MADE-IN-NBA/ 14 novembre 2011 / 08:16
MJ
Par maxiboy

Un samedi d’octobre lillois, non il ne fait pas froid, l’été indien est au rendez-vous (toute la vie sera pareille à ce matin...) Le passant prend en photo le panneau d’indication lumineux devant le Palais Saint Sauveur. L’antre du Lille Métropole Basket évoluant pour la 3ème saison consécutive en Pro B. Pas pour l’annonce du prochain match, mais pour les 30 degrés indiqueés.
Le plus stupeéfiant de la journeée n’est pourtant pas dans ces conditions climatiques insoupçonneées. Il se déroule à quelques mètres. Dans le seul magasin spéccialisé basket-ball de la métropole lilloise, celui de mon ami David, joueur intérieur dur au mal et combatif genre « tu vas voir qui c’est Raoul »
.
Je décide, en effet, de me faire payer le café dans sa boutique par un autre pote, Mo, le vendeur. Lui, c’est plus Sow High, à force de gagner tous les concours de dunks de la région.
Alors que la dégustation du nectar colombien commence et que la discussion tourne inévitablement autour de la balle orange, rentrent deux jeunes dans l’échoppe. Majeurs et vaccinés tout de même, ce ne sont plus des lycéens et nous sommes leurs ainés d’une bonne dizaine d’années. Ce sont les prototypes de la nouvelle génération. Pas trop mal fringués, qui te saluent d’un wesh sans savoir ce que ça veut dire et sans savoir encore moins l’écrire, qui se trouveront des origines hors de l’hexagone si tu leur demandes d’où ils viennent. Parce que ça aussi c’est à la demo ! De vouloir absolument se trouver un bled, de baragouiner 3 ou 4 mots étrangers (que tout le monde connaît car déjà utilisés par les Tontons qui te repassaient fissa) et d’avoir le survêt’ remonté au niveau du mollet sans connaître la souffrance d’avoir un boulet.
Cependant, pas de préjugés, il faut que jeunesse se passe comme disaient nos vioques, nous n’étions pas forcément mieux dans notre genre.
Au contraire même, lorsqu’ils se dirigent directement voir instinctivement vers l’étagère consacrée aux modèles portés par le élèbre N°23 et réédités actuellement, dont mes préférés les V, je me dis que nous avons à faire à de bons gamins, de fins connaisseurs respectueux du mythe. Ce sentiment se confirme lorsqu’ils demandent si les XIII vont bientôt être disponibles.
Il n’y a donc rien de paranormal pour l’instant. Mais, d’un seul coup, sans prévenir, le bourre-pif ! Devenu branque en une demi seconde, transporté sur une autre planète ! Je ne sais pas si David les a vus mais Mars a appelé (les vrais Jordan Brand addict comprendront).
Où suis-je ? A Brooklille ? Je rétréci, tourne en boucle dans ce cercle blanc et noir au son de cette musique que les moins de 30 ans n’ont jamais entendu lorsque l’un des deux énergumènes demande :
« Au fait il joue toujours Jordan ? Et pour quelle équipe ? »
Le café, si délicieux jusque là, manque de me faire canner et une seule réponse traverse mon esprit :
« Oui, il joue toujours ! Sur ta console de jeux ! »
Comment peut-on laisser passer ? Impossible pour ceux, qui comme moi, on conservé « Come fly with me » en VHS alors qu’ils n’ont plus de magnéto pour rembobiner. Qui ont tenté à 23 000 reprises de reéaliser ce mouvement de sa majesté contre les Nets habillés, comme un symbole, d’une tenue bleue ciel. Qui ont économisé presque un pascal pour s’acheter un maillot rouge, pas pour le porter (trop de respect) mais pour l’accrocher.
Mais voilà, il faut se faire une raison. MJ a dépassé les limites du rectangle. Il a pleinement intégré le conscient fashion collectif.
Tu veux être à la « demo » ! Porte des JOJO ! Ce sont les dernières sorties dans ton esprit ! Oui, bien sûr mon petit ! Il les avait en s’envolant de la ligne des lancers-francs il y a maintenant vingt ans !
Nous aurions dû le voir venir. En effet, quelle marque bénéficie d’une telle notoriété qu’elle peut se permettre d’afficher uniquement son logo et pas son nom. Elles ne sont pas légions. La maison mère de Jordan Brand, virgule, la pomme en deuil de son fondateur, la chaîne de resto qu’on aiMe ou pas... Il y en a peut-être d’autres mais pas 23.
On pourrait se retourner sur nos terrains de ce phénomène de mode sans considération pour le sport. Il faut y voir une bénédicction, un back to the future. On sait tous ce que Michael a été pour le basket au début des années 90. Son fer de lance, son mondialisateur, sa figure de proue, le slogan, l’icône du sport de l’an 2000. On sait aussi que nous avons raté le coche.
Mais, en cet automne 2011, un nouvel espoir renaît. Les bleus sont vice-champions d’Europe, nos joueurs NBA ont réintégré Championnat de France, la FFBB et la LNB se mettent à travailler main dans la main, et on a conscience que nos salles sont aussi accueillantes et chaleureuses que Bébert quand il répare sa mobylette. Dans ce contexte, quoi de mieux alors qu’une marque qui va promouvoir la visibilité, la notoriété de notre sport avec comme visuel le Jumpman. Soit un basketteur, le basketteur ballon en main.
Encore une fois, d’une autre façon et 20 ans après, Michael JORDAN va, à nouveau, nous aider à populariser notre sport. A nous de ne pas rater ce shoot au buzzer, de ne pas se faire contrer par le cercle ou de prendre une cartouche par une autre discipline.
