LES COULISSES DES MEDIAS/ 11 septembre 2008 / 06:34
Le fameux blog de la JAV (2e partie)
Par maxiboy

Peut-on dire du mal de ses "amis" sur un blog. Plus généralement, cela t’arrive-t-il d'être critique avec tes joueurs préférés? As-tu déjà eu des commentaires des joueurs, ou du staff? Sur le blog ou... en vrai?
La question de la critique est très pertinente... Il y a déjà longtemps que j'ai tranché la question, en fait dès le début. N'ayant ni l'ambition ni les moyens de devenir le Washington Post vichyssois... je ne critique pas ! Pour plusieurs raisons : d'abord parce que ça supposerait que j'aie une quelconque autorité ou compétence pour ce faire, ce qui n'est évidemment pas le cas. D'autre part parce que je ne pas naturellement porté à hurler avec les loups et que je m'efforce toujours de prendre un peu de distance avec l'évènement. Ensuite parce que je ne suis pas sûr que ça ferait vraiment avancer le schmilblick. Enfin parce que l'accord tacite avec les dirigeants du club et le coach est que je ne suis pas là pour nuire aux intérêts du club. Bien que ne bénéficiant d'aucune aide logistique ou autre de la part du club, je peux librement discuter avec les uns et les autres et entendre beaucoup de choses sur lesquelles le club ne veut pas communiquer, et qui ne se retrouvent évidemment pas sur le blog. En résumé, l'ami y a gagné ce que le blogueur y a perdu. Mais j'ai vite choisi ! En fait, j'ai eu beaucoup de retours de la part du club et il n'est pas difficile de communiquer avec le staff de la JAV, encore très familial et qui, pour l'écrasante majorité, est composé de gens qui ne se prennent pas pour ce qu'ils ne sont pas. Les commentaires sont toujours faits en direct. Jusqu'à 2006, j'étais assez peu connu. Physiquement je veux dire. Certes, Jean-Louis Borg sait depuis le début qui je suis (c'est d'ailleurs grâce au blog qu'on a fait connaissance et Sylvie et moi sommes heureux aujourd'hui de le compter, avec Laure et Estelle, parmi nos amis) et tout le staff me connaissait bien avant la création du blog. Mais la vraie surprise a été mon « coming out » du 14 octobre 2006. Alors que j'allais donner le coup d'envoi pour le compte du groupement avec lequel je travaille, voilà que Fabrice le speaker, au lieu de faire la promo habituelle, se change en thuriféraire et se met à me tresser une véritable couronne de lauriers pendant deux interminables minutes uniquement consacrées... au blog ! Avec moi comme un con au milieu du terrain... tu parles d'une surprise !! C'est comme ça que quelques lecteurs se sont dit : « Aaah, c'est lui !! » alors que la plupart devaient se demander de quoi il parlait. Quoi qu'il en soit, jusqu'à ce jour, je ne me cachais pas, mais je ne m'exposais pas spécialement. Et paf : l'an dernier, deuxième couche avec l'interview de Stéphanie + la photo pour Maxi-Basket, prise quelques jours plus tard par Jean-François alors qu'on était à la Semaine des As. Sans compter un petit peu de buzz local avec un ou deux articles dans La Montagne ou la Semaine de l'Allier, un hebdo qui marche pas trop mal ici. Bref, tout ça pour dire que sans être le loup blanc, je suis un peu connu, ce qui fait que des gens que je ne connais pas viennent me taper dans le dos de temps en temps en disant, par exemple à la fin d'un match : « Alors là , il va y avoir des choses à écrire, hein ?! » Et quand il y a des choses qui ne plaisent pas trop - écrites par moi ou l'un des rédacteurs du blog - les messages passent sans difficulté. Etant entendu évidemment que quand ça plait, c'est plus souvent le silence radio, mais passons. Et c'est seulement à l'occasion de discussions impromptues avec des gens que je découvre qu'untel ou untel est un lecteur accro au blog alors qu'on n'en avait jamais parlé !
Que penses-tu à titre personnel de la présence de trois Javistes plus le coach en équipe de France?
Sur l'équipe de France, ce sont beaucoup de sentiments mélangés quant à la présence des joueurs vichyssois. Du point de vue des joueurs eux-mêmes, c'est évidemment une fierté et incontestablement une belle ligne sur le CV. Du point de vue du club, à très court terme, c'est à la fois une source de perturbation dans la préparation (3 joueurs + le coach !!) ; ensuite ça sera probablement une bonne chose par rapport aux acquis techniques, humains et physiques de ce type d'expérience ; à moyen terme, ça risque de coûter cher au club... Du point de vue de l'équipe de France, sans rien enlever à la valeur des joueurs qui la composent, personne ne peut sérieusement à l'heure actuelle contester que c'est plutôt une équipe... par défaut. Et si par hasard - ce que je ne souhaite évidemment pas - l'EDF ne parvenait pas à se qualifier, j'ai bien peur que non seulement l'expérience tourne court mais que de plus, elle apporte pas grand chose de positif aux acteurs de cette aventure. Mais il faut faire avec : une sélection en équipe de France ne se refuse pas. Un point c'est tout.
