LE BASKET FRANCAIS/ 2 décembre 2010 / 06:21
Fracture sociale
Par maxiboy

Je rappelle tout d’abord que la loi Evin du 10 janvier 1991 interdit la vente de boissons alcoolisées dans les stades, les salles d’éducation physique et les gymnases. Cette réglementation a été renforcée par l’interdiction d’introduire des boissons alcoolisées sur les lieux où se déroule une manifestation sportive, sous peine d’une amende de 50 000 F (à l'époque) et d’un an d’emprisonnement.
Voilà le cadre. Il y a des dérogations, ce qui permet à Cholet Basket de proposer du Rosé d'Anjou (notamment!) à la buvette. Ne me demandez pas comment CB fait pour perpétuer la tradition, je n’en sais rien.
Il reste qu’en règle général, un spectateur ne peut pas consommer de boissons alcoolisées dans une salle de basket. Et c’est bien là que se situe la fracture sociale. Car je parle d’un spectateur lambda qui paye sa place et qui aimerait bien s’enfiler une petite bibine à la mi-temps (ne me dites pas qu’il y a les horribles Buckler et autres Tourtel pour compenser ;-). Impossible ! (Déjà que pour cloper, il faut sortir de la salle :( J’ai expérimenté ce désagrément à l’époque où les salles américaines –à commencer par le Madison Square Garden de New York- interdisaient une par une aux fumeurs d’assouvir leur vice. Horrible ! Aussi, j’ai pris l’une des décisions les plus intelligentes de ma vie, j’ai arrêté de fumer. Mon tour de ceinture en atteste !)
En revanche, si vous ne payez pas votre place, c'est-à -dire que vous êtes officiel, journaliste –ça dépend des clubs- ou plus simplement invité par un sponsor du match, vous pouvez vous rendre dans les salons VIP avant, pendant (à la mi-temps) et après le match, et y consommer verre sur verre (et souvent coupette sur coupette) en toute légalité.
Donc, à la reprise du match, vous observerez deux types de spectateurs. Les uns, « pauvres », qui sont restés sur leur siège pour entendre sans écouter les messages publicitaires du club, la musique à donf, et regarder des jeux souvent plus bêtes que méchants. Et qui n’ont qu’une hâte, que la partie reprenne. Les autres, « riches », qui reviennent joyeux, les yeux pétillants, l’haleine marquée, en bande, et en plus parfois en retard. Ce qui, lorsqu’ils occupent les places aux premiers rangs, perturbe toute l’assistance. Eux aimeraient bien des coupures entre chaque quart-temps d’une bonne demi-heure. Vous aurez remarqué comme moi, ce sont les moins enclin à applaudir et crier pour supporter l’équipe locale, et lorsqu’elle perd, ils s’en contre-fichent. D’ailleurs, après une demi-douzaine d’invitations au basket, ils n’ont toujours pas fait la différence entre une zone et une individuelle. Par contre, si vous leur servez du blanc pétillant à la place du champagne, ils vont dire bien fort qu’ « au foot, c’est cent fois mieux ! »
Conclusion : moi, je dis que cette fracture sociale, c’est dégueulasse !
Voilà le cadre. Il y a des dérogations, ce qui permet à Cholet Basket de proposer du Rosé d'Anjou (notamment!) à la buvette. Ne me demandez pas comment CB fait pour perpétuer la tradition, je n’en sais rien.
Il reste qu’en règle général, un spectateur ne peut pas consommer de boissons alcoolisées dans une salle de basket. Et c’est bien là que se situe la fracture sociale. Car je parle d’un spectateur lambda qui paye sa place et qui aimerait bien s’enfiler une petite bibine à la mi-temps (ne me dites pas qu’il y a les horribles Buckler et autres Tourtel pour compenser ;-). Impossible ! (Déjà que pour cloper, il faut sortir de la salle :( J’ai expérimenté ce désagrément à l’époque où les salles américaines –à commencer par le Madison Square Garden de New York- interdisaient une par une aux fumeurs d’assouvir leur vice. Horrible ! Aussi, j’ai pris l’une des décisions les plus intelligentes de ma vie, j’ai arrêté de fumer. Mon tour de ceinture en atteste !)
En revanche, si vous ne payez pas votre place, c'est-à -dire que vous êtes officiel, journaliste –ça dépend des clubs- ou plus simplement invité par un sponsor du match, vous pouvez vous rendre dans les salons VIP avant, pendant (à la mi-temps) et après le match, et y consommer verre sur verre (et souvent coupette sur coupette) en toute légalité.
Donc, à la reprise du match, vous observerez deux types de spectateurs. Les uns, « pauvres », qui sont restés sur leur siège pour entendre sans écouter les messages publicitaires du club, la musique à donf, et regarder des jeux souvent plus bêtes que méchants. Et qui n’ont qu’une hâte, que la partie reprenne. Les autres, « riches », qui reviennent joyeux, les yeux pétillants, l’haleine marquée, en bande, et en plus parfois en retard. Ce qui, lorsqu’ils occupent les places aux premiers rangs, perturbe toute l’assistance. Eux aimeraient bien des coupures entre chaque quart-temps d’une bonne demi-heure. Vous aurez remarqué comme moi, ce sont les moins enclin à applaudir et crier pour supporter l’équipe locale, et lorsqu’elle perd, ils s’en contre-fichent. D’ailleurs, après une demi-douzaine d’invitations au basket, ils n’ont toujours pas fait la différence entre une zone et une individuelle. Par contre, si vous leur servez du blanc pétillant à la place du champagne, ils vont dire bien fort qu’ « au foot, c’est cent fois mieux ! »
Conclusion : moi, je dis que cette fracture sociale, c’est dégueulasse !





Commentaires
1. Le 2 décembre 2010 à 08:34
2. Le 2 décembre 2010 à 14:21
3. Le 2 décembre 2010 à 14:46
4. Le 3 décembre 2010 à 19:41
5. Le 5 décembre 2010 à 19:25
6. Le 8 décembre 2010 à 23:00