LE BASKET FRANCAIS/ 14 juin 2008 / 07:33
Tout doux, les Couguars, tout doux
Par maxiboy

Le mérite du SLUC Nancy, de son coach Jean-Luc Monschau et de son président Fra est immense. Il ne fallait surtout pas se décourager. La mine défaite, Monschau et Fra se sont fait la bise sitôt la finale perdue, sur ce même parquet de Bercy, il y a un an. Cela voulait dire, « on a fait le maximum, on a perdu, ça ne remet pas an cause notre relation, on reviendra, on gagnera. » Anéantis à leur table de presse (je le sais, ils étaient juste devant moi), les journalistes de l’Est Républicain ont ranimé la flamme médiatique toute la saison. Ravagés par le désespoir, les supporters du SLUC vont revenir une quatrième fois à Paris, en très grand nombre (une soixantaine de bus, dans les 3500 supporters), avec les mêmes oriflammes (évidemment que les têtes de Kirksay et Zianveni ont été remplacées par celle des Greer), les mêmes sandwichs et la même détermination. Tous n’ont qu’un objectif : gagner, donc vaincre le signe indien, être champion de France, jouer l’Euroleague. Que des « grandes premières ». Et, même accessoirement, ne plus être la risée des supporters adverses et des forums où ils se font chambrer depuis des mois.
Je ne me prend pas pour Carl von Clausewitz, théoricien militaire de référence. J’expose seulement ma « méthode » et j’ai été heureux d’entendre que Jacques Monclar a fait le même constat. Jusque là , le SLUC a, à chaque fois, montré ses muscles beaucoup trop rapidement, se donnant un avantage au score, a priori confortable, jamais suffisant. Cette fois, il faut se faire discrets, endormir l’adversaire, répéter que le favori, c’est Roanne, le tenant, se laisser un peu déborder en première mi-temps, en conserver (beaucoup) sous la pédale. Et, enfin, foncer dans le money time, sans jamais un regard pour l’autre.
J’invite Jean-Luc Monschau à faire visionner à ses joueurs le Game 4 des NBA Finals. Les Celtics avaient 20 points de retard à 6 minutes de la fin du 3e quart-temps. Ça, c’est de la bonne stratégie. Kobe and C° se sont assoupis. Les VIP pensaient déjà à faire une razzia dans les luxueux salons du Staples Center. Je suis certain que mes confrères américains avaient préparé leurs titres, genre « égalité à 2-2, la finale relancée ». C’est à ce moment-là que les Greens ont cadenassé l’accès à leur panier et ont fait feu sans faire de quartier. 21 à 3 en quelques lapées. Boston a pris le manche à 4 minutes de la fin pour le tenir jusqu’au bout. En finale, il ne faut jamais se précipiter, ni jamais désespérer. C’est ce que vont certainement leur dire les frères Greer, qui justement les ont piégés, les Lorrains, il y a trois ans, quand ils étaient dans les rangs du grand rival strasbourgeois.
Ça doit être fabuleux de gagner quand on a déjà perdu trois fois de suite dans les mêmes conditions. C’est Poulidor qui se serait réveillé un matin avec le maillot jaune d’Anquetil sur les épaules. Monschau et Fra vont s’étreindre comme deux frères qui ne se sont pas vus depuis trente ans. Cyril Julian va commenter que cette formule de compétition est excitante et récompense l’équipe qui est la meilleure le jour J. J’imagine la bamboche sur la Place Stanislas, qui va être rebaptisée Jean-Jacques Eisenbach. Les supporters du SLUC vont squatter tous les forums de Pro A pour se venger de trois années de moquerie. L’Est Républicain va sortir des rotos une édition spéciale de 200 pages. Nancy sera la capitale nationale du basket-ball.
Et… Comment ça, Jean-Denys et Marc vous n’êtes pas d’accord ?
Je ne me prend pas pour Carl von Clausewitz, théoricien militaire de référence. J’expose seulement ma « méthode » et j’ai été heureux d’entendre que Jacques Monclar a fait le même constat. Jusque là , le SLUC a, à chaque fois, montré ses muscles beaucoup trop rapidement, se donnant un avantage au score, a priori confortable, jamais suffisant. Cette fois, il faut se faire discrets, endormir l’adversaire, répéter que le favori, c’est Roanne, le tenant, se laisser un peu déborder en première mi-temps, en conserver (beaucoup) sous la pédale. Et, enfin, foncer dans le money time, sans jamais un regard pour l’autre.
J’invite Jean-Luc Monschau à faire visionner à ses joueurs le Game 4 des NBA Finals. Les Celtics avaient 20 points de retard à 6 minutes de la fin du 3e quart-temps. Ça, c’est de la bonne stratégie. Kobe and C° se sont assoupis. Les VIP pensaient déjà à faire une razzia dans les luxueux salons du Staples Center. Je suis certain que mes confrères américains avaient préparé leurs titres, genre « égalité à 2-2, la finale relancée ». C’est à ce moment-là que les Greens ont cadenassé l’accès à leur panier et ont fait feu sans faire de quartier. 21 à 3 en quelques lapées. Boston a pris le manche à 4 minutes de la fin pour le tenir jusqu’au bout. En finale, il ne faut jamais se précipiter, ni jamais désespérer. C’est ce que vont certainement leur dire les frères Greer, qui justement les ont piégés, les Lorrains, il y a trois ans, quand ils étaient dans les rangs du grand rival strasbourgeois.
Ça doit être fabuleux de gagner quand on a déjà perdu trois fois de suite dans les mêmes conditions. C’est Poulidor qui se serait réveillé un matin avec le maillot jaune d’Anquetil sur les épaules. Monschau et Fra vont s’étreindre comme deux frères qui ne se sont pas vus depuis trente ans. Cyril Julian va commenter que cette formule de compétition est excitante et récompense l’équipe qui est la meilleure le jour J. J’imagine la bamboche sur la Place Stanislas, qui va être rebaptisée Jean-Jacques Eisenbach. Les supporters du SLUC vont squatter tous les forums de Pro A pour se venger de trois années de moquerie. L’Est Républicain va sortir des rotos une édition spéciale de 200 pages. Nancy sera la capitale nationale du basket-ball.
Et… Comment ça, Jean-Denys et Marc vous n’êtes pas d’accord ?





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