DES NOUVELLES DU MONDE/ 15 avril 2008 / 05:33
Quand le ciel nous est tombé sur la tête
Par maxiboy

Vous souvenez vous de l’an 2000 ? Je ne parle pas des feux d’artifice et de la peur de la fin du Monde :) Faisons un effort de mémoire en nous concentrant sur le basket. Réponse instantanée : ce fut une année faste pour le basket français puisque l’équipe nationale décrocha une incroyable médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Sydney. Ce n’est pas tout. Limoges, à l’agonie dans les coulisses, s’offrit une Coupe Korac 100% émotionnelle (et en bonus, un triplé avec le championnat et la Coupe de France). Et pourtant, je me demande si ce n’est pas, à partir de là , que la Pro A a payé définitivement son manque d’argent, de dimension et les conséquences de l’arrêt Bosman.
J’ai été vérifier. C’est en l’an 2000 que se sont expatriés Makan Dioumassi, Thierry Gadou, Stéphane Risacher, Moustapha Sonko et Frédéric Weis. Cinq héros de Sydney que le basket français ne pouvaient plus entretenir. Les deux premiers en Italie, les trois autres en Espagne. Ils rejoignaient un contingent qui comprenait déjà Laurent Foirest, Antoine Rigaudeau et Crawford Palmer. Sur les 12 de Sydney, ne restaient plus à la maison que Laurent Sciarra, Cyril Julian et Jim Bilba, sachant que Yann Bonato était gravement blessé.
Une autre vague allait suivre peu de temps après, tout aussi violente, et qui emportera en NBA, Tony Parker, Boris Diaw et Mickaël Piétrus. Pourtant, 2000 demeure l’année fatidique. Qu’observe t-on aujourd’hui ? Dioumassi et Gadou ont été rattrapés par l’âge et sont revenus en France au soir de leur carrière. En revanche, Risacher, qui est dans sa 36e année, et Weis, bientôt trente et un ans, sont toujours actifs dans la ligue ACB, alors que Sonko y a fait ses adieux. Aucun porte-monnaie français ne peut rivaliser aujourd’hui avec Murcie (Risacher), ni Bilbao (Weis).
L’équipe nationale a permis à Weis, comme à Parker, Diaw, aux frères Piétrus, à Gélable, d’autres encore, de revenir au pays le temps d’un été. En revanche… Stéphane Dumas n’appartient plus à l’univers du basket français.
« Qui est ce gars ? » se demandent les plus jeunes. Stéphane Dumas faisait partie de l’équipe du CSP de l’an 2000. Il n’avait pas encore 22 ans quand il a quitté le Limousin et la France quelques semaines plus tard. Formé à Hyères-Toulon, il était alors considéré comme l’un de nos meneurs les plus prometteurs. Dumas a porté les maillots de Badalone et Girone en ACB. La Ligue ne voulait plus de lui ? Il s’est réfugié en LEB, à Leon puis Alicante. La LEB, c’est notre Pro B. Mais elle paye parfois davantage que la Pro A.
En fait, en 2004, Stéphane était sur la liste des joueurs convoqués par Claude Bergeaud pour le stage de Clermont Ferrand (8 au 16 juin) mais il n’a pas participé aux matches avec l’Equipe de France A’. Un peu maigre comme seul contact en huit ans ! Oui, je le répète: c'est bien en 2000 que le ciel nous est tombé sur la tête.
J’ai été vérifier. C’est en l’an 2000 que se sont expatriés Makan Dioumassi, Thierry Gadou, Stéphane Risacher, Moustapha Sonko et Frédéric Weis. Cinq héros de Sydney que le basket français ne pouvaient plus entretenir. Les deux premiers en Italie, les trois autres en Espagne. Ils rejoignaient un contingent qui comprenait déjà Laurent Foirest, Antoine Rigaudeau et Crawford Palmer. Sur les 12 de Sydney, ne restaient plus à la maison que Laurent Sciarra, Cyril Julian et Jim Bilba, sachant que Yann Bonato était gravement blessé.
Une autre vague allait suivre peu de temps après, tout aussi violente, et qui emportera en NBA, Tony Parker, Boris Diaw et Mickaël Piétrus. Pourtant, 2000 demeure l’année fatidique. Qu’observe t-on aujourd’hui ? Dioumassi et Gadou ont été rattrapés par l’âge et sont revenus en France au soir de leur carrière. En revanche, Risacher, qui est dans sa 36e année, et Weis, bientôt trente et un ans, sont toujours actifs dans la ligue ACB, alors que Sonko y a fait ses adieux. Aucun porte-monnaie français ne peut rivaliser aujourd’hui avec Murcie (Risacher), ni Bilbao (Weis).
L’équipe nationale a permis à Weis, comme à Parker, Diaw, aux frères Piétrus, à Gélable, d’autres encore, de revenir au pays le temps d’un été. En revanche… Stéphane Dumas n’appartient plus à l’univers du basket français.
« Qui est ce gars ? » se demandent les plus jeunes. Stéphane Dumas faisait partie de l’équipe du CSP de l’an 2000. Il n’avait pas encore 22 ans quand il a quitté le Limousin et la France quelques semaines plus tard. Formé à Hyères-Toulon, il était alors considéré comme l’un de nos meneurs les plus prometteurs. Dumas a porté les maillots de Badalone et Girone en ACB. La Ligue ne voulait plus de lui ? Il s’est réfugié en LEB, à Leon puis Alicante. La LEB, c’est notre Pro B. Mais elle paye parfois davantage que la Pro A.
En fait, en 2004, Stéphane était sur la liste des joueurs convoqués par Claude Bergeaud pour le stage de Clermont Ferrand (8 au 16 juin) mais il n’a pas participé aux matches avec l’Equipe de France A’. Un peu maigre comme seul contact en huit ans ! Oui, je le répète: c'est bien en 2000 que le ciel nous est tombé sur la tête.





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