LE BASKET FRANCAIS/ 10 janvier 2010 / 07:12
SOS
Par maxiboy

Tout d'abord, explique nous ton parcours de basketteur, et notamment ta participation à la fondation de Couguars'news?
En 1996, c'est la folie basket. Les Bulls remportent encore un titre. Jordan est un Dieu. À Nancy, le SLUC termine sa première saison en Pro A et nourrit plein d'espoirs et de projets. Jusque là , pendant nos années lycées, on n'a pas manqué un rendez-vous à Gentilly. Les jours de match, on arrivait à 17 heures, championnat espoir, échauffements des pros, quelques courses aux autographes, puis le match des pros. Lewis, Durham, Cérase, Lion, Zianveni... Au coup de sifflet final, on envahissait le parquet pour faire quelques paniers. C'est comme ça que j'ai fais la connaissance de JD, le fils de Roger Sivignon, intendant du SLUC à l'époque. On refaisait le match en lisant la feuille de stats, puis on allait enfiler quelques paniers. JD m'a proposé son projet de journal du Club, Couguars'news, que j'ai accepté avec plaisir, et j'ai pu vivre ma passion du basket encore plus à fond en entrant un peu dans les coulisses du SLUC. Cela a duré jusqu'à la fin de la saison 2000-2001, beaucoup d'anecdotes et de rencontres sur presque 70 numéros. Aujourd'hui, je ne connais pas la nouvelle rédaction, mais Couguars'news est toujours là , et a passé les 200 numéros. Je suis toujours supporter du SLUC, même si cette saison, je ne suis plus abonné pour la première fois depuis bien longtemps !
Le basket et moi, ça dure depuis encore plus longtemps. Pour mon parcours, ça va être rapide, c'est celui du petit basketteur amateur classique. Débuts tout petit, première licence en 1988, et beaucoup de basket en scolaire à Nancy, au collège et au lycée, avec compétitions UNSS, option technique sportive basket de la seconde à la terminale, puis des heures et des heures sur quelques playgrounds nancéiens bien-sûr.
Depuis quand existait ce club de basket à Velaine-en-Haye?
On arrive à cette fameuse année 96. Le Bac en poche, la fac, bref, du temps pour jouer et vivre basket à fond ! Mais pas forcément la volonté de jouer dans un club où il faut se dépouiller pour jouer 2-3 minutes en match. On était plusieurs comme ça a vouloir jouer tout simplement. C'est pour ça qu'on a "signé" à Velaine-en-Haye, en 1996, avec des copains de lycée qui habitaient tous la commune, et qui avaient décidé d'y créer leur club de basket. La philosophie du VBC : JOUER au basket, jouer ensemble en se faisant plaisir avant tout, quelque soit le niveau de chacun. A ce niveau, on a été une fois champion, et toujours bien classés. Depuis 96, on se retrouve tous les vendredi soir, et on joue en général le dimanche matin. N'ayant jamais eu d'équipes junior ou féminine, le club n'a jamais pu (administrativement) monter à l'étage supérieur, mais je suis sûr qu'on y aurait eu notre place sportivement. Nous avons actuellement 20 licenciés, tous bons potes. Les anciens reviennent souvent s'entraîner quand ils sont de passage. Bref, un régal de club sans prise de tête, où tout le monde vient pour le plaisir du jeu uniquement.
La municipalité refuse donc d'accorder une subvention car l'équipe est composée majoritairement de joueurs qui n'habitent pas dans la commune?
Avec les années, travail et vie de famille oblige, le noyau de joueurs qui habitait la commune s'est éloigné. Il n'y a plus que 3 joueurs de 96 dans l'équipe, et plus aucun n'habite à Velaine : c'est la raison pour laquelle la municipalité a décidé de cesser de nous verser la subvention qui nous permet notamment de louer la salle des sports dans laquelle on s'entraîne et on joue. La commune n'a pas sa propre salle des sports, mais elle nous reproche tout de même de ne pas attirer de joueurs locaux... Pourtant, en 14 ans, notre président, Sébastien Brocheray, s'est toujours débrouillé pour que le club ne manque de rien en trouvant des sponsors, ravis eux de soutenir un club local. Grâce à eux, maillots, ballons, équipements aux couleurs du club... Il y aussi eu les calendriers, les autocollants, et le blog qui aujourd'hui tourne très bien. Bref, on a toujours fait de notre mieux pour monter haut les couleurs de Velaine.
