DES NOUVELLES DU MONDE/ 26 juin 2012 / 07:25
Les Seigneurs du Real (1)
Par maxiboy

Le sujet ? Le Real Madrid car il fut un temps où le Real régnait sans partage sur l’Europe grâce à une main d’œuvre américaine très qualifiée et aussi son savoir-faire maison.
Le Musée du Real Madrid, c’est pour l’amoureux du sport, ce que représente celui du Vatican pour qui veut plonger dans l’Histoire du catholicisme. Une richesse faramineuse. Des trophées de foot en veux-tu en voilà , mais pas seulement. Le Real est un club omnisports avec des sections d’haltérophilie, de pétanque ou encore d’échecs. Celle du basket-ball s’est longtemps réservée une part gargantuesque et a connu son apogée dans les années 60 lorsque le Real comptait déjà 60,000 socios, des associés à son rayonnement. Trente titres de champion d’Espagne figurent à son palmarès et surtout 8 Coupe d’Europe des clubs champions, l’actuelle Euroleague, dont celles de 1964, 65, 67 et 68 lorsque le club de la capitale espagnole était vraiment en avance sur son temps.
Après la guerre civile, ce sont des étudiants cubains, dominicains et surtout porto-ricains qui dynamisent le basket espagnol. Ces basketteurs talentueux viennent faire leur droit ou leur médecine à Madrid et Barcelone et leur double nationalité est une aubaine. En 1953, un ancien élève du lycée français de Madrid, Raimundo Saporta se voit confier par le président Santiago Bernabeu, l’organisation d’un tournoi pour le cinquantenaire du club et ne cesse à partir de là de développer la section basket. C’est lui qui fait confiance à un entraîneur inconnu, Pedro Ferrandiz, petit par la taille, grand par les connaissances. Le club a besoin d’une idole, c’est Emiliano Rodriguez, as du jeu rapide, qui emmène notamment son équipe à douze titres consécutifs de champion d’Espagne et qui est élu MVP du championnat d’Europe de 1963.
L’Espagne est alors sous le joug du général Francisco Franco farouchement anti-communiste. Lors de la première édition de la Coupe d’Europe, le chef de l’Etat met son véto au déplacement du Real en URSS pour y jouer sa demi-finale face au club letton de l’ASK Riga commandée par Alexandre Gomelski. Le président de la FIBA, William Jones, impose ensuite que les matches se tiennent sur terrain neutre. Lorsque le Real parvient en finale en 1962 face au Dynamo Tbilissi, plutôt qu’en deux manches aller-retour, celle-ci est organisée à Genève. Le Real offre 200,000 dollars de dédommagement aux Soviétiques et c’est en fait l’Etat espagnol qui paye la note, une vieille habitude. L’année suivante le Real accepte de se rendre à Moscou mais perd encore une fois la finale lors d’un match d’appui.
Voici ici une petite vidéo sur le Real.
La suite demain.
Après la guerre civile, ce sont des étudiants cubains, dominicains et surtout porto-ricains qui dynamisent le basket espagnol. Ces basketteurs talentueux viennent faire leur droit ou leur médecine à Madrid et Barcelone et leur double nationalité est une aubaine. En 1953, un ancien élève du lycée français de Madrid, Raimundo Saporta se voit confier par le président Santiago Bernabeu, l’organisation d’un tournoi pour le cinquantenaire du club et ne cesse à partir de là de développer la section basket. C’est lui qui fait confiance à un entraîneur inconnu, Pedro Ferrandiz, petit par la taille, grand par les connaissances. Le club a besoin d’une idole, c’est Emiliano Rodriguez, as du jeu rapide, qui emmène notamment son équipe à douze titres consécutifs de champion d’Espagne et qui est élu MVP du championnat d’Europe de 1963.
L’Espagne est alors sous le joug du général Francisco Franco farouchement anti-communiste. Lors de la première édition de la Coupe d’Europe, le chef de l’Etat met son véto au déplacement du Real en URSS pour y jouer sa demi-finale face au club letton de l’ASK Riga commandée par Alexandre Gomelski. Le président de la FIBA, William Jones, impose ensuite que les matches se tiennent sur terrain neutre. Lorsque le Real parvient en finale en 1962 face au Dynamo Tbilissi, plutôt qu’en deux manches aller-retour, celle-ci est organisée à Genève. Le Real offre 200,000 dollars de dédommagement aux Soviétiques et c’est en fait l’Etat espagnol qui paye la note, une vieille habitude. L’année suivante le Real accepte de se rendre à Moscou mais perd encore une fois la finale lors d’un match d’appui.
Voici ici une petite vidéo sur le Real.
La suite demain.





Commentaires
1. Le 29 juin 2012 à 09:51
2. Le 15 janvier 2013 à 09:08
3. Le 7 mars 2013 à 04:49
4. Le 9 mars 2013 à 03:47
5. Le 10 avril 2013 à 08:06
6. Le 17 mai 2013 à 04:05