LE BASKET FRANCAIS/ 30 janvier 2012 / 07:31
Alain Béral, le bonus (1)
Par maxiboy

La refonte de Bercy (voir ici)
« Ça peut considérablement changer les choses. C’est l’aboutissement ultime quand je dis qu’une soirée de basket ce n’est pas qu’un match, mais dans un lieu où il peut se passer quelque chose de 15h à deux heures après le match. On peut aller passer sa journée à l’O2 (de Londres) et entre-temps voir un match de basket. Il y a tout autour, des commerces, des salles de cinéma, de spectacle, toutes sortes de restaurant, des espaces de jeu pour les enfants, les ados, les adultes. Il y a des animations avant et après les activités sportives et les concerts.
Oui, si on a ça à Paris on peut sublimer le produit basket car à mon sens c’est celui sur le plan sportif qui va le mieux avec ce type d’équipement. C’est le sport en salle le plus aérien, le plus esthétique, et c’est celui qui est susceptible d’intéresser le plus d’acteurs dans la famille. Il n’y a que le week-end pour créer des moments familiaux d’autant que de plus en plus de familles sont recomposées. Les gens ont besoin de se retrouver à un endroit pour être bien ensemble comme c’est le cas pour les vacances, être ensemble pour faire des choses différentes car tout le monde n’a pas les mêmes envies. Pour moi le basket peut mettre des choses autour de lui pour répondre à toutes ses populations, y compris pour les grands-parents.
On ne sera jamais fort en Europe si on n’a pas les moyens d’avoir des clubs avec des masses salariales plus élevées. Et deuxièmement, on n’aura pas le moyen de développer des grands clubs si on n’a pas des salles qui sont conformes aux contraintes de l’Euroleague. Une grande salle bien équipée à Paris permettra à la ligue d’avoir un club sinon résident permanent du moins ponctuellement pour jouer des matches de gala, nombreux j’espère. J’irai plus loin : pour être heureux il nous faut en France 4-5 salles de 10,000 places, certaines sont bien avancés, Gravelines-Dunkerque, Orléans, Lyon-Villeurbanne, Bordeaux. »
La bonne jauge :
« Lorsque vous êtes une grande surface et que vous fermez à 22h, on vous dit c’est trop tard. Mais si vous fermez à 21h, il n’y a plus personne à 20h. Ce que je veux dire c’est que si vous ne tirez pas par le haut, mécaniquement vous avez moins de demandes. C’est valable pour les salles aussi. C’est vrai que c’est compliqué d’avoir 5,000 personnes dans une salle de 10,000 car on va vous dire qu’elle est à moitié vide. Il faut simplement trouver un habillage comme c’est le cas à l’O2 qui fait en configuration maximale 22,000 il me semble, et un système de rideau fait qu’elle semble totalement bondée à 8,000. Il faut que les gens aient l’impression d’être dans un espace où ils sont nombreux. Plus vous allez augmenter la taille de votre salle et plus mécaniquement vous allez augmenter le nombre de personnes.
Je ne dis pas que c’est bien d’avoir fait une salle de 15,000 à Kaunas. Pour moi c’est idiot et on le voit depuis que l’Euro est terminé. Ce n’est pas la bonne jauge. Par contre une salle de 20,000 à Paris c’est très cohérent, comme une salle de 10,15-000 à Marseille, Lyon, Bordeaux. Mais pas à Pau, Boulazac… Il serait suicidaire de se dire « je fais mon match et je m’en vais le soir quand c’est fini. » Pour que les gens se déplacent avec plaisir durablement dans un lieu il ne leur suffit pas d’avoir une heure quarante de match. Il faut que ce soit un lieu de destination pour une demi-journée. Et là où vous auriez 4,000 spectateurs pour un match vous en aurez peut-être 6,000 car certains viendront parce que l’exclusivité de déplacement c’est le match, et d’autres parce ce qu’en plus c’est le match. Investir autant d’argent pour une heure quarante, c’est trop cher. »
La suite demain.





Commentaires
1. Le 30 janvier 2012 à 08:56
2. Le 30 janvier 2012 à 09:04
3. Le 30 janvier 2012 à 21:09
4. Le 7 août 2012 à 08:52
5. Le 31 décembre 2012 à 08:27
6. Le 12 janvier 2013 à 10:24
7. Le 1 mai 2013 à 12:11
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