MADE-IN-NBA/ 29 novembre 2008 / 06:17
Harlem et NBA
Par maxiboy

Pour vous situer, les « Globbies » (ça, c’est leur surnom aux USA) ont visité 120 pays et cumulé 128 millions de spectateurs en 83 ans de tournées à travers le monde. Ce sont de véritables forçats qui ont au programme chaque année 240 matches sur le territoire national et une grosse centaine à l’international. Je n’ai pas vérifié, mais je ne pense pas que ce soit les mêmes joueurs qui se farcissent l’ensemble.
J’ai eu la chance de voir les Harlem à la fin des années soixante-dix, lorsque Marques Haynes, qui avait déjà plus de cinquante balais, faisait encore une (courte) apparition pour démontrer sa science du dribble. Vous dire que leur show m’avait enthousiasmé serait mentir, ils m’avaient juste « amusé ». Mais avant d’être exclusivement des clowns, les Harlem furent la meilleure équipe de basket-ball au Monde. A l’époque, justement, où la NBA refusait d’enrôler des Noirs. Les Harlem étaient à la fois des ambassadeurs du sport, des Etats-Unis, et donc de la population black victime de la ségrégation raciale. Rappelez vous aussi que Wilt Chamberlain a transité par cette troupe avant d’intégrer la NBA. Lorsqu’ils arrivaient dans une ville, c’était un événement qui mettait tout le monde sens dessus dessous. C’était un concentré de magie américaine qui venait à la rencontre des foules. Pour être honnête, j’ai quand même lu des comptes-rendus un tantinet salement raciste où l’on disait qu’ils avaient « l’adresse des singes ». Passons. L’histoire retiendra qu’ils établirent le record du monde de spectateurs pour un match de basket : 75 000 en 1951 au stade olympique de Berlin !
Les plus jeunes ne peuvent pas imaginer que les Harlem furent très longtemps la seule référence américaine des basketteurs français. Aussi, on disait un « dribble à la Harlem » ou plus généralement « jouer à la Harlem », ce qui voulait dire « être invincible » et en plus « ajouter la fantaisie, la classe, à l’efficacité. »
Depuis un quart de siècle, c’est la NBA qui symbolise en France le basket américain dans ce qu’il a d’extraordinaire, de magique, de magnifique.
Alors, oui, voir ces deux entités s’associer, ce n’est pas anodin.
J’ai eu la chance de voir les Harlem à la fin des années soixante-dix, lorsque Marques Haynes, qui avait déjà plus de cinquante balais, faisait encore une (courte) apparition pour démontrer sa science du dribble. Vous dire que leur show m’avait enthousiasmé serait mentir, ils m’avaient juste « amusé ». Mais avant d’être exclusivement des clowns, les Harlem furent la meilleure équipe de basket-ball au Monde. A l’époque, justement, où la NBA refusait d’enrôler des Noirs. Les Harlem étaient à la fois des ambassadeurs du sport, des Etats-Unis, et donc de la population black victime de la ségrégation raciale. Rappelez vous aussi que Wilt Chamberlain a transité par cette troupe avant d’intégrer la NBA. Lorsqu’ils arrivaient dans une ville, c’était un événement qui mettait tout le monde sens dessus dessous. C’était un concentré de magie américaine qui venait à la rencontre des foules. Pour être honnête, j’ai quand même lu des comptes-rendus
Les plus jeunes ne peuvent pas imaginer que les Harlem furent très longtemps la seule référence américaine des basketteurs français. Aussi, on disait un « dribble à la Harlem » ou plus généralement « jouer à la Harlem », ce qui voulait dire « être invincible » et en plus « ajouter la fantaisie, la classe, à l’efficacité. »
Depuis un quart de siècle, c’est la NBA qui symbolise en France le basket américain dans ce qu’il a d’extraordinaire, de magique, de magnifique.
Alors, oui, voir ces deux entités s’associer, ce n’est pas anodin.





Commentaires
1. Le 29 novembre 2008 à 23:13
2. Le 18 mars 2013 à 07:03
3. Le 19 mars 2013 à 03:20
4. Le 7 mai 2013 à 05:26
5. Le 16 mai 2013 à 03:37