LES COULISSES DES MEDIAS/ 29 novembre 2011 / 07:53
Extraordinaire
Par maxiboy

J’exclue de la catégorie tout ce qui est affectif… Et par « remarquable » j’entends « extraordinaire ».
Je ne sais plus quand j’ai fait la connaissance de Noah Kliger, mais je me souviens parfaitement du jour où son témoignage m’a bouleversé. C’était à Madrid, il y a une grosse vingtaine d’années. La Fédération Internationale avait invité quelques journalistes européens à débattre de l’utilité de mettre sur pied en Europe une « ligue fermée ». Le Tracer Milan faisait partie des agitateurs d’idées et Borislav Stankovic, le big boss de la FIBA, y prêtait une oreille attentive. Noah et moi étions arrivés sur place 24h en avance, on s’était installé dans un salon de l’hôtel, on avait déjeuné puis dîné ensemble, en one on one comme on dit, et c’est comme ça que j’ai appris son histoire absolument extraordinaire.
J’avais remarqué son tatouage sur le bras et je savais ce que cela signifiait. Je fais partie d’une génération élevée dans le souvenir de la seconde guerre mondiale et c’est pour moi une véritable passion. J’ai dû lire une centaine d’ouvrages sur le sujet et je navigue souvent sur Google pour mater des vidéos s’y rapportant. Merci les technologies du XXIe siècle. Noah avait été tatoué par les Nazis. Il avait été arrêté, déporté à Auschwitz et était revenu des camps de la mort. Forcément lorsque je me suis rendu dans ce camp d’extermination cet été –merci à l’Euro féminin en Pologne-, j’ai pensé à lui.
Je vous parle de lui aujourd’hui car j’ai commandé son bouquin qui a été traduit en français, « Noah Klieger, La boxe ou la vie » et je viens de le recevoir. Voici d’ailleurs un extrait de la préface : « Depuis le début en 1942 où il relate comment, à l’âge de 16 ans, il a l’insolence, ou l’inconscience, d’exiger la libération de son père devant un invraisemblable officier SS. Jusqu’à la fin où, après avoir survécu à Auschwitz en devenant boxeur volontaire, il réussit à terminer vivant la marche de la mort. »
Autre fait important : après la libération, Noah Klieger fit partie de l’équipage de l’Exodus, un bateau qui transporta clandestinement des Juifs de France en Palestine. Noah combattit ardemment pour l’indépendance d’Israël.
Voilà .
J’ai deux gros ratés dans ma carrière professionnelle. Le premier est de ne pas avoir interviewé Nick Mason lorsqu’il a couru aux 24 heures du Mans. J’étais un jeune blanc-bec et Le Maine Libre, mon employeur de l’époque, ne m’a pas confié cette mission. Je ne suis pas du tout un spécialiste d’automobile. Seulement Nick Mason était le batteur de Pink Floyd. Passons.
Le deuxième est de ne pas avoir mis un micro sous le nez de Noah Klieger ce jour là à Madrid. Ou alors disons que j’ai vécu ce moment là à titre personnel, égoïstement. Lors de la seconde partie de notre discussion à bâtons rompus –enfin disons que moi, je posais les questions, beaucoup de questions, un tic professionnel- nous avons parlé basket. Il m’a fait voyager dans l’Europe des années 40, 50, 60, 70…
Noah était alors le président de la section basket de l’AIPS –en gros l’association des journalistes européens de basket- et je me suis retrouvé au bureau, comme représentant français, pendant 3-4 ans. Il a surtout couvert tous les championnats d’Europe depuis celui de Paris en 1951 ; il était alors le premier journaliste israélien à voyager à l’étranger. Il a travaillé pour le célèbre quotidien de Tel-Aviv « Yedioth Arhonot » et il a été correspondant de « L’Equipe » pendant un demi-siècle. Il a été également un acteur très actif dans le développement du basket de son pays.
Désolé donc de ne pas avoir pris un magnéto, ni de notes et je ne ferai pas une totale confiance à ma mémoire pour écrire une story 100% basket sur M. Noah Klieger.
Mais je ne repars pas les mains vides ; je vous invite à découvrir son témoignage ici et encore ici. Extraordinaire, forcément extraordinaire.
