MADE-IN-NBA/ 16 décembre 2008 / 09:32

The right man...



boris diaw
Longtemps, par ignorance, on (nous, les Européens) a crû que n’importe quel joueur américain devait s’acclimater, et être bon, dans n’importe quelle équipe. Alors que la maxime « the right man at the right place » est du cousu main pour le basket-ball, et en NBA plus qu’ailleurs encore.

Exemple, Boris Diaw.

A Atlanta, il n’avait pas la confiance de la maison, et on s’est demandé s’il ne serait pas un immense flop. Transféré à Phoenix, et profitant de la blessure de Amare Stoudamire, il se sent poussé des ailes, et nous gratifie d’un oscar de MIP (Most Improved Player). Bien dans ses baskets, il se positionne en même temps comme le meilleur joueur de l’Euro 2005 derrière l’inévitable Dirk Nowitzki.

Et puis, Stoudamire revient, le Shaq arrive, Boris s’alourdit, et le voici cantonné à des tâches subalternes. Ses stats fondent à la vitesse de mes économies en période de Noël. Boris a perdu 10 minutes de temps de jeu sur trois ans. Le voici donc muté sans son accord à Charlotte. Après un premier match pour se mettre en jambes, il a scoré hier soir 25 points face aux Hawks, prenant 23 shoots, soit beaucoup plus que les autres Bobcats. Comme diraient les Américains, il a justifié son salaire !

A Charlotte, Boris ne sera jamais champion NBA. Vous allez me dire, à Phoenix, il n’avait guère plus de chances. Mais dans une NBA où la performance individuelle prime sur le reste, il peut se reconstruire une image de marque. Il faut juste qu'il force sa nature, qu'il devienne égoïste. Un comble quand même dans un sport co. Mais la NBA N'EST PAS UN SPORT CO.

« The right man at the right place »… Ça me rappelle le “cas Bob Thate”. Sous le maillot du SS Nilvange, le bonhomme avait quand même tourné à 38,9 points en moyenne. Soit (presque) autant qu’une équipe grecque aujourd’hui ! L’Américain confisquait toutes les cartouches des Lorrains. En plus, ça ne défendait pas fort pas du tout à l’époque. Nous étions en 1973. Et puis, Thate est passé au Caen BC, une formation moyenne de première division. Résultat : 4e marqueur… de l’équipe avec dix points tout rond au compteur. Par ici la sortie.

Commentaires

1. Le 16 décembre 2008 à 10:54

Tout est juste dans ce billet ! Si ce transfert aux Bobcats n'est peut-être pas la meilleure des choses, Boris Diaw a toutes les cartes en main pour montrer au monde son talent. Avec les résultats pléthoriques de Sean May, il peut rapidement devenir le joueur majeur de la franchise.

2. Le 16 décembre 2008 à 11:10

Eh oui, un peu la parabole du "fort parmi les faibles, faible parmi les forts"...

3. Le 16 décembre 2008 à 15:36

Il y a sans doute un paquet de joueurs en NBA (ou même en Europe) qui pourraient faire des stats en NBA à aprtir du moment où ils ont un temps de jeu important et une certaine liberté dans le jeu. En NBA, il y a quelques joueurs au-dessus du lot, ensuite les autres se valent.

4. Le 16 décembre 2008 à 18:07

meilleur jour de l'Euro 2005 derrière Nowitzki? sans déc( voir par ex la demi contre les grecs)?
si ce transfert pouvait le réveiller , ça serait bien , wait and see
PS des rumeurs l'envoient à New York , because D'Antoni

5. Le 16 décembre 2008 à 21:13

Pour dire vrai, après le transfert de Boris j'ai été assez étonné des analyses des experts baskets des différents médias français (George Eddy, Bruno Poulain, RMC, Europe 1...).

Pour la grande majorité d'entre eux ils accueillaient la nouvelle avec dépit et déception.

Pour ma part ce transfert offrait une réelle chance à Boris de devenir un joueur majeur (il ne sera jamais un Franchise Player) au sein d'une équipe modeste.

Un aveu de faiblesse du niveau de Diaw? Pas vraiment car même dans une équipe forte il a prouvé qu'il pouvait devenir majeur.

C'est juste que comme dit MaxiBoy, il est au bon endroit au bon moment!

Espérons que son transfert prochain aux Knicks courant février lui permette de le rester!

6. Le 17 décembre 2008 à 11:03

Au bon endroit au bon moment! La phrase est juste. Boris à tout intérêt à la jouer égoïste pour une fois et personne ne le lui repprochera car on le connait et ce n'est pas dans ses habitudes. Ceci dit, il vaut mieux pour lui qu'il se "re"fasse un nom et très vite afin de vite vite espérer un trans fert chez un prétendant au playoff où il aurait sa place sans hésiter. Mais en "rôle playeur"...

7. Le 17 décembre 2008 à 11:46

Est-ce que pour Bobo le fait de ne maitriser les systèmes lui permettrait de jouer enfin sans se poser trop de questions ?

8. Le 18 décembre 2008 à 12:47

Boris aura du mal à devenir égoïste de par son éducation familiale et scolaire car sa mère l'a inscrit, grâce à une dérogation, dans une école publique pratiquant la pédagogie Freinet.Cette pédagogie est basée sur le principe de la coopération, de l'entraide, bannit la notation et les classements, tout le contraire de l'individualisme. Elle est imprégnée de pacifisme. Ce n'est donc pas Boris qui va chercher à verser sur les parquets de NBA, "le sang impur des féroces soldats qui mugissent dans nos campagnes"
Faut-il le regretter? Peut-être sur le plan sportif, mais sur le plan humain?
En plus Boris a montré son fonds généreux en mettant la main à la poche pour sauver l'Elan Béarnais.
Alors, que ce soit à Phénix, à Charlotte ou ailleurs, qu'il réussisse ou non, Boris a déjà prouvé qu'il est grand monsieur.

9. Le 18 décembre 2008 à 22:24

"Mais la NBA N'EST PAS UN SPORT CO."
L'ULEB non plus, la LNB également... Pourquoi considérer une ligue professionnelle telle que la NBA comme un sport à part entière ?

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