LE BASKET FRANCAIS/ 11 février 2009 / 07:06
Soyons franc
Par maxiboy

« Je gagnais à l’époque non pas 5 à 6 000 francs, mais 5 à 600 francs en tant que revenus non commerciaux. Si j’avais gagné cet argent, je serais riche aujourd’hui, mais ce n’est pas le cas. » Voilà ce que m’a précisé le capitaine de cette équipe berckoise de légende.
J’avoue que j’ai du mal à situer la valeur du franc de cette époque. Déjà , il faut savoir que beaucoup d'adultes parlaient encore alors en anciens francs. Et depuis les euros sont arrivés. En attendant les nouveaux euros.
Jean Caulier a fait ses recherches et il m’a informé que le SMIC horaire brut était en 1972 de 4 francs de l’heure. 4 francs en 1972. Mais en 1974 ? En 1978 ? Au virage des années 80 ? On a oublié que l’inflation à deux chiffres avait semé la panique dans les économies occidentales au cours des années 70, et qu’on avait encore 13% d’inflation par an au début des années Mitterrand.
J’avoue ainsi que je n’étais pas choqué que les Berckois puissent gagner dix fois plus que 5-600 francs. 1) je ne connais pas le coût de la baguette de pain à cette époque, 2) tout ce qui était revenu était complètement tabou puisque pas forcément très légal. La pratique du basket-ball était censée être « amateur ». Donc, je n'avais aucun repères. Ils sont venus plus tard lorsque je suis rentré dans le "milieu".
Pour vous donner un ordre d’idée, je vais vous citer deux exemples, sans préciser les noms pour ne pas être coupable de trahison. Ce sont des confidences. L’un des 2-3 meilleurs joueurs français du début des années 80 gagnait 50 000F par mois. Soit 100 fois plus que les Berckois ! Et en 1986 ou 87, l’une des meilleures basketteuses françaises m’avait avoué toucher 10 000 francs. Dont la moitié au noir.
J’avoue que j’ai du mal à situer la valeur du franc de cette époque. Déjà , il faut savoir que beaucoup d'adultes parlaient encore alors en anciens francs. Et depuis les euros sont arrivés. En attendant les nouveaux euros.
Jean Caulier a fait ses recherches et il m’a informé que le SMIC horaire brut était en 1972 de 4 francs de l’heure. 4 francs en 1972. Mais en 1974 ? En 1978 ? Au virage des années 80 ? On a oublié que l’inflation à deux chiffres avait semé la panique dans les économies occidentales au cours des années 70, et qu’on avait encore 13% d’inflation par an au début des années Mitterrand.
J’avoue ainsi que je n’étais pas choqué que les Berckois puissent gagner dix fois plus que 5-600 francs. 1) je ne connais pas le coût de la baguette de pain à cette époque, 2) tout ce qui était revenu était complètement tabou puisque pas forcément très légal. La pratique du basket-ball était censée être « amateur ». Donc, je n'avais aucun repères. Ils sont venus plus tard lorsque je suis rentré dans le "milieu".
Pour vous donner un ordre d’idée, je vais vous citer deux exemples, sans préciser les noms pour ne pas être coupable de trahison. Ce sont des confidences. L’un des 2-3 meilleurs joueurs français du début des années 80 gagnait 50 000F par mois. Soit 100 fois plus que les Berckois ! Et en 1986 ou 87, l’une des meilleures basketteuses françaises m’avait avoué toucher 10 000 francs. Dont la moitié au noir.





Commentaires
1. Le 11 février 2009 à 10:11
2. Le 11 février 2009 à 10:14
3. Le 14 février 2009 à 11:14
4. Le 15 février 2009 à 12:13