LE BASKET FRANCAIS/ 27 février 2008 / 06:51
Shooter dans un fauteuil
Par maxiboy

En préambule à ce post sur le basket fauteuil, je voudrais vous parler d’Alain Moire. Juste pour vous dire qu’Alain est un phénomène. Il est journaliste à Ouest France, spécialisé basket, et il suit depuis plusieurs années le club du Mans comme l’équipe de France. Rien, a priori, de très original, sauf qu’Alain, victime de la polio, ne se déplace qu’en fauteuil roulant (il a abandonné depuis peu son second moyen de transport, moins rapide, les béquilles). Je ne vous dit pas la force mentale et la ruse (et puis aussi la bonne volonté de certains joueurs et coaches) qui lui sont nécessaires pour réaliser ses interviews (notamment à la fin des matches), donner l’info à ses lecteurs, et aussi rejoindre la confrérie, tard après les matches, pour dîner et boire une mousse.
Inutile de préciser que dans certaines salles RIEN n’est prévu pour les « personnes à mobilité réduite ». Passer par exemple du rez-de-chaussée à la table de presse, qui est située au 2e étage, c’est parfois la croix et la bannière. A Saitama, lors de la phase finale du Mondial, les Japonais avaient résolu le problème en plaçant Alain à ras du sol, à côté de la table de la FIBA. Le meilleur endroit pour voir la sueur des joueurs et entendre les jurons des coaches.
Après le journaliste, place aux joueurs. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais l’équipe de France de basket fauteuil est associée dans mon esprit à la gagne. C’était vrai… Un titre aux Jeux Paralympiques (en 1984, à Los Angeles), un de champion du Monde et sept de champion d’Europe. A mettre la honte à leurs collègues valides !
Les basketteurs (environ 550 joueurs et joueuses) sont rassemblés au sein de la Fédération Française Handisport qui gère plus de 45 disciplines dont 17 Olympiques (chez eux, on parle de Paralympiques). Les internationaux (garçons et filles, A’ et espoirs) se regroupent de temps à autres (la dernière fois, c’était du 20 au 24 février), sachant que les joueurs sont bénévoles et que les subventions sont light.
C’est vrai que je m’attendais à ce que les équipes de France soient du voyage à Pékin, vengeant au passage les valides. « Hélas non ! » répond Maurice Schoenacker qui s’occupe de la com’. « Pour les garçons, c’est la première fois que nous ne sommes pas qualifiés depuis 1980. Seul le hand a réussi à se placer. C’est comme chez les valides, le championnat d’Europe est qualificatif pour les Jeux ou championnat du Monde. Les garçons terminent 5e, il fallait être 4e. Les filles 5e aussi. Il fallait être 3e. » C’est pas vrai !? Qui a mis des aiguilles dans le cœur des poupées aux maillots bleus ?
Maurice Schoenacker nous explique la problématique : « Depuis 2004, c’est un peu vache maigre, mais cela est visible un peu partout en handisport. La médecine a fait d’énormes progrès, on ne trouve plus les mêmes types ou pathologie de handicap (bon, ça c’est une bonne nouvelle), ce qui explique nos effectifs vieillissants et en perte. Il y a aussi le trop plein de disciplines et surtout le loisir, la difficulté d’un sport collectif qui doit faire face à quelques sacrifices avec la longueur des déplacements rencontrée pour nos championnats. »
Tout en esquissant la solution : « J’avais lancé auprès de la FFBB une possibilité de faire paraître un article appelé à sensibiliser certains joueurs-ses valides qui ont mis un terme à la pratique du basket suite à des soucis musculaires, blessures ou autres. Cela pourrait les inciter à nous rejoindre, la pratique du basket fauteuil étant ouverte à des personnes ayant un handicap minimum. Ce serait une opportunité pour eux de ne pas être privés d’un sport qu’ils affectionnent. D’autres nations se sont rapprochées avec succès des fédérations valides et on retrouve certains joueurs et joueuses en sélection nationale de leur pays... Les temps ont changé, il faut vivre avec la mode actuelle, nous sommes handicapés physiques, suite à des accidents de la route, piscine ou autres et non des handicapés lourds de naissance, cela est totalement différent dans l’approche. »
Pour plus de renseignements, allez sur le site de la fédération, ici.
