DES NOUVELLES DU MONDE/ 25 janvier 2009 / 07:59

Et nous, les Français?



histoire du basket euroleague
Vous aurez remarqué sur mon blog l’apparition de l’Euroleague Basketball TV. L’Euroleague m'a proposé de relayer ses images. C'est fait.

C’est rigolo d’entendre, dans l’oreille gauche, les commentaires en espagnol des joueurs du Barça et, de l’autre, la traduction en anglais. Un bon moyen ludique de devenir trilingue, non ?

Si j’étais méchant et/ou maso, je dirais que le jeu consiste à noter les apparitions de joueurs français à partir de cette fin janvier. En réalité, nos espoirs sont désormais entre les mains de Yohann Sangaré, qui passe 15 minutes par match avec Milan. Ceci a un lien direct avec ce que je disais à l’un de mes confrères il y a quelques jours.

La FIBA a sorti en 1993 (il y a un bonus sur la Dream Team de Barcelone) une K7 (pour les jeunes, une cassette vidéo, c’est au DVD ce que la diligence est au TGV) REMARQUABLE intitulée « La Fabuleuse Histoire du Basket ». C’est chez Polygram Vidéo. Deux heures de pur bonheur dont les trois dernières secondes disséquées de la finale des JO 72, URSS-USA. Il y a une interview de Frank Lubin, alias Lubinas… Enfin, vous voyez le genre. Pas de fast food. Pas un tombereau de dunks à vous débiliser le cerveau. De la très bonne et solide cuisine traditionnelle. En la regardant (trois fois, je crois), je m’étais fait la réflexion suivante (nous étions juste avant le titre européen de Limoges) : IL N’Y A RIEN SUR LE BASKET FRANÇAIS. Du Soviet, de l’américain, du yougoslave, ça oui, plein, mais du français, NADA. Pas une image de l’ORTF, d’Antenne 2… Depuis le championnat du Monde de 1963, soit durant 30 ans, le basket français avait disparu de la surface du globe. Et comme à l’époque où l’équipe de France était présentable (années 48-63), il n’y avait pas d’images, la France n'existait pas dans la mémoire collective mondiale.

Aujourd’hui, il serait inimaginable de réaliser un best of sans y inclure les prouesses de Tony Parker. Tony avec les Spurs. Tony avec Eva. Eventuellement Tony avec les Bleus. On pourrait y adjoindre Boris Diaw, Antoine Rigaudeau. La médaille d’argent de Sydney. Et même le bronze de Belgrade. Et bien sûr les filles en Or de 2001, Bourges, Valenciennes.

Mais au niveau du basket des clubs, triste et cruel constat, nous sommes donc retournés à l’âge glaciaire…

Commentaires

1. Le 25 janvier 2009 à 08:35

Oui, excellent Euroleague TV! Je n'avais pas remarqué. Merci Maxiboy!

2. Le 25 janvier 2009 à 10:10

Ca tombe bien que tu parles de cette K7 (que j'ai eu dans ma jeunesse, mais perdue dans un déménagement), car j'ai une question subsidiaire:
J'ai vu courant novembre l'apparition sur le marché de l'histoire du basket en dvd, édité par Nascarat: Est-ce une réédition de cette K7?
Pour info, mon épouse m'a offert "le basket en folie" chez le même éditeur pour noël... J'ai eu peur de voir une énième mixtape (elle connait peu le basket, elle voulait me faire plaisir), et sous ce titre bidon, j'ai eu l'agréable surprise de voir qu'il s'agissait en fait de l'excellent documentaire "crossover", qui parle de la mondialisation du basket!

3. Le 25 janvier 2009 à 15:13

Je possède cette VHS depuis une quinzaine d'année et c'est vrai qu'elle est très intéressante avec de superbes images d'archives. L'absence du basket français ne l'a pas choqué pour les raisons invoquées : à ce moment là le basket français n'existe pas au niveau international.

Mais je me pose tout de même une question : le basket français, bien qu'ayant eu des épisodes d'éclaircies, mériterait-il plus que 5 petites minutes si une vidéo telle était actualisée? En effet, on pourrait parler de TP voire Diaw (les deux NBAers qui y sont vraiment pour quelque chose), un peu des bleus (pas de titres, des médailles en effet mais au fond c'est bien maigre par rapport aux espagnols, grecs, yougos, lituaniens, etc... qui eux ont fait davantage), un peu des filles mais en sachant qu'on en parle toujours moins que leurs homologues masculins...et les clubs français qui depuis 93 n'ont pas fait grand chose (même si deux Korac avec Limoges et Nancy au début des années 2000).

Si l'on se place en tant que spectateur français, oui il y a matière à traiter du basket hexagonal...mais pour un spectateur d'un autre pays, notre parcours relève plutôt de l'anecdote depuis bien longtemps.

4. Le 25 janvier 2009 à 16:30

Frank: Je ne sais pas... Donc, si quelqu'un peut nous éclairer.
Bagouvic: Je pense effectivement que seul Tony Parker (triple champion NBA, une fois MVP des Finals, je pense meilleur meneur de jeu européens de tous les temps) représente quelque chose de fort pour les non-Français. Ensuite, c'est probablement Rigaudeau et Limoges... Bourges, au final four depuis 1996, est au top du top, mais c'est du basket féminin.

5. Le 26 janvier 2009 à 11:20

Sympa Maxiboy que tu me remmettes en mémoire cette VHS... que je possède!!!
Et oui je l'ai eu pour mes 18 ans de la part de mon Oncle qui savait qu'il ne pouvait pas se planter avec un cadeau Basket.
Pour dire vrai, au premier visionnage je m'étais dis "Merde, y'a pas grand chose sur la NBA!". ben oui j'étais dans ma période post Dream Team, Bulls et Cie à donf...
Mais après quelques autres séances j'ai compris toute la richesse de cet excellent documentaire sur notre sport. C'est peut être cette K7, qui en premier m'a ouvert l'esprit sur le vrai basket!

Par contre j'étais pas mécontent de pas voir de Basket français, il faut avouer qu'il était comparativement franchement dégueulasse à l'époque!
Et même si j'adorais passer mon Samedi Après Midi devant un bon "On fait le plein" sur C+ avec son match de Pro A et de NBA à suivre!

J'ai bien changé d'avis aujourd'hui sauf quand je vois le MSB se faire étriller sans gloire par Malaga ou Nancy par Sienne!

6. Le 28 janvier 2009 à 13:00

euh moi je n'ai toujours pas trouvé sur ce site le rapport à l’Euroleague Basketball TV... qqun voudrait bien m'expliquer?

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