour l’époque. L’histoire d’amour avait été très éphémère. Il semble que le propriétaire, un certain Sam Battistone, natif de Californie, n’ait jamais aimé la ville et il déménagea rapidement la franchise à Salt-Lake City, Utah. Le SuperDome a été retapé et a réouvert ses portes en septembre 2006. Les Hornets, qui avaient dû émigrer dans l’Oklahoma pour se sécher les pieds, sont revenus en ville. Les festivités du All-Star Game, qui débutent demain, marquent l’envie de la communauté de la NBA d’apporter son soutien à la population meurtrie de Louisiane. Ce n’est pas le SuperDome, mais bien la New Orleans Arena, l’habitation traditionnelle des Hornets, qui servira d’écrin au All-Star.
Une ruche bourdonnante la salle des Frelons ? Pas vraiment. Le club ne compte que 6.500 abonnés, partiels ou à la saison, bien loin des 10.000 escomptés. La moyenne de spectateurs est tout juste supérieure à douze milliers. C’est la 29e affluence de la NBA ! Pour la venue de Milwaukee, le 21 janvier, soit le Martin Luther King Jr. Day, férié aux Etats-Unis, ils n’étaient que 11.633 dans les travées. Une misère. Et pourtant l’équipe menée par son pétulant meneur Chris Paul, est l’une des toutes meilleures de la si forte conférence ouest.
Mark Cuban, le bouillant proprio des Mavericks, a déclaré publiquement qu’il n’y avait pas assez de fans dans la région pour s’assurer d’une base de 16-17.000 spectateurs par rencontre. Cela a provoqué la colère de George Shinn, le patron de la franchise, qui a appelé illico son collègue pour lui demander de ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas (demander à Cuban de se taire, c’est comme d’ordonner à une carpe de parler ;-). Mais les questions de fond demeurent : la Nouvelle-Orléans est-elle faite pour le basket ? Ses habitants, deux ans et demi après la tragédie, n’ont-ils pas d’autres chats à fouetter que de supporter les Hornets ?





Commentaires
1. Le 14 février 2008 à 10:02
2. Le 14 février 2008 à 11:56
3. Le 14 février 2008 à 12:51
4. Le 14 février 2008 à 19:55
5. Le 15 février 2008 à 17:10