MADE-IN-NBA/ 8 juin 2008 / 07:46
SI
Par maxiboy

Les medias américains en font des tonnes sur le revival Celtics-Lakers, Larry Bird-Magic Johnson. Et ça fonctionne. Quand j’ai vu cette couv’ de SI (c’est comme ça que l’on appelle Sports Illustrated quand on est intimes), avec Larry et Magic au corps à corps pour disputer un rebond, ça m’a fait tout drôle.
J’ai découvert, vraiment, le basket américain grâce à Sports Illustrated, quelques guides genre le Street and Smith’s, la lecture des articles et du livre culte « Ce Fabuleux Basket Américain » de Maleval et Bretagne, et ma rencontre avec Didier Le Corre avec lequel j’ai fondé Maxi-Basket et déterminé sa ligne éditoriale. Le Corre avait en sa possession quelques exemplaires de SI, dont l’un datant des Jeux de Munich avec, si ma mémoire est bonne, Tom Burleson en couverture. Je me suis abonné à SI fin 1978. Le choc. Il y avait des photos en couleur et des articles que je me suis évertué à décrypter, et pas seulement parce qu’ils étaient en anglais. Les termes de basket, aussi évidents aujourd’hui que triple double ou back to back, étaient pour moi une totale découverte. Simplement parce qu’en France, PERSONNE ne les employait, même pas dans les « hautes sphères » du basket.
Vous avez bien calculé : 1978-79, c’est la saison du premier affrontement entre Larry et Magic. En finale NCAA. L’un était le caïd de Indiana State et l’autre le chef de meute de Michigan State. Ce furent mes premiers vrais héros de basket américain, et j’ai suivi leur (majestueux) parcours jusqu’au bout avec une tendresse toute particulière.
Sports Illustrated est considéré comme la référence mondiale ultime en matière de presse sportive. L’hebdomadaire compte plus de 3 millions d’abonnés, 23 millions de lecteurs chaque semaine, et les meilleures plumes de la presse américaine. Il m’a énormément inspiré comme journaliste. J’y ai puisé des infos, mais surtout j’y ai appris comment construire un article, en faisant intervenir un maximum de gens, en mêlant l’info pure et dure et le ton humoristique (enfin, j’ai essayé :)).
A la rédaction, on est resté abonné jusqu’au milieu des années quatre-vingt dix. On a donc toute la collection pieusement conservée des « moments magiques » et de la « légende de Bird ». Et puis, on a stoppé net (tiens un jeu de mots, sans le faire exprès) notre fidélité. Internet a tout balayé. D’avant-gardiste, SI est devenu un tantinet ringard. C’est cruel de l’écrire, mais le magazine n’a pas évolué depuis trente ans. Seuls ses numéros spéciaux (présentation de la saison NBA, de la NCAA, des JO…) me paraissent toujours vraiment aguichants. De plus, depuis quelques mois, les articles sont on line. On peut donc en profiter sans avoir, comme à l'époque pré-net, à envoyer un mandat international, un peu comme on jette une bouteille à la mer. C’est pratique. Mais c’était un tel événement, une telle joie, de plonger sa main dans la boîte aux lettres pour récupérer chaque semaine cette indispensable magazine, quand il n’y avait pas Canal +, nba.com et YouTube… Ni téléphone portable... Ni télé LCD... Ni GPS... Ni blog... Je vous jure, ce temps-là a existé ;-)
J’ai découvert, vraiment, le basket américain grâce à Sports Illustrated, quelques guides genre le Street and Smith’s, la lecture des articles et du livre culte « Ce Fabuleux Basket Américain » de Maleval et Bretagne, et ma rencontre avec Didier Le Corre avec lequel j’ai fondé Maxi-Basket et déterminé sa ligne éditoriale. Le Corre avait en sa possession quelques exemplaires de SI, dont l’un datant des Jeux de Munich avec, si ma mémoire est bonne, Tom Burleson en couverture. Je me suis abonné à SI fin 1978. Le choc. Il y avait des photos en couleur et des articles que je me suis évertué à décrypter, et pas seulement parce qu’ils étaient en anglais. Les termes de basket, aussi évidents aujourd’hui que triple double ou back to back, étaient pour moi une totale découverte. Simplement parce qu’en France, PERSONNE ne les employait, même pas dans les « hautes sphères » du basket.
Vous avez bien calculé : 1978-79, c’est la saison du premier affrontement entre Larry et Magic. En finale NCAA. L’un était le caïd de Indiana State et l’autre le chef de meute de Michigan State. Ce furent mes premiers vrais héros de basket américain, et j’ai suivi leur (majestueux) parcours jusqu’au bout avec une tendresse toute particulière.
Sports Illustrated est considéré comme la référence mondiale ultime en matière de presse sportive. L’hebdomadaire compte plus de 3 millions d’abonnés, 23 millions de lecteurs chaque semaine, et les meilleures plumes de la presse américaine. Il m’a énormément inspiré comme journaliste. J’y ai puisé des infos, mais surtout j’y ai appris comment construire un article, en faisant intervenir un maximum de gens, en mêlant l’info pure et dure et le ton humoristique (enfin, j’ai essayé :)).
A la rédaction, on est resté abonné jusqu’au milieu des années quatre-vingt dix. On a donc toute la collection pieusement conservée des « moments magiques » et de la « légende de Bird ». Et puis, on a stoppé net (tiens un jeu de mots, sans le faire exprès) notre fidélité. Internet a tout balayé. D’avant-gardiste, SI est devenu un tantinet ringard. C’est cruel de l’écrire, mais le magazine n’a pas évolué depuis trente ans. Seuls ses numéros spéciaux (présentation de la saison NBA, de la NCAA, des JO…) me paraissent toujours vraiment aguichants. De plus, depuis quelques mois, les articles sont on line. On peut donc en profiter sans avoir, comme à l'époque pré-net, à envoyer un mandat international, un peu comme on jette une bouteille à la mer. C’est pratique. Mais c’était un tel événement, une telle joie, de plonger sa main dans la boîte aux lettres pour récupérer chaque semaine cette indispensable magazine, quand il n’y avait pas Canal +, nba.com et YouTube… Ni téléphone portable... Ni télé LCD... Ni GPS... Ni blog... Je vous jure, ce temps-là a existé ;-)





Commentaires
1. Le 8 juin 2008 à 12:35
2. Le 8 juin 2008 à 13:20
3. Le 8 juin 2008 à 13:34
4. Le 8 juin 2008 à 13:41
5. Le 8 juin 2008 à 14:17
6. Le 8 juin 2008 à 16:21
7. Le 8 juin 2008 à 16:52
8. Le 9 juin 2008 à 16:56