Quoiqu’il en soit, Michael sera donc, à tout jamais, et en deux mots : Best Ever !
Le plus stupeéfiant de la journeée n’est pourtant pas dans ces conditions climatiques insoupçonneées. Il se déroule à quelques mètres. Dans le seul magasin spéccialisé basket-ball de la métropole lilloise, celui de mon ami David, joueur intérieur dur au mal et combatif genre « tu vas voir qui c’est Raoul »
.
Je décide, en effet, de me faire payer le café dans sa boutique par un autre pote, Mo, le vendeur. Lui, c’est plus Sow High, à force de gagner tous les concours de dunks de la région.
Alors que la dégustation du nectar colombien commence et que la discussion tourne inévitablement autour de la balle orange, rentrent deux jeunes dans l’échoppe. Majeurs et vaccinés tout de même, ce ne sont plus des lycéens et nous sommes leurs ainés d’une bonne dizaine d’années. Ce sont les prototypes de la nouvelle génération. Pas trop mal fringués, qui te saluent d’un wesh sans savoir ce que ça veut dire et sans savoir encore moins l’écrire, qui se trouveront des origines hors de l’hexagone si tu leur demandes d’où ils viennent. Parce que ça aussi c’est à la demo ! De vouloir absolument se trouver un bled, de baragouiner 3 ou 4 mots étrangers (que tout le monde connaît car déjà utilisés par les Tontons qui te repassaient fissa) et d’avoir le survêt’ remonté au niveau du mollet sans connaître la souffrance d’avoir un boulet.
Cependant, pas de préjugés, il faut que jeunesse se passe comme disaient nos vioques, nous n’étions pas forcément mieux dans notre genre.
Au contraire même, lorsqu’ils se dirigent directement voir instinctivement vers l’étagère consacrée aux modèles portés par le élèbre N°23 et réédités actuellement, dont mes préférés les V, je me dis que nous avons à faire à de bons gamins, de fins connaisseurs respectueux du mythe. Ce sentiment se confirme lorsqu’ils demandent si les XIII vont bientôt être disponibles.
Il n’y a donc rien de paranormal pour l’instant. Mais, d’un seul coup, sans prévenir, le bourre-pif ! Devenu branque en une demi seconde, transporté sur une autre planète ! Je ne sais pas si David les a vus mais Mars a appelé (les vrais Jordan Brand addict comprendront).
Où suis-je ? A Brooklille ? Je rétréci, tourne en boucle dans ce cercle blanc et noir au son de cette musique que les moins de 30 ans n’ont jamais entendu lorsque l’un des deux énergumènes demande :
« Au fait il joue toujours Jordan ? Et pour quelle équipe ? »
Le café, si délicieux jusque là, manque de me faire canner et une seule réponse traverse mon esprit :
« Oui, il joue toujours ! Sur ta console de jeux ! »
Comment peut-on laisser passer ? Impossible pour ceux, qui comme moi, on conservé « Come fly with me » en VHS alors qu’ils n’ont plus de magnéto pour rembobiner. Qui ont tenté à 23 000 reprises de reéaliser ce mouvement de sa majesté contre les Nets habillés, comme un symbole, d’une tenue bleue ciel. Qui ont économisé presque un pascal pour s’acheter un maillot rouge, pas pour le porter (trop de respect) mais pour l’accrocher.
Mais voilà, il faut se faire une raison. MJ a dépassé les limites du rectangle. Il a pleinement intégré le conscient fashion collectif.
Tu veux être à la « demo » ! Porte des JOJO ! Ce sont les dernières sorties dans ton esprit ! Oui, bien sûr mon petit ! Il les avait en s’envolant de la ligne des lancers-francs il y a maintenant vingt ans !
Nous aurions dû le voir venir. En effet, quelle marque bénéficie d’une telle notoriété qu’elle peut se permettre d’afficher uniquement son logo et pas son nom. Elles ne sont pas légions. La maison mère de Jordan Brand, virgule, la pomme en deuil de son fondateur, la chaîne de resto qu’on aiMe ou pas... Il y en a peut-être d’autres mais pas 23.
On pourrait se retourner sur nos terrains de ce phénomène de mode sans considération pour le sport. Il faut y voir une bénédicction, un back to the future. On sait tous ce que Michael a été pour le basket au début des années 90. Son fer de lance, son mondialisateur, sa figure de proue, le slogan, l’icône du sport de l’an 2000. On sait aussi que nous avons raté le coche.
Mais, en cet automne 2011, un nouvel espoir renaît. Les bleus sont vice-champions d’Europe, nos joueurs NBA ont réintégré Championnat de France, la FFBB et la LNB se mettent à travailler main dans la main, et on a conscience que nos salles sont aussi accueillantes et chaleureuses que Bébert quand il répare sa mobylette. Dans ce contexte, quoi de mieux alors qu’une marque qui va promouvoir la visibilité, la notoriété de notre sport avec comme visuel le Jumpman. Soit un basketteur, le basketteur ballon en main.
Encore une fois, d’une autre façon et 20 ans après, Michael JORDAN va, à nouveau, nous aider à populariser notre sport. A nous de ne pas rater ce shoot au buzzer, de ne pas se faire contrer par le cercle ou de prendre une cartouche par une autre discipline.
Quoiqu’il en soit, Michael sera donc, à tout jamais, et en deux mots : Best Ever !





Commentaires
1. Le 14 novembre 2011 à 12:15
2. Le 25 novembre 2011 à 23:17