Tu es davantage Jimmal Ball, Christophe Grégoire ou Rudy Bennett?
Cette question est très compliquée pour moi, ou plutôt biaisée, car Christophe Grégoire est un ami. Nous partons en vacances ensemble... Mais j'imagine évidemment que ce n'était pas le sens de la question. Jimmal Ball a représenté beaucoup de choses à Vichy, j'en ai parlé ici, ce qui constitue une exception à mes « principes » de ne pas trop m'attarder sur un joueur ;-) Toutefois, celui qui symbolise le mieux la « retour à la surface » de la JAV n'est pas lui mais Eliott Hatcher. Pas le charisme de Jimmal certes, mais il a été l'homme qui a permis à la JAV de revoir la lumière (c'est beau, on dirait du Gilardi...) !
Christophe Grégoire n'a pas joué les plus belles années de sa carrière à Vichy, mais à Roanne (7 saisons si je me souviens bien), où il a laissé un souvenir très fort. Quand on l'accompagne là bas, c'est même impressionnant !
Rudy Bennett est le seul que je n'ai pas le souvenir d'avoir vu jouer (en 70 j'avais 8 ans et mon père était dirigeant du club de rugby, alors...) mais cette époque, ou plutôt celle qui a suivi son départ, est celle qui a porté sur moi la plus forte empreinte. Les impressions - plus que les souvenirs - que je conserve des rares matchs que j'ai vus à la Salle des Ailes laissent encore en moi une rémanence exceptionnelle, à l 'origine de ma passion pour le basket. Rudy Bennett (avec Robertson) était probablement un joueur US talentueux comme il en existe beaucoup aujourd'hui. Mais il était là à une époque où il n'y avait que très peu de joueurs de son calibre. Et l'histoire n'est-elle pas belle, avec cette demi-finale disputée devant 70 000 personnes au stade olympique d'Athènes, la fracture du scaphoïde pour Bennett durant toute la compétition, la finale perdue... Bref : je suis plutôt Bennett, même s'il n'est resté qu'un an à Vichy ;-)
La question de la critique est très pertinente... Il y a déjà longtemps que j'ai tranché la question, en fait dès le début. N'ayant ni l'ambition ni les moyens de devenir le Washington Post vichyssois... je ne critique pas ! Pour plusieurs raisons : d'abord parce que ça supposerait que j'aie une quelconque autorité ou compétence pour ce faire, ce qui n'est évidemment pas le cas. D'autre part parce que je ne pas naturellement porté à hurler avec les loups et que je m'efforce toujours de prendre un peu de distance avec l'évènement. Ensuite parce que je ne suis pas sûr que ça ferait vraiment avancer le schmilblick. Enfin parce que l'accord tacite avec les dirigeants du club et le coach est que je ne suis pas là pour nuire aux intérêts du club. Bien que ne bénéficiant d'aucune aide logistique ou autre de la part du club, je peux librement discuter avec les uns et les autres et entendre beaucoup de choses sur lesquelles le club ne veut pas communiquer, et qui ne se retrouvent évidemment pas sur le blog. En résumé, l'ami y a gagné ce que le blogueur y a perdu. Mais j'ai vite choisi ! En fait, j'ai eu beaucoup de retours de la part du club et il n'est pas difficile de communiquer avec le staff de la JAV, encore très familial et qui, pour l'écrasante majorité, est composé de gens qui ne se prennent pas pour ce qu'ils ne sont pas. Les commentaires sont toujours faits en direct. Jusqu'à 2006, j'étais assez peu connu. Physiquement je veux dire. Certes, Jean-Louis Borg sait depuis le début qui je suis (c'est d'ailleurs grâce au blog qu'on a fait connaissance et Sylvie et moi sommes heureux aujourd'hui de le compter, avec Laure et Estelle, parmi nos amis) et tout le staff me connaissait bien avant la création du blog. Mais la vraie surprise a été mon « coming out » du 14 octobre 2006. Alors que j'allais donner le coup d'envoi pour le compte du groupement avec lequel je travaille, voilà que Fabrice le speaker, au lieu de faire la promo habituelle, se change en thuriféraire et se met à me tresser une véritable couronne de lauriers pendant deux interminables minutes uniquement consacrées... au blog ! Avec moi comme un con au milieu du terrain... tu parles d'une surprise !! C'est comme ça que quelques lecteurs se sont dit : « Aaah, c'est lui !! » alors que la plupart devaient se demander de quoi il parlait. Quoi qu'il en soit, jusqu'à ce jour, je ne me cachais pas, mais je ne m'exposais pas spécialement. Et paf : l'an dernier, deuxième couche avec l'interview de Stéphanie + la photo pour Maxi-Basket, prise quelques jours plus tard par Jean-François alors qu'on était à la Semaine des As. Sans compter un petit peu de buzz local avec un ou deux articles dans La Montagne ou la Semaine de l'Allier, un hebdo qui marche pas trop mal ici. Bref, tout ça pour dire que sans être le loup blanc, je suis un peu connu, ce qui fait que des gens que je ne connais pas viennent me taper dans le dos de temps en temps en disant, par exemple à la fin d'un match : « Alors là , il va y avoir des choses à écrire, hein ?! » Et quand il y a des choses qui ne plaisent pas trop - écrites par moi ou l'un des rédacteurs du blog - les messages passent sans difficulté. Etant entendu évidemment que quand ça plait, c'est plus souvent le silence radio, mais passons. Et c'est seulement à l'occasion de discussions impromptues avec des gens que je découvre qu'untel ou untel est un lecteur accro au blog alors qu'on n'en avait jamais parlé !
