LE BASKET FRANCAIS/ 29 août 2012 / 09:43

Allez Chalon!



Shelden Williams (2,06m, 110kg), c’est un vécu de 361 matches sous six maillots NBA (4,6pts et 6rbds la saison passée aux Nets) et, comme le fait remarquer Michaël Rigollet dans le Journal de Saône et Loire (voir ici), plus de 38.000 followers sur twitter, ce qui est devenu depuis quelques mois l’indice prioritaire de la popularité. Il fut surtout au préalable le capitaine de la cérébrale équipe de Duke (2003 à 2006), et son impact à la fac lui valut une 5e place à la draft.

A Chalon, on est tout fou. « Quand j’ai dit aux joueurs que Shelden Williams signait chez nous, ils étaient comme des gamins à qui l’on vient d’offrir un cadeau de Noël », a lâché Gregor Beugnot au JSL. « C’était inespéré pour le club. Un joueur intérieur de ce calibre en France, c’est du jamais vu. Je ne sais pas si les gens mesurent vraiment la portée de ce recrutement », demande le président Dominique Juillot.

En plus de Shelden Williams, L’Elan a conservé son noyau dur, donc Blake Schilb, qui lui a permis de remporter la triple couronne, championnat, Semaine des As, Coupe de France. Et comme son collectif fut son arme majeure reconnue, la France va présenter une équipe compétitive en Euroleague… C’est du moins ce que l’on peut écrire en ce beau jour de septembre.

Si vous relisiez les présentations annuelles de l’Euroleague, vous seriez subjugués par l’optimisme dont faisaient preuve à pareille époque les clubs, les coaches, les joueurs et… les journalistes.

Et pourtant… La dernière fois qu’un club français s’est qualifié pour le top-16, c’était en 2007 et Pau-Orthez le paya au prix fort : pas de playoffs en championnat, une trésorerie en liquette, et aussi… 1 victoires en 6 matches au top-16. Car le top-16 non seulement il faut s’y qualifier, mais aussi y être compétitif pour ne pas être tourné en ridicule, et puis suivre parallèlement la cadence en France si l’on ne veut pas se réveiller avec la gueule de bois. Le tout, à l’échelle européenne, avec des effectifs très réduits.

Nancy avait récupéré grâce au lock out Nicolas Batum, Cholet avait une équipe de winners, l’ASVEL mis beaucoup d’argent (à l’échelle française cette fois, s’entend) sur la table, Roanne faisait des miracles, Le Mans avait aligné un temps deux big men (Nicevic et Skelin) et… LA SEULE équipe à avoir obtenu un « record » positif depuis 2002 et en 20 participations, c’est Villeurbanne en 2002, 8 victoires pour 6 défaites (Pau-Orthez se contenta d’un 7-7 pour se qualifier). Sur les cinq dernières éditions, la France c’est 22 victoires pour 66 défaites.

Oui, je sais dis comme ça, c’est affreux.

Chalon a été introduit dans un groupe B d’Euroleague… abordable. C’est du moins le qualificatif qui nous vient à l’esprit, toujours en cette magnifique après-midi d’été. Car derrière Tel-Aviv, Siena et Malaga, il y a un spot à prendre sachant que Berlin et Gdynia n’ont pas sur le papier des effectifs ronflants. Seulement si Chalon se qualifie pour le top-16 et s’en sort sans dommages collatéraux, sachez après lecture de ces quelques chiffres qu’il s’agira d’un véritable EXPLOIT.

Ci-dessous Candace Parker, championne olympique à Londres, et Mme Shelden Williams, qui a posé récemment pour ESPN Magazine avec d'autres athlètes américains.

Chalon a de multiples raisons de se réjouir de la venue de Shelden Williams.

candace parker



Commentaires

1. Le 29 août 2012 à 17:50

et pourquoi pas Candace à Bourges tant qu'on y est ;-)

2. Le 30 août 2012 à 23:27

s'il va à Chalon c'est peut-etre qu'il est cuit aussi ? on verra , il est encore jeune , point positif

3. Le 6 septembre 2012 à 18:21

C'est vrai ça, Candace Parker à Bourges, ça serait bien ! Faut lancer une souscription pour assurer le salaire !

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