LE BASKET FRANCAIS/ 7 août 2012 / 08:05
Jour(s) J
Par maxiboy

Plus encore.
Pour les filles, un succès sur l’Australie, jamais battue aux Jeux Olympiques depuis Atlanta en 1996 par une autre équipe que les Etats-Unis, et un autre dans les grandes largeurs aux dépens de la Russie championne d’Europe.
Un basket bien léché, une puissance intérieure monstrueuse (Isabelle Yacoubou est visiblement enfin totalement bien dans sa peau en équipe nationale) des joueuses toutes impliquées et une héroïne Céline Dumerc, auteur de deux buzzer beater de légende et surtout plus que jamais le moteur, l’âme des Bleus.
Pour les garçons, du travail bien fait face à deux équipes coriaces, l’Argentine et la Lituanie. Un Tony Parker qui a retrouvé ses jambes pour ce tournoi olympique, un Nicolas Batum désormais constant au plus haut niveau, et un jeu intérieur suffisamment costaud pour faire oublier l’abandon de poste de Joakim Noah.
Dénominateurs communs des deux sélections, une défense d’éléphant. Et puis beaucoup d’implication, de fraicheur, avec ce qui ne gâche rien, pas mal d’humour comme les tweets d’Ali Traoré ou la « mise au point » de Boris Diaw à France Télévisions (voir ici).
Le tout devant des millions de téléspectateurs. Jamais les équipes de France, jamais le basket n’a été ainsi à l’honneur du service public. Et même les interruptions sauvages pour de la natation, du judo ou de la lutte ne nous ont pas gâchés cette merveilleuse semaine. Rappelons nous d’où l’on vient, du néant télévisuel.
Les basketteurs et basketteuses se constituent un capital sympathie qui a dépassé largement le cadre des initiés.
Seulement voilà , tout ceci ne servira à rien si les unes et les autres se rétament en quarts de finale. Poum ! Aux oubliettes de l’Histoire (du sport). Ça serait cruel, mais c’est comme ça, c’est la formule qui privilégie la dramatique, les sensations fortes, la simplicité aussi.
J’imagine l’énorme frustration si les Braqueuses devaient se prendre ce soir les pieds dans le tapis car elles affrontent la République Tchèque, 4e de l’autre poule, que nous avons battu lors des cinq dernières rencontres (-19 en prépa en juin), et qui n’est plus dans la dynamique, l’euphorie qui lui avaient permis d’atteindre la finale du Mondial il y a deux ans, à domicile. Attention pourtant au tableau trop parfait. D'ailleurs je n’écris pas qu’elles vont gagner les doigts dans le nez, mais seulement que les Bleues possèdent des vertus notamment athlétiques quipeuvent doivent faire la différence en ce Day D (comme le match est programmé à 23h15, c’est un peu le Jour le Plus Long qui s’annonce).
La donne pour les garçons est évidemment différente. Se retrouver nez à nez avec l’Espagne à ce stade de la compétition peut être considéré comme un coup du sort. Pour les Bleus. Et un choix délibéré pour les Espagnols. Mais…
Il est temps de leur faire rendre gorge à ces Espagnols aussi suffisants que talentueux. On a appris à les détester, à cause de cette morgue, mais aussi de l'attentat de Rudy Fernandez sur TP à l'Euro lituanien, et ce n'est pas le simulacre du dernier quart-temps face au Brésil qui va apaiser les tensions. Il faut connaître cette statistique infâmante : depuis les JO de Rome on ne les a battus qu’une seule fois dans la phase finale d’une compétition majeure, c’était pour le bronze européen à Belgrade en 2005.
A vaincre sans péril on triomphe sans gloire nous a t-on appris sur les bancs de l’école. Voici l'occasion formidable d’être au centre d’une épopée que l’on se racontera encore dans dix générations.
Un basket bien léché, une puissance intérieure monstrueuse (Isabelle Yacoubou est visiblement enfin totalement bien dans sa peau en équipe nationale) des joueuses toutes impliquées et une héroïne Céline Dumerc, auteur de deux buzzer beater de légende et surtout plus que jamais le moteur, l’âme des Bleus.
Pour les garçons, du travail bien fait face à deux équipes coriaces, l’Argentine et la Lituanie. Un Tony Parker qui a retrouvé ses jambes pour ce tournoi olympique, un Nicolas Batum désormais constant au plus haut niveau, et un jeu intérieur suffisamment costaud pour faire oublier l’abandon de poste de Joakim Noah.
Dénominateurs communs des deux sélections, une défense d’éléphant. Et puis beaucoup d’implication, de fraicheur, avec ce qui ne gâche rien, pas mal d’humour comme les tweets d’Ali Traoré ou la « mise au point » de Boris Diaw à France Télévisions (voir ici).
Le tout devant des millions de téléspectateurs. Jamais les équipes de France, jamais le basket n’a été ainsi à l’honneur du service public. Et même les interruptions sauvages pour de la natation, du judo ou de la lutte ne nous ont pas gâchés cette merveilleuse semaine. Rappelons nous d’où l’on vient, du néant télévisuel.
Les basketteurs et basketteuses se constituent un capital sympathie qui a dépassé largement le cadre des initiés.
Seulement voilà , tout ceci ne servira à rien si les unes et les autres se rétament en quarts de finale. Poum ! Aux oubliettes de l’Histoire (du sport). Ça serait cruel, mais c’est comme ça, c’est la formule qui privilégie la dramatique, les sensations fortes, la simplicité aussi.
J’imagine l’énorme frustration si les Braqueuses devaient se prendre ce soir les pieds dans le tapis car elles affrontent la République Tchèque, 4e de l’autre poule, que nous avons battu lors des cinq dernières rencontres (-19 en prépa en juin), et qui n’est plus dans la dynamique, l’euphorie qui lui avaient permis d’atteindre la finale du Mondial il y a deux ans, à domicile. Attention pourtant au tableau trop parfait. D'ailleurs je n’écris pas qu’elles vont gagner les doigts dans le nez, mais seulement que les Bleues possèdent des vertus notamment athlétiques qui
La donne pour les garçons est évidemment différente. Se retrouver nez à nez avec l’Espagne à ce stade de la compétition peut être considéré comme un coup du sort. Pour les Bleus. Et un choix délibéré pour les Espagnols. Mais…
Il est temps de leur faire rendre gorge à ces Espagnols aussi suffisants que talentueux. On a appris à les détester, à cause de cette morgue, mais aussi de l'attentat de Rudy Fernandez sur TP à l'Euro lituanien, et ce n'est pas le simulacre du dernier quart-temps face au Brésil qui va apaiser les tensions. Il faut connaître cette statistique infâmante : depuis les JO de Rome on ne les a battus qu’une seule fois dans la phase finale d’une compétition majeure, c’était pour le bronze européen à Belgrade en 2005.
A vaincre sans péril on triomphe sans gloire nous a t-on appris sur les bancs de l’école. Voici l'occasion formidable d’être au centre d’une épopée que l’on se racontera encore dans dix générations.





Commentaires
1. Le 7 août 2012 à 08:53
2. Le 7 août 2012 à 09:31
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10. Le 8 août 2012 à 20:49
11. Le 9 août 2012 à 11:48
12. Le 9 août 2012 à 13:35
13. Le 10 août 2012 à 16:57
14. Le 11 août 2012 à 16:45
15. Le 31 décembre 2012 à 08:24