LE BASKET FRANCAIS/ 5 septembre 2010 / 06:30

En ces temps là



monclar
Parmi les jeunes lecteurs de ce blog, certains doivent s’imaginer que Jacques Monclar a toujours eu les cheveux blancs, des lunettes, et qu’il est né avec un micro au bout des doigts. Que nenni ! Il fut un meneur de jeu international qui a roulé sa bosse un peu partout autour du globe car à son époque les destinations de l’équipe de France était exotique. Parmi les jeunes lecteurs de ce blog (bis), certains doivent s’imaginer que l’équipe de France perdait toujours contre la Grèce –jusqu’à l’Euro de l’an dernier, mais cette fois là, on aurait pu s’abstenir :( C’est parfaitement vrai !

Cette intro pour vous recommander cette adresse sur le site basket4life (voir ici) où des internautes mettent en ligne des matches qu’ils ont en stock. J’ai téléchargé vendredi un France-Grèce que j’ai regardé en partie. Il date du 6 juillet 1986. J’y étais (oui, je frime). Ce fut le premier Championnat du Monde auquel j’ai assisté et j’ai été gâté car ce fut « le plus grand de l’histoire », avec 24 équipes, et dans un pays hôte qui montait en puissance dans ce sport, l’Espagne.

Le match s’est tenu à Saragosse. En revoyant les images, je me suis souvenu avoir été choqué –et pourtant je clopais dur à l’époque- par le fait que les spectateurs fumaient comme des taureaux espagnols et surtout que le sponsor principal puisse être un cigaretier. On voit d’ailleurs le nom « Winston » écrit en grand sur le parquet.

La retransmission est celle de la chaîne grecque EPT et cela donne du piment aux commentaires. Si comme moi vous téléchargez la vidéo, vous saurez pourquoi Nick Galis était « instoppable », à quoi ressemblait en jeu l’actuel coach des filles de Lattes-Montpellier (Valéry Demory), le responsable du marketing du Limoges CSP (Stéphane Ostrowski) ou le frère du coach de Chalon (Eric Beugnot). Vous aurez le droit de vous marrer en voyant les shorts de l’époque, mais dites-vous bien qu’il y eut bien pire.

Donc, au bout du compte la France perdit 87-84. Seulement deux jours plus tard, bravement, elle s’imposait au Brésil d’Oscar Schmidt, 93-85. Tout le monde était persuadé (à commencer par eux-mêmes)que nos Bleus se qualifieraient pour le 2e tour prévu à Barcelone. Il suffisait que la fière Espagne chez elle batte le Brésil. Elle se fit étendre de 14 points. La France et la Grèce se retrouvèrent à égalité et furent départagées par le point-average particulier, donc favorable à la Grèce. A l’époque, c’était déjà comme ça que ça se passait. Alors, vous vous doutez que je n’ai pas été surpris une seconde du scénario de jeudi soir :( JE SUIS VACINNE. Bon, mais comme j’étais aussi à Novi-Sad (victoire sur la Serbie en match de barrage) en 2005, il y a quelque part au fond de mon cerveau martyrisé par tant de campagnes frustrantes une pointe d’espoir pour le match contre la Turquie de ce soir.

Commentaires

1. Le 5 septembre 2010 à 08:59

Il y a des "jeunes lecteurs de ce blog",dont je ne suis plus malheureusement (étant plus dans la catégorie jeune senior) qui connaissent encore les joueurs cités dans cet article pour les avoir vu jouer. Moi je me rappelle très bien les campagnes européennes du CSP avec les matches qui passaient à une heure du matin sur Antenne 2, les Dacoury, Brooks, Collins, Demory et Ostrowski. Rappelons quand même qu'à cette époque les résultats des Bleus étaient moins bons qu'aujourd'hui.

2. Le 5 septembre 2010 à 09:59

Intéressant, ce lien ;-)
Et effectivement, des têtes connues. C'était le bon temps, moi j'vous dis !

3. Le 6 septembre 2010 à 14:04

merci du lien!

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