Aujourd'hui malheureusement, c'est catégorique, pas de résidents, pas de subvention. Le club de football de Velaine a mis la clé sous la porte suite au départ des responsables, et par manque de joueur... Impossible donc de dire si la mairie aurait eu la même attitude avec le sport roi s'il n'avait pas su compter sur des joueurs résidents. Ce qui est sûr, et triste, c'est que pour une question de principe, sans chercher à trouver la moindre solution, Velaine-en-Haye n'aura bientôt plus de sport collectif. Tout ça pour une subvention annuelle de 1500 euros, probablement une part "considérable" du budget sport et culture de la commune… Les habitants apprécieront de savoir que l'adjoint aux sports ne dilapide pas leurs impôts, c'est indéniable !
Il n'y a pas de voie de recours?
Aujourd'hui, il est clair que si l'association sportive et la mairie ne nous apportent plus leur soutien, on se battra quand même pour continuer à jouer au basket, sous une autre forme, association de quartier ou autre, auto-subventionnée, au pire en doublant le prix de la licence, ce qui n'est pas forcément à portée de toutes les bourses. Mais si des lecteurs ont déjà vécu ce genre de situation dans leur commune, et s'ils ont trouvé une solution, qu'ils prennent contact avec nous. J'en profite bien-sûr pour faire un dernier appel à la raison aux nouveaux élus qui ont appliqué leur règle de principe sans, d'évidence, la moindre réflexion, et à priori sans la moindre connaissance de l'histoire du club."
Voir des coupures de presse ici.
En 1996, c'est la folie basket. Les Bulls remportent encore un titre. Jordan est un Dieu. À Nancy, le SLUC termine sa première saison en Pro A et nourrit plein d'espoirs et de projets. Jusque là , pendant nos années lycées, on n'a pas manqué un rendez-vous à Gentilly. Les jours de match, on arrivait à 17 heures, championnat espoir, échauffements des pros, quelques courses aux autographes, puis le match des pros. Lewis, Durham, Cérase, Lion, Zianveni... Au coup de sifflet final, on envahissait le parquet pour faire quelques paniers. C'est comme ça que j'ai fais la connaissance de JD, le fils de Roger Sivignon, intendant du SLUC à l'époque. On refaisait le match en lisant la feuille de stats, puis on allait enfiler quelques paniers. JD m'a proposé son projet de journal du Club, Couguars'news, que j'ai accepté avec plaisir, et j'ai pu vivre ma passion du basket encore plus à fond en entrant un peu dans les coulisses du SLUC. Cela a duré jusqu'à la fin de la saison 2000-2001, beaucoup d'anecdotes et de rencontres sur presque 70 numéros. Aujourd'hui, je ne connais pas la nouvelle rédaction, mais Couguars'news est toujours là , et a passé les 200 numéros. Je suis toujours supporter du SLUC, même si cette saison, je ne suis plus abonné pour la première fois depuis bien longtemps !
Le basket et moi, ça dure depuis encore plus longtemps. Pour mon parcours, ça va être rapide, c'est celui du petit basketteur amateur classique. Débuts tout petit, première licence en 1988, et beaucoup de basket en scolaire à Nancy, au collège et au lycée, avec compétitions UNSS, option technique sportive basket de la seconde à la terminale, puis des heures et des heures sur quelques playgrounds nancéiens bien-sûr.
Depuis quand existait ce club de basket à Velaine-en-Haye?
