LE BASKET FRANCAIS/ 5 mars 2009 / 07:35
Mémoire
Par maxiboy

C’était lors de la première saison de Vincent au SCM Le Mans (1981-82). Un match de coupe de France juniors (il l’avait gagné la saison précédente avec Montivilliers). A cette époque, l’équipe du SCM n’était pas bien fameuse et Vincent avait fait un match digne de Michael Jordan, version one man gang. N’ayant pas sa mémoire –et pas plus le courage d’aller compulser les archives locales à la Médiathèque-, je ne peux vous donner son score exact, mais je sais qu’il était passé au-dessus des 40 points. Et sans la ligne à trois points qui sera tracée après les Jeux de Los Angeles.
Nous étions deux journalistes à la tribune de presse. Didier Le Corre, qui couvrait la rencontre pour Ouest-France (DLC est celui qui fondera Maxi-Basket avec moi quelques mois plus tard, avant de lancer Basket News, puis plus récemment Bretons). Et moi pour Le Maine-Libre. Un féru de stats, DLC. Nous avions comptabilisé les points de Vincent et pris les tirs tentés. A la fin du match, il était venu nous voir pour discuter (il était déjà très communiquant ;-)).
On lui avait donné le nombre de tirs qu’il avait pris. Genre 30. Il nous avait répliqués tout de go : « Non, pas 30, 29… » Avec Le Corre, on s’était regardés incrédules. « Oui, 29. Vous avez dû me compter la claquette sur rebond offensif, mais en fait, ce n’est pas moi qui ais touché la balle… » On est resté comme deux ronds de flan. Et ce n’était pas terminé : « Oui, avant j’avais marqué de l’aile gauche. Et puis après pris un tir raté au poste bas. Juste avant de… » Vincent se souvenait de tous ses tirs, et visiblement dans l’ordre !
Dans ce portrait dans Basket News, il dit : « J’ai un très bon feedback après les matches. Je sais que lors de telle action, on a fait telle ou telle chose. Pierre Tavano –son assistant- me regarde étonné lorsque l’on fait les breefings d’avant-match, la présentation des systèmes, j’ai tout là haut. » Je peux vous dire que c’est totalement vrai. Et aussi –désolé pour les coaches en herbe un peu défaillant sur ce plan- que ça ne s’apprend pas. C’est inné.
Nous étions deux journalistes à la tribune de presse. Didier Le Corre, qui couvrait la rencontre pour Ouest-France (DLC est celui qui fondera Maxi-Basket avec moi quelques mois plus tard, avant de lancer Basket News, puis plus récemment Bretons). Et moi pour Le Maine-Libre. Un féru de stats, DLC. Nous avions comptabilisé les points de Vincent et pris les tirs tentés. A la fin du match, il était venu nous voir pour discuter (il était déjà très communiquant ;-)).
On lui avait donné le nombre de tirs qu’il avait pris. Genre 30. Il nous avait répliqués tout de go : « Non, pas 30, 29… » Avec Le Corre, on s’était regardés incrédules. « Oui, 29. Vous avez dû me compter la claquette sur rebond offensif, mais en fait, ce n’est pas moi qui ais touché la balle… » On est resté comme deux ronds de flan. Et ce n’était pas terminé : « Oui, avant j’avais marqué de l’aile gauche. Et puis après pris un tir raté au poste bas. Juste avant de… » Vincent se souvenait de tous ses tirs, et visiblement dans l’ordre !
Dans ce portrait dans Basket News, il dit : « J’ai un très bon feedback après les matches. Je sais que lors de telle action, on a fait telle ou telle chose. Pierre Tavano –son assistant- me regarde étonné lorsque l’on fait les breefings d’avant-match, la présentation des systèmes, j’ai tout là haut. » Je peux vous dire que c’est totalement vrai. Et aussi –désolé pour les coaches en herbe un peu défaillant sur ce plan- que ça ne s’apprend pas. C’est inné.





Commentaires
1. Le 5 mars 2009 à 13:38
2. Le 5 mars 2009 à 13:42
3. Le 5 mars 2009 à 21:07
4. Le 5 mars 2009 à 23:35
5. Le 6 mars 2009 à 06:41
6. Le 6 mars 2009 à 07:47
7. Le 6 mars 2009 à 10:22
8. Le 6 mars 2009 à 10:24
9. Le 16 septembre 2009 à 13:26