Que penses-tu à titre personnel de la présence de trois Javistes plus le coach en équipe de France?
Sur l'équipe de France, ce sont beaucoup de sentiments mélangés quant à la présence des joueurs vichyssois. Du point de vue des joueurs eux-mêmes, c'est évidemment une fierté et incontestablement une belle ligne sur le CV. Du point de vue du club, à très court terme, c'est à la fois une source de perturbation dans la préparation (3 joueurs + le coach !!) ; ensuite ça sera probablement une bonne chose par rapport aux acquis techniques, humains et physiques de ce type d'expérience ; à moyen terme, ça risque de coûter cher au club... Du point de vue de l'équipe de France, sans rien enlever à la valeur des joueurs qui la composent, personne ne peut sérieusement à l'heure actuelle contester que c'est plutôt une équipe... par défaut. Et si par hasard - ce que je ne souhaite évidemment pas - l'EDF ne parvenait pas à se qualifier, j'ai bien peur que non seulement l'expérience tourne court mais que de plus, elle apporte pas grand chose de positif aux acteurs de cette aventure. Mais il faut faire avec : une sélection en équipe de France ne se refuse pas. Un point c'est tout.
Tu es davantage Jimmal Ball, Christophe Grégoire ou Rudy Bennett?
Cette question est très compliquée pour moi, ou plutôt biaisée, car Christophe Grégoire est un ami. Nous partons en vacances ensemble... Mais j'imagine évidemment que ce n'était pas le sens de la question. Jimmal Ball a représenté beaucoup de choses à Vichy, j'en ai parlé ici, ce qui constitue une exception à mes « principes » de ne pas trop m'attarder sur un joueur ;-) Toutefois, celui qui symbolise le mieux la « retour à la surface » de la JAV n'est pas lui mais Eliott Hatcher. Pas le charisme de Jimmal certes, mais il a été l'homme qui a permis à la JAV de revoir la lumière (c'est beau, on dirait du Gilardi...) !
Christophe Grégoire n'a pas joué les plus belles années de sa carrière à Vichy, mais à Roanne (7 saisons si je me souviens bien), où il a laissé un souvenir très fort. Quand on l'accompagne là bas, c'est même impressionnant !
Rudy Bennett est le seul que je n'ai pas le souvenir d'avoir vu jouer (en 70 j'avais 8 ans et mon père était dirigeant du club de rugby, alors...) mais cette époque, ou plutôt celle qui a suivi son départ, est celle qui a porté sur moi la plus forte empreinte. Les impressions - plus que les souvenirs - que je conserve des rares matchs que j'ai vus à la Salle des Ailes laissent encore en moi une rémanence exceptionnelle, à l 'origine de ma passion pour le basket. Rudy Bennett (avec Robertson) était probablement un joueur US talentueux comme il en existe beaucoup aujourd'hui. Mais il était là à une époque où il n'y avait que très peu de joueurs de son calibre. Et l'histoire n'est-elle pas belle, avec cette demi-finale disputée devant 70 000 personnes au stade olympique d'Athènes, la fracture du scaphoïde pour Bennett durant toute la compétition, la finale perdue... Bref : je suis plutôt Bennett, même s'il n'est resté qu'un an à Vichy ;-)





Commentaires
1. Le 11 septembre 2008 à 08:53
2. Le 11 septembre 2008 à 10:21
3. Le 11 septembre 2008 à 19:43
4. Le 12 septembre 2008 à 08:19
5. Le 12 septembre 2008 à 12:23
6. Le 12 septembre 2008 à 19:18
7. Le 13 septembre 2008 à 11:37
8. Le 13 septembre 2008 à 19:31