EXCLUSIVEMENT FEMININ/ 1 avril 2009 / 07:43

Concurrence déloyale



ligue féminine basket lfb
La santé financière de pas mal de clubs de Ligue féminine n’est pas bonne -désolé, ce n'est pas un Poisson d'Avril-, et ce n’est pas la crise mondiale qui va les remplumer. Je reviens à ce propos sur un article paru dans Sud Ouest samedi.

C’était juste avant un match décisif entre Basket Landes et le Stade Clermontois (que les Landaises ont gagné, assurant ainsi quasiment leur maintien en ligue). Le président Christian Lecomte est également président de la Ligue Atlantique et membre du comité directeur de la fédération.

Outre l’Union Hainaut et Clermont –qui ont déposé leur bilan-, il révèle que Calais, Villeneuve et Montpellier sont dans le rouge, et qu’une réunion avec Yvan Mainini et les présidents de clubs doit se tenir en principe ce vendredi.

J’en profite pour signaler que le règlement fédéral pour la LFB est plus laxiste que celui de la LNB. Chez les garçons, un club qui dépose le bilan est rétrogradé. Du côté des filles, il poursuit son activité –sous la coupe du tribunal de Commerce, si celui-ci donne son feu vert- comme n’importe quelle société. Pourquoi pas.

Par contre, j’avoue avoir été profondément choqué que l’Union Hainaut puisse encore envisager de participer à l’Euroleague la saison prochaine après avoir annoncé un passif de l’ordre de 700 000 euros. L’ancien président de la Ligue, Jean-Pierre Siutat, avait déclaré à BasketNews (en fait, à bibi) qu’il souhaitait que les clubs (largement) déficitaires ne soient pas engagés sur le front européen. Hypothèse que souhaite également Christian Lecomte. Cela paraît une sanction minimale.

Lorsque l’on bâti des budgets artificiels, on peut s’offrir une armada bien supérieure aux autres. Cela s’appelle de la concurrence déloyale. C’est ce qui avait été reproché (justement) au Limoges CSP à une époque. Vous allez me dire, c'est ce que fait un paquet de clubs de l'Est, tel Kiev, qui a affronté Cholet en EuroCup. Je sais, je sais. Tout ceci est au niveau européen un brin compliqué. Mais sur le plan franco-français, on peut quand même imposer ses propres règles pour éviter la saignée, non?

L’article est ici.

Commentaires

1. Le 1 avril 2009 à 08:43

100 000 fois d'accord avec toi, Maxiboy !
Et pour ceux qui penseraient "ouais mais faut rivaliser, gnagna", je dis qu'il faut mieux rester "petit" avec des finances en bonne santé que de "gagner" des titres à crédit. Il suffit de voir le résultat, un CSP qui a failli en crever, de ces délires.
C'est vrai qu'instaurer un contrôle de gestion au niveau européen serait pas simple, mais la crise actuelle risque de faire le ménage de toutes manières. Les "mécènes" à fonds perdus (et les "machines à laver" les roubles d'origine douteuse) vont ptêt bien refermer le robinet à dollars.
Et même les "monuments" espagnols comme le Real ou le Barça ne pourront laisser la pompe à phynances grande ouverte en permanence. Parce qu'il est clair qu'on a pas encore vu le quart de la moitié des effets de la crise sur le sport et les investissements. Va y avoir du dégât...
Mais bon. L'Union Hainault en Euroligue ? Ah non ! Pas dans de telles circonstances ! Un peu de morale, quand même !

2. Le 1 avril 2009 à 10:39

Intéressant article!
Et complétement d'accord avec Oscar sur le "petit en bonne santé"...

Dans ce contexte, les performances de Bourges sont d'avantage encore à saluer!

En ce qui concerne l'Union Hainault, je suis comme tous les nordistes: effondré de la gestion de "l'Union"!
Bon courage au coach Courcier!

3. Le 1 avril 2009 à 11:47

Evidemment d'accord

On se demande bien pourquoi, comme dans quasi tous les sports en France, un depot de bilan n'equivaut pas à une relegation au niveau inferieur (si l'equipe poursuit son activité - en plus c plus sain pour restructurer le club)

Ou au niveau de l'equipe reserve (si l'activité s'interrompt)

Mais evidemment l'Euroligue c non. Quel scandale ce serait pour les autres clubs

La morale de cette affaire c'est que definitivement les fusions c'est rarement bon.
On avait deux bons petits clubs qui n'auraient pas pu aller chercher le CSKA, on a voulu en faire un seul qui n'aurait pas pu aller chercher le CSKA non plus et resultat maintenant on en a plus qu'un, de taille equivalente voire inferieure à l'ancienne USVO

1 + 1 en sport ça fait rarement deux, encore moins trois

Mais ptet que comme L'Equipe le suggere, le but des politiques valenciennois etait de se debarrasser du basket pour faire la place au foot

Parce que sportivement, pour les fans (et c'est eux qu'il faut attirer il me semble) un derby USVO-St Amand c'est legerement plus excitant qu'un UHB-Nantes...

4. Le 1 avril 2009 à 14:17

Oui, Oscar, je crois que l'on n'a pas encore l'étendue des dégâts de la crise financière. Et pas que dans le sport...

5. Le 1 avril 2009 à 22:17

Elles jouent où les Landaises, à Mont de Marsan?

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