DES NOUVELLES DU MONDE/ 27 août 2012 / 06:50
Naturalisés
Par maxiboy

L’article 15 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 précise que « tout individu a droit à une nationalité » et que « nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité. »
On peut changer de crémier, de job, de conjoint, et éventuellement de sexe, il est normal de pouvoir prendre la nationalité d’un pays qui nous est devenu cher. Je suis d’autant plus sensible à cette possibilité que ma mère a été naturalisée française.
Bien.
Faut-il que je revienne sur les cas de Bob McCalebb, qui a choisi de prendre la nationalité macédonienne, alors qu’il n’a jamais joué pour un club de ce pays, ou encore de Taylor Rochestie, qui lui a opté pour le Monténégro ? Le principe est aussi simple que proprement écœurant : les fédérations de ces pays sont en contact avec des agents de joueurs et ces derniers donnent leur accord sans peut-être même jeter un œil sur Google Map pour savoir où se trouve leur nouveau pays. Ainsi leur valeur marchande est en hausse (passeport européen) et ils peuvent éventuellement participer à des compétitions internationales (McCalebb a emmené son cher nouveau pays en demi-finale de l’Euro 2011). Bien sûr les deux joueurs ont précieusement conservé leur passeport américain, comme dans 99,9% des cas.
Désolé mais pour moi la nation de nationalité est sacrée.
Si j’en crois la presse espagnole, avec le dossier Nikola Mirotic on franchit un pas supplémentaire dans, je l’écris, l’immoralité.
Né à Podgorica, 2,08m, 21 ans, Mirotic est un phénomène, élu en 2011 Meilleur Espoir de l’Euroleague. Il a été naturalisé espagnol il y a deux ans et à ce titre il a disputé l’Euro des 20 ans et moins.
Mirotic est avide de jouer avec l’équipe d’Espagne séniors. Normal. Sauf que celle-ci compte déjà un « naturalisé » Serge Ibaka, l’un des meilleurs défenseurs de NBA et qui est une batterie anti-missiles à lui seul. Or la fédération internationale n’autorise qu’un « naturalisé » par sélection, justement pour éviter qu’il y ait 6 McCalebb avec la Macédoine et 8 Rochestie avec le Monténégro. (Ou l'inverse parce que ça n'aurait pas dérangé Rochestie de jouer avec la Macédoine et McCalebb avec la Bulgarie).
C’est ainsi, disons le au passage, que Vincent Collet doit faire en principe un choix entre Joakim Noah (il n’a pas choisi la nationalité française avant 19 ans alors que pourtant son père est toujours… le Français préféré des Français) et Alain Koffi (il a grandi en France mais a été naturalisé après l’âge fatidique). En principe, car cet été les deux étaient sur le carreau. Passons.
Pour mettre la pression sur le sélectionneur et la fédération, Mirotic, lui, a choisi le chantage : « si je ne joue pas tout de suite avec l’Espagne, je jouerai avec le Monténégro ! »
Comme il est prêt à remettre en cause des principes de bases du basket européen pour son intérêt personnel, le président de la fédération espagnole aurait alors contacté –selon la presse espagnole- la Fédération Internationale afin qu’elle distingue deux types de naturalisés, ceux formés dans leur pays d’origine et ceux formés dans leur pays d’adoption.
Vous l’avez compris, Mirotic a joué avec les juniors du Real et aux yeux de la fédé espagnole, ça devrait lui permettre d’avoir une licence sans restriction. Donc Mirotic serait alors plus « Espagnol » que Noah « Français » !? (Encore que Noah a joué avec les benjamins de Levallois, alors, hein !)
A priori cette demande a peu de chances d’aboutir, la FIBA sait très bien que si elle accorde ce genre de dérogation, elle ouvre la boîte à Pandore. Mais le simple fait d’imaginer ce nouveau concept tordu crispe mes doigts sur le clavier.
On peut changer de crémier, de job, de conjoint, et éventuellement de sexe, il est normal de pouvoir prendre la nationalité d’un pays qui nous est devenu cher. Je suis d’autant plus sensible à cette possibilité que ma mère a été naturalisée française.
