MADE-IN-NBA/ 18 février 2008 / 02:11
ASVEL ET NBA (3e partie)
Par maxiboy

Il y a trois ans Nar Zanolin, directeur de la FIBA Europe, disait dans Maxi-Basket qu’il ne croyait pas à une NBA en Europe, sachant que les Bobcats avaient payé 400 millions de dollars pour disposer de la franchise, qu’il faut ensuite 60-70 millions de salaires annuels pour les joueurs, 5-10 pour l’administration, plus la salle, et qu’il faut la remplir 41 fois par an, à 150-200 dollars la place, même si l’équipe est dernière. Bref, qu’il n’y a ni les investisseurs, ni le potentiel spectateurs. Zanolin estime que David Stern fait périodiquement des effets d’annonce uniquement pour maintenir le buzz.
« Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. C’est bien ça que dit le proverbe non ? Entendre un haut dignitaire de la FIBA dire qu’on ne dégagera jamais assez de richesses en Europe pour développer le basket ne suffit-il pas à expliquer nos difficultés ? Mais s’il ne croit pas au basket, qu’il démissionne. Et d’autres prendront sa place et privilégieront peut être un peu plus l’intérêt du basket à leurs petits intérêts individuels. En d’autres termes, tant que le basket restera ce qu’il est, alors les médiocres qui trop souvent le gouvernent pourront continuer à parader dans les palaces et à passer d’un cocktail à l’autre. N’attendons pas de ceux-là qu’ils changent la donne.
Nous avons envie d’autre chose pour le basket. Parce que le basket le mérite. Et parce que le basket en a le potentiel. Quand on est le deuxième sport en Europe, représenté de manière homogène dans tous les pays hormis le Royaume Uni, on ne peut pas se satisfaire de la position que nous avons. Il nous faut de l’ambition. Pourquoi n’y aurait-il pas matière de développer dans les grandes villes européennes, parfois bien plus puissantes économiquement qu’un San Antonio ou qu’un Milwaukee, une économie suffisante pour construire de grands projets basket ? Quand on a mis en œuvre nos démarches marketing à l’ASVEL, nombreux sont ceux qui ont dit que cela ne marcherait pas. Mais en quatre ans on est passé de 3.200 spectateurs de moyenne à plus de 5.000. Et le ticket moyen a cru de près de 80% tout en maintenant des places à 6 € pour les licenciés de basket. Alors ok on est encore loin des standards requis. Mais on a 10 ans pour gravir les marches et s’en approcher. Et on a quand même généré 580.000 € de recettes billetterie lors de la venue des Spurs, soit la moitié de la recette d’une saison entière de PRO A et de Coupe d’Europe !
La clé c’est la salle. Avec une salle facile d’accès, confortable, bénéficiant de toutes les commodités, équipée d’écrans géants, on peut rendre une meilleure prestation au public et solliciter une plus grande contribution de sa part. Même si encore une fois il faudra préserver des places bon marché, comme c’est d’ailleurs le cas en NBA. Une fois qu’on a la salle, et en mettant en face une force de ventes adaptée parce qu’on sait bien que les gens ne viendront pas spontanément en nombre suffisant, on peut développer une économie suffisante à nourrir des ambitions sportives. D’autant que la masse salariale évoquée par Zanolin peut être revue à la baisse en faisant le pari que certains des meilleurs joueurs européens préfèreront sans doute rester dans une franchise NBA européenne à moindre salaire plutôt que de cirer le banc ou de se voir « dégazé » en NBDL. Enfin, je crois David Stern suffisamment intelligent pour éventuellement envisager des mesures transitoires, soit une ligue de développement qui donnerait le temps aux franchises européennes de se développer.
Encore une fois, plutôt que de jeter le voile du doute sur les propos de Stern, réjouissons nous en. Utilisons l’intérêt qu’il nous porte comme un moteur de notre développement. Plutôt que de parler d’effets d’annonce, parlons de perspectives réjouissantes. Cessons de dire par principe que les choses sont impossibles. Et la presse a son rôle à jouer en la matière. Parce qu’alors on arrête de faire avant de commencer. Et le basket mérite autre chose. »
S’il y avait effectivement une NBA en Europe, Lyon pourrait-elle ravir à Paris la place qui lui va de droit, mais que la capitale ne peut assumer tant qu’elle n’a pas de projet de grandes salles. Ou alors la présence de deux villes françaises est-elle compatible ?
« Idéalement, il faut une franchise à Paris. Cela améliorera l’attractivité du basket à l’égard des médias. Mais comme je ne suis pas sûr qu’il y ait de la place pour deux, et bien je m’attache à ce que l’ASVEL soit le candidat naturel pour la France qui constitue un marché clé aux yeux de la NBA. Et qui donc hébergera une franchise, pour peu qu’il y soit construit une salle. A Lyon bientôt ! »
Nous sommes en février 2008. Dans dix ans l’ASVEL sera dans une NBA Europe, une Euroleague fermée ou dans une Superligue française ?
