LE BASKET FRANCAIS/ 15 février 2008 / 05:59
Ces stars passées par la Vendée
Par maxiboy

Rendons tout d’abord à César (ou plutôt à Cléopâtre) ce qui lui appartient. C’est Hélène Crépeau, chargée de la promo, qui m’a donné les infos. Imaginez la tête des Vendéens quand ils ont vu les Moscovites, après 72 heures de trajet, descendre d’un bus très spartiate. On leur aurait donné l’aumône pour qu’ils aillent s’habiller correctement. Nous étions en 1989, pour la première édition, et comme le dit Hélène : « la perestroïka et la folie de 1992 et de la Dream Team n’avaient pas encore soufflé sur la vieille Europe. » Donc, ces gamins de 15 ans ont pris possession du parquet avec des baskets de toile tenant à peine le pied et vêtus de shorts et de maillots en lycra hyper étriqués, avec des numéros en plastique découpés à la main. En face, leurs adversaires grecs du Panathinaikos étaient sapés comme des princes et comptaient parmi eux un certain Fragiskos Alvertis… qui vingt ans plus tard est toujours membre du Pana et a amassé trophées, titres et sélections en équipe nationale. Alvertis vient d’être élu dans le top 50 des personnalités ayant marqué un demi-siècle de coupes d’Europe. L’habit ne fait pas le basketteur et ce sont les gueux venus d’URSS qui gagnaient le premier trophée.
La Roche-sur-Yon a accueilli joueurs encore nettement plus célèbres qu’Alvertis. David Gautier ? Cédric Ferchaud ? Certes. Mickaël Gélabale actuellement en
C’était en 1993. Le Pana revenait en Vendée et jouait la finale dans une salle surchauffée, à guichets fermés, face à une sélection des meilleurs jeunes joueurs de New York. Et parmi eux, Lamar Odom, né à Jamaica (un faux-ami, car c’est effectivement une ville située dans l’immense Etat de New York, qui remonte jusqu’au Canada) et qui a fait une partie de sa scolarité à la Christian Redemption Academy (c’est lui en photo). L’autre star en puissance, c’était Elton Brand, un gars de Cortland (je confirme, c’est toujours à New York). Odom et Brand sont toujours voisins, à l’autre bout du pays, mais rivaux puisque le premier porte le maillot des Lakers et le second des Clippers de Los Angeles.
Six ans plus tard, les New-yorkais venaient respirer de nouveau l’odeur iodée de l’Océan (à 20km à vol d'oiseau). Cette fois, un certain Ben Gordon, né à Londres, mais formé à Mount Vernon (c’est toujours à New York…), brillait au sein de l’équipe. Ça nous fait quand même du beau linge, n’est-ce pas ?
Il y a vingt ans, les coaches soviétiques troquaient contre quelques dollars caviar, vodka et autres poupées russes caricaturales à l’effigie de leurs dirigeants politiques. La folie des pin’s des années quatre-vingt dix est passée. Les échanges de maillots et sweat-shirts entre joueurs des différentes équipes, le soir dans les chambres, moins fréquents. La chasse aux autographes des futures stars restent en revanche d’actualité. Tout comme l’esprit de convivialité et de fraternité entre délégations. Et désormais, certaines équipes viennent accompagnées de supporters. Pour cette 20e édition, les Espagnols de Badalone vont ainsi affréter un car de 50 personnes !
Pour connaître le programme et avoir tous les détails, visiter le site ici.





Commentaires
1. Le 15 février 2008 à 10:38
2. Le 15 février 2008 à 19:13
3. Le 16 février 2008 à 10:12
4. Le 16 février 2008 à 20:49
5. Le 21 février 2008 à 23:19
6. Le 25 février 2008 à 18:32
7. Le 2 mars 2008 à 13:41
8. Le 2 mai 2009 à 00:05