Bien.
Faut-il que je revienne sur les cas de Bob McCalebb, qui a choisi de prendre la nationalité macédonienne, alors qu’il n’a jamais joué pour un club de ce pays, ou encore de Taylor Rochestie, qui lui a opté pour le Monténégro ? Le principe est aussi simple que proprement écœurant : les fédérations de ces pays sont en contact avec des agents de joueurs et ces derniers donnent leur accord sans peut-être même jeter un œil sur Google Map pour savoir où se trouve leur nouveau pays. Ainsi leur valeur marchande est en hausse (passeport européen) et ils peuvent éventuellement participer à des compétitions internationales (McCalebb a emmené son cher nouveau pays en demi-finale de l’Euro 2011). Bien sûr les deux joueurs ont précieusement conservé leur passeport américain, comme dans 99,9% des cas.
Désolé mais pour moi la nation de nationalité est sacrée.
Si j’en crois la presse espagnole, avec le dossier Nikola Mirotic on franchit un pas supplémentaire dans, je l’écris, l’immoralité.
Né à Podgorica, 2,08m, 21 ans, Mirotic est un phénomène, élu en 2011 Meilleur Espoir de l’Euroleague. Il a été naturalisé espagnol il y a deux ans et à ce titre il a disputé l’Euro des 20 ans et moins.
Mirotic est avide de jouer avec l’équipe d’Espagne séniors. Normal. Sauf que celle-ci compte déjà un « naturalisé » Serge Ibaka, l’un des meilleurs défenseurs de NBA et qui est une batterie anti-missiles à lui seul. Or la fédération internationale n’autorise qu’un « naturalisé » par sélection, justement pour éviter qu’il y ait 6 McCalebb avec la Macédoine et 8 Rochestie avec le Monténégro. (Ou l'inverse parce que ça n'aurait pas dérangé Rochestie de jouer avec la Macédoine et McCalebb avec la Bulgarie).
C’est ainsi, disons le au passage, que Vincent Collet doit faire en principe un choix entre Joakim Noah (il n’a pas choisi la nationalité française avant 19 ans alors que pourtant son père est toujours… le Français préféré des Français) et Alain Koffi (il a grandi en France mais a été naturalisé après l’âge fatidique). En principe, car cet été les deux étaient sur le carreau. Passons.
Pour mettre la pression sur le sélectionneur et la fédération, Mirotic, lui, a choisi le chantage : « si je ne joue pas tout de suite avec l’Espagne, je jouerai avec le Monténégro ! »
Comme il est prêt à remettre en cause des principes de bases du basket européen pour son intérêt personnel, le président de la fédération espagnole aurait alors contacté –selon la presse espagnole- la Fédération Internationale afin qu’elle distingue deux types de naturalisés, ceux formés dans leur pays d’origine et ceux formés dans leur pays d’adoption.
Vous l’avez compris, Mirotic a joué avec les juniors du Real et aux yeux de la fédé espagnole, ça devrait lui permettre d’avoir une licence sans restriction. Donc Mirotic serait alors plus « Espagnol » que Noah « Français » !? (Encore que Noah a joué avec les benjamins de Levallois, alors, hein !)
A priori cette demande a peu de chances d’aboutir, la FIBA sait très bien que si elle accorde ce genre de dérogation, elle ouvre la boîte à Pandore. Mais le simple fait d’imaginer ce nouveau concept tordu crispe mes doigts sur le clavier.





Commentaires
1. Le 27 août 2012 à 09:01
2. Le 27 août 2012 à 16:26
3. Le 27 août 2012 à 18:59
4. Le 27 août 2012 à 19:20
5. Le 27 août 2012 à 19:40
6. Le 28 août 2012 à 08:23
7. Le 30 août 2012 à 13:31
8. Le 6 septembre 2012 à 18:18
9. Le 17 mai 2013 à 04:13
10. Le 18 mai 2013 à 18:08
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