« Si la Superligue française est envisagée par une réduction à 12 clubs, voir 10, choisis sur des critères structurels et économiques, je me vois bien en Superligue. Mais j’ai cru comprendre qu’on ne prenait pas cette direction. Et alors j’ai peur que le basket français continue de s’éteindre à petits feux. Et moi la mort lente, c’est pas mon projet. Ni celui des actionnaires du club. Aussi, nous nous préparons aux scénarios alternatifs. L’Euroleague fermée a dépassé le stade du projet. La mise en place des tickets sur trois ans a constitué un premier pas. Par la mise en œuvre du cahier des charges 2009, on sautera à l’étape suivante. C’est un projet intéressant en ce qu’il pourrait être compatible avec les championnats nationaux, comme par exemple la ligue Adriatique avec les championnats nationaux des ex pays yougoslaves. Enfin si la NBA Europe venait à voir le jour, alors c’est à cela qu’il faudrait prétendre. Non ? »
« Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. C’est bien ça que dit le proverbe non ? Entendre un haut dignitaire de la FIBA dire qu’on ne dégagera jamais assez de richesses en Europe pour développer le basket ne suffit-il pas à expliquer nos difficultés ? Mais s’il ne croit pas au basket, qu’il démissionne. Et d’autres prendront sa place et privilégieront peut être un peu plus l’intérêt du basket à leurs petits intérêts individuels. En d’autres termes, tant que le basket restera ce qu’il est, alors les médiocres qui trop souvent le gouvernent pourront continuer à parader dans les palaces et à passer d’un cocktail à l’autre. N’attendons pas de ceux-là qu’ils changent la donne.
Nous avons envie d’autre chose pour le basket. Parce que le basket le mérite. Et parce que le basket en a le potentiel. Quand on est le deuxième sport en Europe, représenté de manière homogène dans tous les pays hormis le Royaume Uni, on ne peut pas se satisfaire de la position que nous avons. Il nous faut de l’ambition. Pourquoi n’y aurait-il pas matière de développer dans les grandes villes européennes, parfois bien plus puissantes économiquement qu’un San Antonio ou qu’un Milwaukee, une économie suffisante pour construire de grands projets basket ? Quand on a mis en œuvre nos démarches marketing à l’ASVEL, nombreux sont ceux qui ont dit que cela ne marcherait pas. Mais en quatre ans on est passé de 3.200 spectateurs de moyenne à plus de 5.000. Et le ticket moyen a cru de près de 80% tout en maintenant des places à 6 € pour les licenciés de basket. Alors ok on est encore loin des standards requis. Mais on a 10 ans pour gravir les marches et s’en approcher. Et on a quand même généré 580.000 € de recettes billetterie lors de la venue des Spurs, soit la moitié de la recette d’une saison entière de PRO A et de Coupe d’Europe !
La clé c’est la salle. Avec une salle facile d’accès, confortable, bénéficiant de toutes les commodités, équipée d’écrans géants, on peut rendre une meilleure prestation au public et solliciter une plus grande contribution de sa part. Même si encore une fois il faudra préserver des places bon marché, comme c’est d’ailleurs le cas en NBA. Une fois qu’on a la salle, et en mettant en face une force de ventes adaptée parce qu’on sait bien que les gens ne viendront pas spontanément en nombre suffisant, on peut développer une économie suffisante à nourrir des ambitions sportives. D’autant que la masse salariale évoquée par Zanolin peut être revue à la baisse en faisant le pari que certains des meilleurs joueurs européens préfèreront sans doute rester dans une franchise NBA européenne à moindre salaire plutôt que de cirer le banc ou de se voir « dégazé » en NBDL. Enfin, je crois David Stern suffisamment intelligent pour éventuellement envisager des mesures transitoires, soit une ligue de développement qui donnerait le temps aux franchises européennes de se développer.
Encore une fois, plutôt que de jeter le voile du doute sur les propos de Stern, réjouissons nous en. Utilisons l’intérêt qu’il nous porte comme un moteur de notre développement. Plutôt que de parler d’effets d’annonce, parlons de perspectives réjouissantes. Cessons de dire par principe que les choses sont impossibles. Et la presse a son rôle à jouer en la matière. Parce qu’alors on arrête de faire avant de commencer. Et le basket mérite autre chose. »
S’il y avait effectivement une NBA en Europe, Lyon pourrait-elle ravir à Paris la place qui lui va de droit, mais que la capitale ne peut assumer tant qu’elle n’a pas de projet de grandes salles. Ou alors la présence de deux villes françaises est-elle compatible ?
« Idéalement, il faut une franchise à Paris. Cela améliorera l’attractivité du basket à l’égard des médias. Mais comme je ne suis pas sûr qu’il y ait de la place pour deux, et bien je m’attache à ce que l’ASVEL soit le candidat naturel pour la France qui constitue un marché clé aux yeux de la NBA. Et qui donc hébergera une franchise, pour peu qu’il y soit construit une salle. A Lyon bientôt ! »
Nous sommes en février 2008. Dans dix ans l’ASVEL sera dans une NBA Europe, une Euroleague fermée ou dans une Superligue française ?
« Si la Superligue française est envisagée par une réduction à 12 clubs, voir 10, choisis sur des critères structurels et économiques, je me vois bien en Superligue. Mais j’ai cru comprendre qu’on ne prenait pas cette direction. Et alors j’ai peur que le basket français continue de s’éteindre à petits feux. Et moi la mort lente, c’est pas mon projet. Ni celui des actionnaires du club. Aussi, nous nous préparons aux scénarios alternatifs. L’Euroleague fermée a dépassé le stade du projet. La mise en place des tickets sur trois ans a constitué un premier pas. Par la mise en œuvre du cahier des charges 2009, on sautera à l’étape suivante. C’est un projet intéressant en ce qu’il pourrait être compatible avec les championnats nationaux, comme par exemple la ligue Adriatique avec les championnats nationaux des ex pays yougoslaves. Enfin si la NBA Europe venait à voir le jour, alors c’est à cela qu’il faudrait prétendre. Non ? »





Commentaires
1. Le 18 février 2008 à 09:53
2. Le 18 février 2008 à 11:15
3. Le 18 février 2008 à 12:51
4. Le 18 février 2008 à 16:47
5. Le 19 février 2008 à 09:05
6. Le 20 février 2008 à 22:07
7. Le 21 février 2008 à 23:11
8. Le 12 juillet 2008 à 17:28