LE BASKET FRANCAIS/ 5 décembre 2011 / 07:19

Facebook, twitter, Batumama et Selah Sue



nicolas batum
Je faisais défiler mon mur facebook lorsque je me suis dit : que restera t-il de tout ça dans quelques années, jours, heures, minutes ?

Nous sommes dans l’immédiateté, le court, le superficiel, le zapping, etc, etc. Vous le savez aussi bien que moi. C’est Internet, c’est facebook, c’est maintenant twitter. Je vous recommande à ce sujet le dossier de Yann Casseville dans le dernier Maxi-Basket (Yann qui doit envoyer 63 tweets par jour en moyenne à lire sur BasketNews.net).

D’ailleurs, moi je les lis ses tweets, et aussi ceux de Pascal Giberné (le seul journaliste français à être vraiment présent aux confs de presse de la NBA et du syndicat des joueurs pendant le lockout, je veux dire physiquement, pas virtuellement derrière son PC ou son MAC), j’en envoie un par… semaine (j’ai un mal fou à concentrer une info en 140 signes), j’ai un blog (la preuve !), un compte facebook, j’ai découvert Internet en 1994 (je ne suis donc pas né du dernier lockout), je vais sur une dizaine de sites de basket tous les jours (et au moins une cinquantaine divers et variés) j’adore envoyer des mots clés sur Google et constater la moisson d’infos ramenées, sorte de pêche miraculeuse que n’aurait pas dénigré JC, bref, j’essaye de ne pas être submergé par les nouvelles technologies, la (les) nouvelle(s) génération(s), la nouvelle race de journalistes, patati patata, mais, mais…

… Mon plus grand plaisir est d’aller dans une bibliothèque et de consulter les collections de journaux pour faire des rétros. Comme le disait le poète, j’ai l’impression alors que le temps a suspendu son vol et en plus, plaisir super égoïste, j’ai la sensation d’être LE SEUL à cet instant à lire un article qui date de 1961, une news, un résultat qui sont dans un coin de page, à découvrir une photo en noir et blanc jaunie. Je ne partage pas dans l’instant, je prends un peu de recul, j’analyse, je synthétise, je… Enfin ce que l’on m’avait appris à faire dans mon école de journalisme.

J’espère que dans 50 ans l’un de mes successeurs plongera dans les collections de Maxi-Basket et de BasketNews pour faire une rétrospective sur la venue des NBAers français en Pro A en 2011 (il se demandera comment pareille chose a pu survenir alors qu’en 2061 il y aura bien longtemps que la Chine et l’Inde auront racheté l’entreprise développée un temps par David Stern).

En 2011, il y a chaque jour 847,645 (j’ai calculé en trois centièmes de seconde) fois plus d’infos disponibles sur le basket qu’en 1961 dans l’année entière (j’ai pris cette date là pour avoir un chiffre rond), mais, je le dis, je le répète qu’en restera t-il en 2061 ?

Que restera t-il de mes amours ?

En attendant, puisque c’est cette news qui m’a fait imaginer ce post, je vous invite à vous rendre acquéreur du maillot de Nicolas Batum (voir ici). Tout simplement parce que j’aime beaucoup Nicolas Batum et qu’en plus c’est pour son œuvre caritative que vous pouvez découvrir ici.

N'empêche que si ça ne monte pas trop haut, c'est quand même un super cadeau de Noël ;-)

PS: Et pour vous montrer que je suis partageur, vous pouvez écouter ça avec moi (entendre ici et ici). Elles sont vraiment douées (tout en haut du 1er tour de draft;-). Le basket est américain, la cuisine est française (et italienne), la rigueur est allemande et la musique est anglaise... Sauf que Selah Sue est Belge. C'est vrai que le basket est aussi serbe, lituanien et espagnol, et bientôt espérons le français.

Commentaires

1. Le 5 décembre 2011 à 08:56

C'est vrai que nous sommes un peu (trop ?) dans le monde de l'instantané, du "factuel" (et même trop souvent du "prévisionnel") et que nous perdons un peu (beaucoup ?) de lucidité et de recul face à un flot d'informations continu et dénué de toute hiérarchie.
Et c'est effectivement là que se justifie le travail du journaliste (je ne sais pas s'il y a une "nouvelle race" de journalistes, je sais en revanche qu'il y en a qui font bien leur boulot...). Car cette analyse, cette synthèse dont tu parles, Maxiboy, c'est ce qui permet à une info importante de garder une certaine rémanence, de se distinguer de ce flux incessant au sein duquel rien n'est plus rien si, justement, il n'y a pas un journaliste pour "faire le tri", vérifier l'info, la structurer, la présenter.
Ce n'est pas que les journalistes sachent "mieux" que d'autres, c'est simplement que le journalisme, c'est un métier. Comme d'être plombier, médecin ou trader (euh, là, je suis moins sûr... ;-)). Ca ne s'improvise pas...

2. Le 6 décembre 2011 à 07:07

Très bonne musique, effectivement!

3. Le 8 décembre 2011 à 11:10

J'adhère à cet article:la technicité et les progrès d'aujourd'hui sont loin d'être incompatibles avec la nostalgie et les exploits du passé.Par ailleurs ,dans 50 ans,même si je ne seraipas ton successeur en journalisme,MAXIBOY,je replongerai dans mes collections de "MAXI-BASKET";pensez donc ,je n'aurai rien d'autre à faire ,j'en aurai 106 !!!

4. Le 11 décembre 2011 à 21:50

Voila un article totalement dans le vrai... on oublie l'authentique et de faire vivre éternellement un moment... tout s'enchaine, tout va vite et on oublie les grandes choses...
Espérons que l'on pourra retrouver les meilleurs moments même dans quelques années...

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