Je ne sais plus quand j’ai fait la connaissance de Noah Kliger, mais je me souviens parfaitement du jour où son témoignage m’a bouleversé. C’était à Madrid, il y a une grosse vingtaine d’années. La Fédération Internationale avait invité quelques journalistes européens à débattre de l’utilité de mettre sur pied en Europe une « ligue fermée ». Le Tracer Milan faisait partie des agitateurs d’idées et Borislav Stankovic, le big boss de la FIBA, y prêtait une oreille attentive. Noah et moi étions arrivés sur place 24h en avance, on s’était installé dans un salon de l’hôtel, on avait déjeuné puis dîné ensemble, en one on one comme on dit, et c’est comme ça que j’ai appris son histoire absolument extraordinaire.
J’avais remarqué son tatouage sur le bras et je savais ce que cela signifiait. Je fais partie d’une génération élevée dans le souvenir de la seconde guerre mondiale et c’est pour moi une véritable passion. J’ai dû lire une centaine d’ouvrages sur le sujet et je navigue souvent sur Google pour mater des vidéos s’y rapportant. Merci les technologies du XXIe siècle. Noah avait été tatoué par les Nazis. Il avait été arrêté, déporté à Auschwitz et était revenu des camps de la mort. Forcément lorsque je me suis rendu dans ce camp d’extermination cet été –merci à l’Euro féminin en Pologne-, j’ai pensé à lui.
Je vous parle de lui aujourd’hui car j’ai commandé son bouquin qui a été traduit en français, « Noah Klieger, La boxe ou la vie » et je viens de le recevoir. Voici d’ailleurs un extrait de la préface : « Depuis le début en 1942 où il relate comment, à l’âge de 16 ans, il a l’insolence, ou l’inconscience, d’exiger la libération de son père devant un invraisemblable officier SS. Jusqu’à la fin où, après avoir survécu à Auschwitz en devenant boxeur volontaire, il réussit à terminer vivant la marche de la mort. »
Autre fait important : après la libération, Noah Klieger fit partie de l’équipage de l’Exodus, un bateau qui transporta clandestinement des Juifs de France en Palestine. Noah combattit ardemment pour l’indépendance d’Israël.
Voilà .
J’ai deux gros ratés dans ma carrière professionnelle. Le premier est de ne pas avoir interviewé Nick Mason lorsqu’il a couru aux 24 heures du Mans. J’étais un jeune blanc-bec et Le Maine Libre, mon employeur de l’époque, ne m’a pas confié cette mission. Je ne suis pas du tout un spécialiste d’automobile. Seulement Nick Mason était le batteur de Pink Floyd. Passons.
Le deuxième est de ne pas avoir mis un micro sous le nez de Noah Klieger ce jour là à Madrid. Ou alors disons que j’ai vécu ce moment là à titre personnel, égoïstement. Lors de la seconde partie de notre discussion à bâtons rompus –enfin disons que moi, je posais les questions, beaucoup de questions, un tic professionnel- nous avons parlé basket. Il m’a fait voyager dans l’Europe des années 40, 50, 60, 70…
Noah était alors le président de la section basket de l’AIPS –en gros l’association des journalistes européens de basket- et je me suis retrouvé au bureau, comme représentant français, pendant 3-4 ans. Il a surtout couvert tous les championnats d’Europe depuis celui de Paris en 1951 ; il était alors le premier journaliste israélien à voyager à l’étranger. Il a travaillé pour le célèbre quotidien de Tel-Aviv « Yedioth Arhonot » et il a été correspondant de « L’Equipe » pendant un demi-siècle. Il a été également un acteur très actif dans le développement du basket de son pays.
Désolé donc de ne pas avoir pris un magnéto, ni de notes et je ne ferai pas une totale confiance à ma mémoire pour écrire une story 100% basket sur M. Noah Klieger.
Mais je ne repars pas les mains vides ; je vous invite à découvrir son témoignage ici et encore ici. Extraordinaire, forcément extraordinaire.





Commentaires
1. Le 29 novembre 2011 à 13:20
2. Le 1 décembre 2011 à 18:06
3. Le 11 décembre 2011 à 21:54
4. Le 2 juin 2012 à 10:08
5. Le 2 juin 2012 à 10:09
6. Le 29 décembre 2012 à 07:04
7. Le 2 février 2013 à 09:02