DES NOUVELLES DU MONDE/ 13 août 2012 / 11:18
Le fantastique M. Durant
Par maxiboy

Depuis le début des années 90, on assiste à des chamailleries, ou pire du dédain, entre les pros et les anti-NBA, entre ceux qui adorent le basket français/Euroleague, structuré, un peu intello, et les autres qui ont besoin de se transporter aux Etats-Unis pour avoir des sensations fortes. Les uns reprochent aux autres d’être dans la caricature du « je cours-je saute-je dunke », et à l’inverse le basket d’ici serait verrouillé, ennuyeux et pratiqué par des impotents.
Un tournoi olympique réconcilie chacun puisque les meilleures équipes nationales sont composées essentiellement de joueurs jouant ou ayant joué en NBA, alors que ce sont les règles internationales qui sont appliquées. J’ai même lu des articles sur l’équipe de France féminine sur le site BasketUSA, c’est vous dire que les lignes sont désormais brouillées !
Parfois certaines superstars de la NBA ont de (mauvais) réflexes, et ont du mal à rendre la balle qu’on leur confie. Je pense à Kobe Bryant. Mais j’ai trouvé aussi que Team USA avait fait un sacré pied de nez à ses détracteurs en déclenchant l’orage à 3-pts : 15/37 contre 7/19 aux Espagnols dont un 4/9 à Juanca Navarro éblouissant dans le premier quart-temps. La légende voulait que « l’adresse de loin » soit une spécialité européenne. Sans doute ceux qui l’avaient colportée n’avaient jamais vu à l’œuvre Larry Bird, Craig Hodges et autre Mark Price au Three-Point Shootout du All-Star Game.
Cette finale a confirmé l’impression que j’avais eu (je ne suis pas le seul !) au championnat du Monde en Turquie : Kevin Durant est le shooteur, le scoreur, le joueur absolu. L’ailier du Thunder d’Oklahoma City a déjà gagné en NBA 3 titres de top-scoreur, un oscar de MVP au All-Star Game, et il a été sacré dauphin de LeBron James à l’élection du MVP de la saison 2011-12. Il n’a pas encore 24 ans.
On peut avoir des réticences sur la capacité de LeBron James a être aussi performant dans le jeu FIBA où ses extraordinaires dons athlétiques ne s’expriment pas à fond, on le sent parfois frustré. Mais vous pouvez mettre Kevin Durant sur un terrain du Middle West, au Panathinaikos, sur un playground du 9-3, ou sur la banquise, il restera injouable.
Alors que chaque défense adverse savait qu’il fallait le cibler Durant a terminé le tournoi à 52,3% de réussite à 3-pts (34 sur 65). Je ne vois qu’un seul précédent olympique, le Brésilien Oscar Schmidt, 41,9pts de moyenne aux JO de Séoul. Oscar qui est le plus grand joueur de l’Histoire du basket international à n’avoir jamais porté le maillot d’une franchise US. Mais c'était franchement une passoire en défense, question d'éducation, de génération.
La FIBA va bientôt décaler la ligne du panier bonifié à 7,23m (peut-être dès les JO de Rio), soit la norme NBA. Cela va dans le sens d’unir les deux basket (c’est vrai que ce sont toujours les mêmes qui font un pas en avant et j’espère que JAMAIS la fédération internationale acceptera de supprimer la défense en zone qui apporte énormément de subtilités au jeu). Kevin Durant ne verra même pas la différence.
Un tournoi olympique réconcilie chacun puisque les meilleures équipes nationales sont composées essentiellement de joueurs jouant ou ayant joué en NBA, alors que ce sont les règles internationales qui sont appliquées. J’ai même lu des articles sur l’équipe de France féminine sur le site BasketUSA, c’est vous dire que les lignes sont désormais brouillées !
Parfois certaines superstars de la NBA ont de (mauvais) réflexes, et ont du mal à rendre la balle qu’on leur confie. Je pense à Kobe Bryant. Mais j’ai trouvé aussi que Team USA avait fait un sacré pied de nez à ses détracteurs en déclenchant l’orage à 3-pts : 15/37 contre 7/19 aux Espagnols dont un 4/9 à Juanca Navarro éblouissant dans le premier quart-temps. La légende voulait que « l’adresse de loin » soit une spécialité européenne. Sans doute ceux qui l’avaient colportée n’avaient jamais vu à l’œuvre Larry Bird, Craig Hodges et autre Mark Price au Three-Point Shootout du All-Star Game.
Cette finale a confirmé l’impression que j’avais eu (je ne suis pas le seul !) au championnat du Monde en Turquie : Kevin Durant est le shooteur, le scoreur, le joueur absolu. L’ailier du Thunder d’Oklahoma City a déjà gagné en NBA 3 titres de top-scoreur, un oscar de MVP au All-Star Game, et il a été sacré dauphin de LeBron James à l’élection du MVP de la saison 2011-12. Il n’a pas encore 24 ans.
On peut avoir des réticences sur la capacité de LeBron James a être aussi performant dans le jeu FIBA où ses extraordinaires dons athlétiques ne s’expriment pas à fond, on le sent parfois frustré. Mais vous pouvez mettre Kevin Durant sur un terrain du Middle West, au Panathinaikos, sur un playground du 9-3, ou sur la banquise, il restera injouable.
Alors que chaque défense adverse savait qu’il fallait le cibler Durant a terminé le tournoi à 52,3% de réussite à 3-pts (34 sur 65). Je ne vois qu’un seul précédent olympique, le Brésilien Oscar Schmidt, 41,9pts de moyenne aux JO de Séoul. Oscar qui est le plus grand joueur de l’Histoire du basket international à n’avoir jamais porté le maillot d’une franchise US. Mais c'était franchement une passoire en défense, question d'éducation, de génération.
La FIBA va bientôt décaler la ligne du panier bonifié à 7,23m (peut-être dès les JO de Rio), soit la norme NBA. Cela va dans le sens d’unir les deux basket (c’est vrai que ce sont toujours les mêmes qui font un pas en avant et j’espère que JAMAIS la fédération internationale acceptera de supprimer la défense en zone qui apporte énormément de subtilités au jeu). Kevin Durant ne verra même pas la différence.





Commentaires
1. Le 13 août 2012 à 15:54
2. Le 13 août 2012 à 16:35
3. Le 14 janvier 2013 à 02:28
4. Le 17 mai 2013 à 04:00