Inutile de préciser que dans certaines salles RIEN n’est prévu pour les « personnes à mobilité réduite ». Passer par exemple du rez-de-chaussée à la table de presse, qui est située au 2e étage, c’est parfois la croix et la bannière. A Saitama, lors de la phase finale du Mondial, les Japonais avaient résolu le problème en plaçant Alain à ras du sol, à côté de la table de la FIBA. Le meilleur endroit pour voir la sueur des joueurs et entendre les jurons des coaches.
Après le journaliste, place aux joueurs. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais l’équipe de France de basket fauteuil est associée dans mon esprit à la gagne. C’était vrai… Un titre aux Jeux Paralympiques (en 1984, à Los Angeles), un de champion du Monde et sept de champion d’Europe. A mettre la honte à leurs collègues valides !
Les basketteurs (environ 550 joueurs et joueuses) sont rassemblés au sein de la Fédération Française Handisport qui gère plus de 45 disciplines dont 17 Olympiques (chez eux, on parle de Paralympiques). Les internationaux (garçons et filles, A’ et espoirs) se regroupent de temps à autres (la dernière fois, c’était du 20 au 24 février), sachant que les joueurs sont bénévoles et que les subventions sont light.
C’est vrai que je m’attendais à ce que les équipes de France soient du voyage à Pékin, vengeant au passage les valides. « Hélas non ! » répond Maurice Schoenacker qui s’occupe de la com’. « Pour les garçons, c’est la première fois que nous ne sommes pas qualifiés depuis 1980. Seul le hand a réussi à se placer. C’est comme chez les valides, le championnat d’Europe est qualificatif pour les Jeux ou championnat du Monde. Les garçons terminent 5e, il fallait être 4e. Les filles 5e aussi. Il fallait être 3e. » C’est pas vrai !? Qui a mis des aiguilles dans le cœur des poupées aux maillots bleus ?
Maurice Schoenacker nous explique la problématique : « Depuis 2004, c’est un peu vache maigre, mais cela est visible un peu partout en handisport. La médecine a fait d’énormes progrès, on ne trouve plus les mêmes types ou pathologie de handicap (bon, ça c’est une bonne nouvelle), ce qui explique nos effectifs vieillissants et en perte. Il y a aussi le trop plein de disciplines et surtout le loisir, la difficulté d’un sport collectif qui doit faire face à quelques sacrifices avec la longueur des déplacements rencontrée pour nos championnats. »
Tout en esquissant la solution : « J’avais lancé auprès de la FFBB une possibilité de faire paraître un article appelé à sensibiliser certains joueurs-ses valides qui ont mis un terme à la pratique du basket suite à des soucis musculaires, blessures ou autres. Cela pourrait les inciter à nous rejoindre, la pratique du basket fauteuil étant ouverte à des personnes ayant un handicap minimum. Ce serait une opportunité pour eux de ne pas être privés d’un sport qu’ils affectionnent. D’autres nations se sont rapprochées avec succès des fédérations valides et on retrouve certains joueurs et joueuses en sélection nationale de leur pays... Les temps ont changé, il faut vivre avec la mode actuelle, nous sommes handicapés physiques, suite à des accidents de la route, piscine ou autres et non des handicapés lourds de naissance, cela est totalement différent dans l’approche. »
Pour plus de renseignements, allez sur le site de la fédération, ici.





Commentaires
1. Le 27 février 2008 à 12:22
2. Le 27 février 2008 à 12:27
3. Le 27 février 2008 à 14:10
4. Le 27 février 2008 à 16:24
5. Le 2 mars 2008 à 18:25
6. Le 2 mars 2008 à 20:50