LE BASKET FRANCAIS/ 21 septembre 2008 / 11:21
Les meilleurs, c’est tout !
Par maxiboy

Ca fait mal, très mal. Vaincue à Beaublanc par la Turquie, empêtrée dans des quotiens attaque-défense mitonnés par la FIBA et proprement illisibles, la France ira donc en repêchage en août prochain pour tenter de se qualifier à l’Euro. Les Bleus terminent moins bons deuxièmes, comme ils s’étaient classés 8e à l’Euro précédent. A chaque fois, la place du cocu.
Pour moi, cette immense désillusion prouve que nous n’avons aucune réserve. Le basket français a fait d’énormes progrès depuis une quinzaine d’années, mais cela se traduit uniquement au niveau de notre super-élite. Nos meilleurs joueurs sont en NBA et au-delà , c’est quasiment le désert de Mojave.
Cessons de nous mettre la tête dans le sable. 1) Nos joueurs de Pro A, à de très rares exceptions (De Colo, peut-être Julian), N’ONT PAS LE NIVEAU INTERNATIONAL. J’ai eu mal durant ces qualifs pour Bokolo, Gradit, Soliman et quelques autres. 2) Nous n’avons pas de joueurs estampillés Euroleague, surtout quand un Tariq Kirksay est à la dérive. 3) Nous avons besoin de tous nos joueurs NBA. Il est évident que convaincre certains de revenir avec les Bleus n’est pas une sinécure, mais avions nous les moyens de nous priver pour un tel « commando » d’un Mike Piétrus, même si on connaît ses défauts… et ses qualités ?
Surtout, la nomination de Michel Gomez, pour protéger je ne sais quel pré-carré de la DTN, fut un immense n’importe quoi. Un camouflet pour la confrérie des coaches ! La sélection nationale est l’équipe la plus difficile à coacher. Il faut résister aux egos, à la fameuse pression et être en pointe de la technologie. Comment peut-on aller chercher un homme –le numéro 1 de sa génération- qui n’a pas exercé au plus haut niveau depuis une quinzaine d’années ? Depuis vingt-six ans, j’en ai vu des cafouillages, des errements, des contradictions, mais je manque de vocabulaire pour qualifier les choix goméziens. Si Parker and c°, ainsi que la presse spécialisée française, n’avaient pas été conciliants, on serait tombé dans le psychodrame médiatique au bout de deux jours. D'ailleurs peut-être aurait-il été salutaire au lieu de se complaire dans un "Tout va très bien Madame la Marquise" qui mène à la défaite...
Les Bleus doivent être drivés par l’un des meilleurs. L’un de ceux qui a fait dans un passé récent ses preuves en Pro A, et si possible en Euroleague (cherchez pas de Français, il n'y en a pas). Par ordre alphabétique, Jean-Denys Choulet, Vincent Collet, Eric Girard ou Jean-Luc Monschau. Ou alors, on fait appel à de la main d’œuvre étrangère comme c’est le cas de la Bulgarie (sa qualification n’est pas un hasard). Les performances de l’équipe de France ne doivent pas être entravées par les méfaits du corporatisme. Je rappelle que, dans cette logique, Pierre Vincent, coach des Bleus, a participé deux fois au Final Four avec Bourges.
J’ai trouvé le comportement de TP admirable durant cette quinzaine. Je me suis même dit qu’à sa place, j’aurais peut-être préféré vivre ma vie de milliardaire à Honolulu. Aurions nous gagné un seul match sans lui ? Je n’en veux évidemment pas à la bleusaille de Pro A. Ce sont de magnifiques petits soldats. D’ailleurs, j’adore l’enthousiasme d’un Sacha Giffa. Je comprends même que Diawara, Kirksay et Turiaf aient pu être perdus dans cette bouillie infâme. Je sais que tout se joue souvent à un ballon qui roule sur un cercle. Seulement, en tant que Français et passionné de basket, je n’admets pas que l’équipe nationale ne soit pas considérée par les instances fédérales avec sérieux.
Cessons de nous mettre la tête dans le sable. 1) Nos joueurs de Pro A, à de très rares exceptions (De Colo, peut-être Julian), N’ONT PAS LE NIVEAU INTERNATIONAL. J’ai eu mal durant ces qualifs pour Bokolo, Gradit, Soliman et quelques autres. 2) Nous n’avons pas de joueurs estampillés Euroleague, surtout quand un Tariq Kirksay est à la dérive. 3) Nous avons besoin de tous nos joueurs NBA. Il est évident que convaincre certains de revenir avec les Bleus n’est pas une sinécure, mais avions nous les moyens de nous priver pour un tel « commando » d’un Mike Piétrus, même si on connaît ses défauts… et ses qualités ?
Surtout, la nomination de Michel Gomez, pour protéger je ne sais quel pré-carré de la DTN, fut un immense n’importe quoi. Un camouflet pour la confrérie des coaches ! La sélection nationale est l’équipe la plus difficile à coacher. Il faut résister aux egos, à la fameuse pression et être en pointe de la technologie. Comment peut-on aller chercher un homme –le numéro 1 de sa génération- qui n’a pas exercé au plus haut niveau depuis une quinzaine d’années ? Depuis vingt-six ans, j’en ai vu des cafouillages, des errements, des contradictions, mais je manque de vocabulaire pour qualifier les choix goméziens. Si Parker and c°, ainsi que la presse spécialisée française, n’avaient pas été conciliants, on serait tombé dans le psychodrame médiatique au bout de deux jours. D'ailleurs peut-être aurait-il été salutaire au lieu de se complaire dans un "Tout va très bien Madame la Marquise" qui mène à la défaite...
Les Bleus doivent être drivés par l’un des meilleurs. L’un de ceux qui a fait dans un passé récent ses preuves en Pro A, et si possible en Euroleague (cherchez pas de Français, il n'y en a pas). Par ordre alphabétique, Jean-Denys Choulet, Vincent Collet, Eric Girard ou Jean-Luc Monschau. Ou alors, on fait appel à de la main d’œuvre étrangère comme c’est le cas de la Bulgarie (sa qualification n’est pas un hasard). Les performances de l’équipe de France ne doivent pas être entravées par les méfaits du corporatisme. Je rappelle que, dans cette logique, Pierre Vincent, coach des Bleus, a participé deux fois au Final Four avec Bourges.
J’ai trouvé le comportement de TP admirable durant cette quinzaine. Je me suis même dit qu’à sa place, j’aurais peut-être préféré vivre ma vie de milliardaire à Honolulu. Aurions nous gagné un seul match sans lui ? Je n’en veux évidemment pas à la bleusaille de Pro A. Ce sont de magnifiques petits soldats. D’ailleurs, j’adore l’enthousiasme d’un Sacha Giffa. Je comprends même que Diawara, Kirksay et Turiaf aient pu être perdus dans cette bouillie infâme. Je sais que tout se joue souvent à un ballon qui roule sur un cercle. Seulement, en tant que Français et passionné de basket, je n’admets pas que l’équipe nationale ne soit pas considérée par les instances fédérales avec sérieux.





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