MADE-IN-NBA/ 16 février 2008 / 06:05

ASVEL et NBA (1ère partie)



nba asvel
Le célèbre hebdo américain Sports Illustrated s’est fendu d’un article, dispo sur son site Internet (voir ici), qui annonce que la NBA a l’intention d’ici dix ans de créer une division européenne avec cinq équipes qui joueraient une saison complète de 82 matches. On devrait en savoir davantage aujourd’hui, à New Orleans, lors du All-Star Game, avec la traditionnelle conférence de presse du Commissioner David Stern.

La France pourrait-elle être concernée?


Paris, siège de NBA Europe, a-t-elle la capacité d'être sur la ligne de départ, sachant que la capitale française (honteusement !) n’a plus de perspective de SuperDome depuis que l’organisation des JO de 2012 lui a été refusée ?

Plus au sud, Lyon, moins riche et moins peuplée, mais à la forte tradition basket serait-elle apte à se substituer à la capitale ? Nous avons demandé son avis au directeur général de l’ASVEL, Antony Thiodet. Il est directement concerné car on sait que le club a un (vrai) projet de grande salle, de développement, et que ses rapports avec la NBA se sont concrétisés avec la venue des Spurs, il y a un an et demi.

C’est donc un VERITABLE (N'ayons pas peur des mots, comme on dit sur itélé :)) dossier qui débute ce samedi sur ilovebasket.com, et qui va se poursuivre demain et lundi : l’ASVEL et la NBA, rêve ou réalité ?

Premier thème : la salle :

« On a obtenu des garanties sur la plus grande partie du financement, soit 70 à 80% des ressources nécessaires. Le tour de table reste ouvert pour associer à ce projet d’autres compétences. D’ailleurs avec CAP 2010, nous avons fédéré des dizaines d’acteurs économiques qui ont confirmé leur attachement au projet. Enfin, les deux principaux candidats à la Mairie de Lyon, et donc au Grand Lyon, ont inscrit le projet de grande salle à leur plan de mandat. Aussi, toutes les conditions sont réunies pour que cette salle soit construite et il n’y a plus aucune raison de ne pas y croire. Reste à attendre les élections pour discuter avec les autorités de la localisation. Et ensuite le projet pourra prendre corps et nous passerons au stade de la réalisation. A partir de la confirmation de la localisation, la construction peut être achevé en une quarantaine de mois à la condition qu’on n’en passe pas par une phase de concours et que donc le projet soit exclusivement porté par le secteur privé.

Concernant la localisation, quatre sites sont pressentis. Le Carré de la Soie à Villeurbanne. C’est notre choix de cœur en ce qu’il laisserait l’ASVEL sur le territoire de Villeurbanne. Des réserves foncières ont déjà été opérées par la Mairie de Villeurbanne. Le site du Puisoz sur le territoire de Venissieux, en bordure de périphérique. Le site de l’actuel Palais des Sports de Gerland où un problème lié à l’extension d’une zone dite Sevezzo se poserait toutefois. Ces trois sites bénéficient d’une excellente desserte avec la proximité du périphérique, des autoroutes qui desservent l’Est et le Sud mais aussi les transports en commun, métro et tramway. Le quatrième site, sur le territoire du Centre des Expositions Eurexpo ne jouit pas des mêmes avantages de ce point de vue. Le choix de l’implantation dépasse le cadre de nos préoccupations en ce qu’il aura un fort impact en terme d’aménagement du territoire de l’agglomération. C’est aussi pour cela que nous avons besoin d’attendre les orientations que nous donnerons les prochaines équipes municipales.

C’est une salle de 15.000 places au moins qui doit être envisagée. Avec deux couronnes de 7 à 8.000 places qui permettent de configurer la salle en fonction de l’importance des événements. Pour un match classique de saison régulière de PRO A, on n’ouvrirait que le bas. Pour les matchs les plus attractifs on ouvrirait le haut. Comme en toute chose, le propriétaire de cette installation sera celui qui en aura financé la construction. Si le financement venait exclusivement du privé, alors un consortium pourrait être envisagé pour impliquer tous ceux qui auront participer. Et si le financement venait du privé et du public, il peut être envisagé des formules telles que des délégations de service public ou des SEM. En tout cas, il est essentiel que l’exploitation de la salle soit assurée par le secteur privé en ce qu’elle devra privilégier des vertus de souplesse et de réactivité.

S’agissant des orientations prises par Gones & Sports, société mère de l’ASVEL et candidat repreneur du Lyon Hockey Club, lesquelles orientations ont été récemment confortées par la création de Canal+Events qui héberge le Grand Prix de Tennis de Lyon, il est évident qu’elles ont aussi été définies en fonction de ce projet de salle. Mais si la salle venait à ne pas voir le jour, ces orientations garderaient tout leur sens et leur pertinence. Simplement, elles ne pourraient être concrétisées au même niveau de compétitions sportives. »

A suivre demain.

Commentaires

1. Le 16 février 2008 à 08:11

enfin , un club qui se bouge
c'est quand meme dingue , qu'en dehors de la désuète salle de Bercy , qui est devenu une salle de concert , la salle la + grande , c'est Pau avec 8 000 places!
la fédé et la ligue ont une grande responsabilité sur l'abscence de grande salle à Paris
le Tennis en veut une , pourquoi ne pas s'associer avec eux?
il pense à rien ce Mainini!
si ça continue , on aura plus de club français en Euroligue et on ratera le virage NBA Europe

2. Le 16 février 2008 à 08:43

Autant que je sache, la responsabilité de l'absence d'une grande salle à Paris incombe en premier lieu aux politiques (de gauche comme de droite...), qui sont suffisamment myopes pour ne pas se rendre compte du retard phénoménal que nous prenons en matière d'infrastructures sportives. Le mérite de l'ASVEL est aussi de pousser à un financement (tout ou partie) privé.

3. Le 16 février 2008 à 09:45

On peut reprocher beaucoup de choses à Mainini (moi le premier). Mais le président de la FFBB a toujours pointé du doigt le manque dramatique de salles en France. Seulement, je doute qu'il ait un quelconque pouvoir de décision. Comme le précise maxiboy, ce sont bien les politiques qui décident.

Le projet de l'Asvel est ambitieux (15 000 places mini) et novateur quant à son mode de financement. Peut-être verra-t-on apparaître le "Naming" à cette occasion, un sponsor venant associer son nom à celui de la salle...

4. Le 16 février 2008 à 10:13

Si les JO avaient eu lieu à Paris en 2012, sur que Paris aurait eu une salle digne de ce nom... Quel dommage...

5. Le 16 février 2008 à 17:02

Guazzini a su convaincre Delanoe de faire un nouveau Jean-Bouin de 20 000 places , le Racing Metro( Pro D2 de Rugby) s'il monte aura aussi bientot un stade autre que Colombes
Mainini je l'entends pas dans les médias pour dénoncer cela
le président Bimes ( Tennis) , je l'entends gueuler pour une extension couverte de RG ( qui pourrait accueillir le Basket)

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