LE BASKET FRANCAIS/ 24 février 2009 / 07:43
Histoires berckoises (suite)
Par maxiboy

J’ai eu Pierre Galle au téléphone. C’était le meneur de jeu emblématique. Il m’a expliqué notamment pourquoi il n’a jamais joué à Antibes alors qu’il avait signé une mutation pour l’OAJLP (c’était en 1972).
« Lorsque nous sommes montés en première division, René Fiolet –le directeur sportif- nous donnait 500 francs par mois. John Gidding devait avoir 3000F. Jean Racz, qui s’était sauvé de Hongrie, et qui était passé par le Royal IV, devait avoir 2000F par mois, tout mouillé.
Avec Daniel Ledent, on était internationaux tous les deux. On signe à Antibes. Je travaillais à la mairie de Berck. Mais mon fils est tombé malade. Il a eu une ostéchondrite bilatérale de la hanche. Il a été hospitalisé dans un centre spécialisé à Berck. Il n’y avait jamais de rechute dans ce type de maladie et… mon fils a rechuté. Les dirigeants d’Antibes avaient du mal à croire ça. Un jour, l’un d’entre eux est venu frapper à ma porte pour voir si tout ceci était vrai. A partir de là, Antibes a annulé ma mutation et m’a permis de retourner à Berck. En aucun cas, ce fut une question d’argent !
Seulement, j’ai perdu mon boulot de titulaire à la mairie de Berck, ce qui n’était pas rien à l’époque. Pendant six mois, Renard, qui était le président, m’a trouvé des petits boulots dans ses sociétés, notamment à Paris. Et au 1er janvier 73, Léonce Desprez, un ancien grand sportif, m’a embauché à la Fondation de la Vocation Sportive au Touquet. C’était le maire de la ville. A l’époque, on parlait de faire une fusion Berck-Le Touquet, et même avec Montreuil. »
C’était le destin. Au lieu d’aller sur la french riviera, Pierre Galle a fait deux finales de Coupe des champions avec Berck. Il n’a pas perdu au change !
J’en ai profité pour parler avec le cadet des Galle de la médaille d’argent obtenue à l’Euro juniors de 1964. Il faut savoir que la France n’était jamais montée sur le podium et qu’il faudra attendre 1992 –la génération Sciarra- pour qu’elle le retrouve, sur la plus haute marche. Une médaille inattendue, c’est le moins que l’on puisse dire… « Oui, à tel point que la fédé nous donnait à l’époque des « coqs » pour qu’on les offre à nos adversaires. Et elle ne nous en avait donné que pour la première semaine ! …»
« Lorsque nous sommes montés en première division, René Fiolet –le directeur sportif- nous donnait 500 francs par mois. John Gidding devait avoir 3000F. Jean Racz, qui s’était sauvé de Hongrie, et qui était passé par le Royal IV, devait avoir 2000F par mois, tout mouillé.
Avec Daniel Ledent, on était internationaux tous les deux. On signe à Antibes. Je travaillais à la mairie de Berck. Mais mon fils est tombé malade. Il a eu une ostéchondrite bilatérale de la hanche. Il a été hospitalisé dans un centre spécialisé à Berck. Il n’y avait jamais de rechute dans ce type de maladie et… mon fils a rechuté. Les dirigeants d’Antibes avaient du mal à croire ça. Un jour, l’un d’entre eux est venu frapper à ma porte pour voir si tout ceci était vrai. A partir de là, Antibes a annulé ma mutation et m’a permis de retourner à Berck. En aucun cas, ce fut une question d’argent !
Seulement, j’ai perdu mon boulot de titulaire à la mairie de Berck, ce qui n’était pas rien à l’époque. Pendant six mois, Renard, qui était le président, m’a trouvé des petits boulots dans ses sociétés, notamment à Paris. Et au 1er janvier 73, Léonce Desprez, un ancien grand sportif, m’a embauché à la Fondation de la Vocation Sportive au Touquet. C’était le maire de la ville. A l’époque, on parlait de faire une fusion Berck-Le Touquet, et même avec Montreuil. »
C’était le destin. Au lieu d’aller sur la french riviera, Pierre Galle a fait deux finales de Coupe des champions avec Berck. Il n’a pas perdu au change !
J’en ai profité pour parler avec le cadet des Galle de la médaille d’argent obtenue à l’Euro juniors de 1964. Il faut savoir que la France n’était jamais montée sur le podium et qu’il faudra attendre 1992 –la génération Sciarra- pour qu’elle le retrouve, sur la plus haute marche. Une médaille inattendue, c’est le moins que l’on puisse dire… « Oui, à tel point que la fédé nous donnait à l’époque des « coqs » pour qu’on les offre à nos adversaires. Et elle ne nous en avait donné que pour la première semaine ! …»





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3. Le 7 mars 2009 à 16:33
4. Le 16 janvier 2013 à 06:00
5. Le 6 mars 2013 à 03:34
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7. Le 12 mars 2013 à 10:26
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9. Le 13 mars 2013 à 04:51
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