On arrive à cette fameuse année 96. Le Bac en poche, la fac, bref, du temps pour jouer et vivre basket à fond ! Mais pas forcément la volonté de jouer dans un club où il faut se dépouiller pour jouer 2-3 minutes en match. On était plusieurs comme ça a vouloir jouer tout simplement. C'est pour ça qu'on a "signé" à Velaine-en-Haye, en 1996, avec des copains de lycée qui habitaient tous la commune, et qui avaient décidé d'y créer leur club de basket. La philosophie du VBC : JOUER au basket, jouer ensemble en se faisant plaisir avant tout, quelque soit le niveau de chacun. A ce niveau, on a été une fois champion, et toujours bien classés. Depuis 96, on se retrouve tous les vendredi soir, et on joue en général le dimanche matin. N'ayant jamais eu d'équipes junior ou féminine, le club n'a jamais pu (administrativement) monter à l'étage supérieur, mais je suis sûr qu'on y aurait eu notre place sportivement. Nous avons actuellement 20 licenciés, tous bons potes. Les anciens reviennent souvent s'entraîner quand ils sont de passage. Bref, un régal de club sans prise de tête, où tout le monde vient pour le plaisir du jeu uniquement.
La municipalité refuse donc d'accorder une subvention car l'équipe est composée majoritairement de joueurs qui n'habitent pas dans la commune?
Avec les années, travail et vie de famille oblige, le noyau de joueurs qui habitait la commune s'est éloigné. Il n'y a plus que 3 joueurs de 96 dans l'équipe, et plus aucun n'habite à Velaine : c'est la raison pour laquelle la municipalité a décidé de cesser de nous verser la subvention qui nous permet notamment de louer la salle des sports dans laquelle on s'entraîne et on joue. La commune n'a pas sa propre salle des sports, mais elle nous reproche tout de même de ne pas attirer de joueurs locaux... Pourtant, en 14 ans, notre président, Sébastien Brocheray, s'est toujours débrouillé pour que le club ne manque de rien en trouvant des sponsors, ravis eux de soutenir un club local. Grâce à eux, maillots, ballons, équipements aux couleurs du club... Il y aussi eu les calendriers, les autocollants, et le blog qui aujourd'hui tourne très bien. Bref, on a toujours fait de notre mieux pour monter haut les couleurs de Velaine.
Aujourd'hui malheureusement, c'est catégorique, pas de résidents, pas de subvention. Le club de football de Velaine a mis la clé sous la porte suite au départ des responsables, et par manque de joueur... Impossible donc de dire si la mairie aurait eu la même attitude avec le sport roi s'il n'avait pas su compter sur des joueurs résidents. Ce qui est sûr, et triste, c'est que pour une question de principe, sans chercher à trouver la moindre solution, Velaine-en-Haye n'aura bientôt plus de sport collectif. Tout ça pour une subvention annuelle de 1500 euros, probablement une part "considérable" du budget sport et culture de la commune… Les habitants apprécieront de savoir que l'adjoint aux sports ne dilapide pas leurs impôts, c'est indéniable !
Il n'y a pas de voie de recours?
Aujourd'hui, il est clair que si l'association sportive et la mairie ne nous apportent plus leur soutien, on se battra quand même pour continuer à jouer au basket, sous une autre forme, association de quartier ou autre, auto-subventionnée, au pire en doublant le prix de la licence, ce qui n'est pas forcément à portée de toutes les bourses. Mais si des lecteurs ont déjà vécu ce genre de situation dans leur commune, et s'ils ont trouvé une solution, qu'ils prennent contact avec nous. J'en profite bien-sûr pour faire un dernier appel à la raison aux nouveaux élus qui ont appliqué leur règle de principe sans, d'évidence, la moindre réflexion, et à priori sans la moindre connaissance de l'histoire du club."
Voir des coupures de presse ici.





Commentaires
1. Le 10 janvier 2010 à 16:38
2. Le 10 janvier 2010 à 17:14
3. Le 11 janvier 2010 à 10:11
4. Le 11 janvier 2010 à 11:08
5. Le 11 janvier 2010 à 16:48
6. Le 11 janvier 2010 à 18:08
7. Le 12 janvier 2010 à 09:18