LE BASKET FRANCAIS/ 7 septembre 2012 / 07:39

Bachotage



Voici le moment qui est à la fois mon préféré et le plus redouté de la saison, celui où j’ai entre les mains les compositions des équipes, les fameux rosters.

Moment préféré car voici de la viande fraiche à disposition ! De la nouveauté, donc de l’excitation. Et à tous les étages. En Pro A d’abord. Et puis en Pro B. En Ligue féminine. Dans tous les championnats nationaux. En Europe. Et bien sûr en NBA. Et pour ceux qui veulent vraiment frimer dans les cours de récré, au bureau (encore que…), les rosters de l’ACC et du Brésil.

Un avantage sur le temps passé :

A une époque, où il n’y avait pas Internet (genre le XVIIe siècle), les compos d’équipes étaient révélées par votre mensuel préféré le seul mensuel existant complété plus tard par l’hebdo que vous aviez choisi. Et pour ceux qui y travaillaient, en passant des dizaines et des dizaines de coups de fils, en collectant les courriers et les fax. Du travail fait main, je vous assure.

Aujourd’hui des milliers de sites reproduisent les infos. Sachant que c’est plus facile d’être tenu à jour pour l’actu en NBA qu’en Nationale 2 et que la plupart se contentent de re-pomper ce qu’il y a chez le voisin. De l'usinage.

Autre chose:

Une équipe type de Pro A recense une grosse douzaine de joueurs à la fin de la saison. Il y a les titulaires, les pigistes, les jokers médicaux, l’Espoir qui est venu faire un petit tour un soir de griserie… Je vous rappelle que Cholet Basket –un club modèle pourtant sur bien des points- a utilisé l’année dernière ONZE Américains. Erman, onze… :(((

Je me surprenais il y a peu à reconnaître la demi-douzaine de joueurs présents sur une photo de près de 40 ans, un Antibes-ASVEL pour rien ne vous cacher. Facile, Antibes avait utilisé cette saison-là (1973-74), HUIT joueurs et Villeurbanne NEUF. Il y avait DEUX étrangers américains par équipe ET ceux-ci étaient les mêmes d’un bout à l’autre de la saison. De plus, durant les étés les équipes bougeaient peu. Alain Gilles s’est satisfait de deux clubs dans sa carrière, Roanne et Villeurbanne. Jacques Cachemire s’est longuement stabilisé sur la Côte d’Azur.

Bien sûr ma mémoire d’adolescent était bien meilleure que celle qui me reste à disposition aujourd’hui MAIS j’ai des excuses. Entre la Pro A, la Pro B, la Ligue féminine, l’Euroleague et l’EuroLeague, (un peu) la NBA, et les compétitions des équipes nationales, bref les compets qui m’intéressent réellement, ça en fait chaque année des données nouvelles à enregistrer ! Et au bout du compte, pour moi un stock d’un demi-siècle en magasin, donc j’avoue ça se mélange parfois complètement entre les différents étages, ou alors il y a carrément des fuites. Je sais que Jim Deines a joué à Grenoble, que Christian était le cousin de Gérard Berté à Bagnolet, que Jean Degros faisait 1,80m et que Larry Robertson a porté le maillot des PTT Nice après celui de la JA Vichy, mais, je l’avoue, je suis incapable de citer trois Américains de Nantes des cinq dernières années. D’ailleurs même pas deux.

Je dis toujours qu’il faut deux matches pour avoir visuellement en mémoire une équipe, à la condition que l’effectif ne soit pas chamboulé en deux semaines. J’attends donc avec impatience le retour de la Pro A sur Sport +. Pour les autres divisions, celles où je verrai peu ou très peu de matches, ma connaissance restera très (et parfois très, très) parcellaire.

Et en attendant je bachote… Donc Chris Massie n’est plus à Limoges… Qu’a fait le CSKA ?... Où va jouer Flo Lepron ?... Et Nantes, qu'est-ce qu'ils ont comme Américains à Nantes ?!?!

Commentaires

1. Le 7 septembre 2012 à 14:06

Reverse et Mondial Basket seront ravis de savoir qu'ils n'existent pas

Pour le reste, oui ça tourne... C'est le privilege des equipes pauvres que de devoir bricoler pour esperer qq chose de grand

Heureusement le Qatar arrive bientot à Paris

2. Le 7 septembre 2012 à 14:21

Hé pff…A l'époque dont parle Maxiboy, Mondial Basket et Reverse n'existaient effectivement pas.

3. Le 7 septembre 2012 à 15:22

C'était en 1982 !

