LES COULISSES DES MEDIAS/ 10 novembre 2008 / 07:30
Syndrome Jacquet
Par maxiboy

Je ne suis pas encore arrivé au bout, mais je suis déjà persuadé que je n’aurai pas à me divertir de révélations sur la rubrique basket (zut !). A peine, à un moment, est-il fait référence au partenariat entre le journal et la LNB. Le bouquin est presque entièrement consacré au foot et au dopage dans le vélo, ainsi qu’à la guerre des chefs qui fait visiblement rage au sein du journal. L’ancien directeur de la rédaction du journal, Jérôme Bureau, est l’acteur central de « La Face cachée de L’Equipe » bien qu’il ait refusé de parler à son auteur.
Rappelez-vous. La France s’apprêtait à organiser la Coupe du Monde (oui, de foot). Bureau et la rédaction en chef, estimant qu’il n’avait pas le niveau adéquat, partait en guerre contre le sélectionneur national, Aimé Jacquet. Il se devait de démissionner, à moins que la fédération ne le chasse ! Pour se faire, L’Equipe a multiplié les « papiers anglés » et les éditos, et même commandé un sondage, espérant que la vox populi serait de son côté… ce qui n’était pas le cas. Jacquet n’a pas cédé. On connaît la suite. La France est devenue championne du monde et le soir même de la finale, au micro de TF1, Aimé Jacquet a versé tout son fiel sur son ex-quotidien préféré.
Depuis, L’Equipe a fait repentance. Pire : cette affaire a créé au sein de la rédaction un « syndrome Jacquet ». En gros, un sélectionneur national est devenu un « intouchable ». Même s’il ne plaît pas aux journalistes, même si les performances de son équipe ne sont pas à la hauteur des ambitions nationales, on ne l’attaque pas de front. Roger Lemaire a largement bénéficié de cette mansuétude. Bernard Laporte aussi.
Vous savez quoi ? J’ai été victime moi aussi du « syndrome Jacquet ». Lorsque Michel Gomez a été intronisé coach de l’équipe de France, j’ai tout de suite pensé que c’était une hérésie. C’était un choc des cultures trop violent, entre lui et ses joueurs. Surtout, « La Gomme » n’avait pas coaché à ce niveau depuis trop longtemps. Coach, c’est un job qui demande un investissement à 100% et qui (sauf très rares exceptions) ne peut pas se prolonger indéfiniment dans le temps. Michel Gomez avait depuis longtemps dépassé la date de péremption. Je ne l’ai pas écris. Même pas sur ce blog qui est un espace de liberté qui n’engage que moi…
Cela renvoie toujours à la même question : un journaliste est-il plus à même de détenir la vérité qu’un président de fédé ou un DTN ? Est-il apte à juger des qualités professionnelles d’un entraîneur national ? D’un Aimé Jacquet, d’un Bernard Laporte, d’un Michel Gomez ? Je n'ai donc pas émis les plus vives critiques à la nomination de Gomez. Je crois pourtant qu’un journaliste doit faire part de son intuition, de ses intimes convictions. Il lui faut alerter ses lecteurs, servir de garde-fous, en toute honnêteté, bien sûr. Il n'a pas question de régler des comptes perso. Et même en risquant de se tromper. Car, en sport (comme dans la vie finalement), seule la victoire est jolie. Si les Bleus s’étaient qualifiés pour l’Euro, la loi du silence aurait prévalue même si la situation de fond aurait été identique.
Cette fois, une sorte de « syndrome Michel Gomez » est né en moi. La prochaine fois, on ne m’y reprendra pas. Je dirai ce que j’ai sur la « conscience » !
* Si vous n’avez pas acheté les deux nouveaux concurrents de L’Equipe, 10 sport et Aujourd’hui Sport, surtout… ne vous précipitez pas chez votre marchand de journaux. C’est du foot, encore et toujours. C’est populiste. C’est… sans intérêt. Le journalisme sportif ne sort pas grandi de ces deux apparitions. Continuez d’acheter L’Equipe. Et surtout Basket News, Maxi-Basket News et Bam ;-)
Rappelez-vous. La France s’apprêtait à organiser la Coupe du Monde (oui, de foot). Bureau et la rédaction en chef, estimant qu’il n’avait pas le niveau adéquat, partait en guerre contre le sélectionneur national, Aimé Jacquet. Il se devait de démissionner, à moins que la fédération ne le chasse ! Pour se faire, L’Equipe a multiplié les « papiers anglés » et les éditos, et même commandé un sondage, espérant que la vox populi serait de son côté… ce qui n’était pas le cas. Jacquet n’a pas cédé. On connaît la suite. La France est devenue championne du monde et le soir même de la finale, au micro de TF1, Aimé Jacquet a versé tout son fiel sur son ex-quotidien préféré.
Depuis, L’Equipe a fait repentance. Pire : cette affaire a créé au sein de la rédaction un « syndrome Jacquet ». En gros, un sélectionneur national est devenu un « intouchable ». Même s’il ne plaît pas aux journalistes, même si les performances de son équipe ne sont pas à la hauteur des ambitions nationales, on ne l’attaque pas de front. Roger Lemaire a largement bénéficié de cette mansuétude. Bernard Laporte aussi.
Vous savez quoi ? J’ai été victime moi aussi du « syndrome Jacquet ». Lorsque Michel Gomez a été intronisé coach de l’équipe de France, j’ai tout de suite pensé que c’était une hérésie. C’était un choc des cultures trop violent, entre lui et ses joueurs. Surtout, « La Gomme » n’avait pas coaché à ce niveau depuis trop longtemps. Coach, c’est un job qui demande un investissement à 100% et qui (sauf très rares exceptions) ne peut pas se prolonger indéfiniment dans le temps. Michel Gomez avait depuis longtemps dépassé la date de péremption. Je ne l’ai pas écris. Même pas sur ce blog qui est un espace de liberté qui n’engage que moi…
Cela renvoie toujours à la même question : un journaliste est-il plus à même de détenir la vérité qu’un président de fédé ou un DTN ? Est-il apte à juger des qualités professionnelles d’un entraîneur national ? D’un Aimé Jacquet, d’un Bernard Laporte, d’un Michel Gomez ? Je n'ai donc pas émis les plus vives critiques à la nomination de Gomez. Je crois pourtant qu’un journaliste doit faire part de son intuition, de ses intimes convictions. Il lui faut alerter ses lecteurs, servir de garde-fous, en toute honnêteté, bien sûr. Il n'a pas question de régler des comptes perso. Et même en risquant de se tromper. Car, en sport (comme dans la vie finalement), seule la victoire est jolie. Si les Bleus s’étaient qualifiés pour l’Euro, la loi du silence aurait prévalue même si la situation de fond aurait été identique.
Cette fois, une sorte de « syndrome Michel Gomez » est né en moi. La prochaine fois, on ne m’y reprendra pas. Je dirai ce que j’ai sur la « conscience » !
* Si vous n’avez pas acheté les deux nouveaux concurrents de L’Equipe, 10 sport et Aujourd’hui Sport, surtout… ne vous précipitez pas chez votre marchand de journaux. C’est du foot, encore et toujours. C’est populiste. C’est… sans intérêt. Le journalisme sportif ne sort pas grandi de ces deux apparitions. Continuez d’acheter L’Equipe. Et surtout Basket News, Maxi-Basket News et Bam ;-)





Commentaires
1. Le 10 novembre 2008 à 12:37
2. Le 10 novembre 2008 à 13:21
3. Le 11 novembre 2008 à 13:31
4. Le 11 novembre 2008 à 14:37