4. Le 7 septembre 2012 à 20:08

Qd je vois que la nouvelle équipe de Basketnews, MAxi et BAM n est meme capable de sortir un numero sur les JO de Londres, je suis dégouté..
Le dernier numero de BAM qui ne traite que de l équipe des USA aux JO, c est du foutage de gueule !!
AUcun respect pour les filles et les mec de l EDF ! Plutot que de perdre leurs temps sur twitter les speudo journaliste de BN ferais mieux de travailler un peu plus !

5. Le 8 septembre 2012 à 10:02

Effectivement, Maxiboy parle d'un temps que les moins de 20 ans...
Par contre, je ne suis pas choqué que BAM ne parle des USA aux JO, c'est la ligne éditoriale de ce magazine, par contre, je suppose que Maxi traitera des EDF masculines et féminines, et du reste du tournoi.

6. Le 8 septembre 2012 à 10:34

Oui, Frank.
Et BasketNews a fait un récap complet des JO, masculins comme féminins. Ca a dû échapper à certains...
Le procès d'intention est déplacé, Prof22. Et je te conseille d'aller faire un stage chez eux pour voir s'ils ne travaillent pas assez...

7. Le 8 septembre 2012 à 13:19

Cher Oscar, pas de procés d intention juste un constat; MAxi est muet depuis le mois de juin.
Le prcohain numéro sera consacré au Guide de la saison 201/2013.
A mon sens un numero de MAXI relatant les JO de facon complete est atendu. BN n est qu un hebdo jetable où a l heure d internet et de l info en direct n as pas beaucoup de sens.
Après qd je suis lit friconnet sur twitter me raconter la vie de ses chats s allucine.
A ma avis les journaliste n ont rien a faire sur twitter.

8. Le 9 septembre 2012 à 11:13

Cher Prof22, tu n'es sans doute pas sans savoir que le groupe qui édite BN, Maxi et BAM a failli mettre la clé sous la porte cet été et qu'il est reparti depuis peu (malheureusement sans Maxiboy,ce que je regrette beaucoup, mais c'est un autre problème). Il a donc fallu pour eux sérier les priorités. Le boulot, c'était de relancer les magazines, il semble qu'ils ont réussi leur coup, c'est quand même le principal, non ?
Quant à trouver BN "jetable" et "sans beaucoup de sens", il suffit de le lire pour comprendre que c'est faux. Oui, tu trouves plein d'infos "brutes" sur Internet, mais c'est loin d'être aussi complet que dans un magazine ou un hebdo. Sans même parler de la fiabilité de certaines "sources" Internet...
Quant à Twitter, il y a une loi qui empêche les journalistes de s'y exprimer ? Je suis journaliste (pas dans la presse basket), pas sur Twitter parce que je n'aime pas le format (écrire en 140 signes me gonfle, ça doit se remarquer, d'ailleurs ;-) mais sur Facebook. Je m'y exprime en tant qu'individu, pas professionnellement, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas le faire. De même que Friconnet sur son FB ou son Twitter persos. Pour le côté "officiel", il y a le Twitter de BN. Tu sais, un journaliste a aussi une vie à côté de son métier, pourquoi ne pourrait-il pas profiter des outils existants au même titre que les non-journalistes ? Et puis bon, rien ne t'empêche de ne pas suivre le Twitter de Friconnet s'il ne t'intéresse pas...

9. Le 9 septembre 2012 à 16:07

Ouah, Prof22, tu dois pas être un rigolo toi! Comme dit Oscar, le twitter de Fabien Friconnet est à usage personnel, pas professionnel... Il écrit ce qu'il veut dessus, c'est son problème, et libre à toi de ne plus le suivre si cela ne t'intéresse pas. Cela n'empêche pas l'équipe de faire du taf, et de sortir la tête de l'eau. Je suis content qu'il y ait enfin un site web digne de ce nom (je ne consultait plus du tout l'ancienne mouture), quant aux magazines, laissons leur le temps de se remettre en place. Et enfin, en ce qui concerne BN, libre à toi de les jeter, personnellement, je garde (ouais, ça prend de la place depuis feu basket hebdo), et j’apprécie les articles qui sont complémentaires des infos glanées sur le web, qui elles, sont par contre éphémères.

10. Le 10 septembre 2012 à 09:23

Ce qui est terrible avec les réseaux sociaux, et même avec les blogs, c'est que, finalement, ça pousse vers une logique tayloriste assez effrayante (attention, Prof22, je te fais pas un procès d'intention, là, je parle à un niveau bien plus général et je n'ai aucune agressivité à ton encontre).
On va vérifier que tu étais sur Twitter à 11 h 11, que tu as mis trois statuts sur Facebook à 15h30 et commenté trois articles de Maxiboy à 17h20. Preuve que tu en branles pas une. Et peu importe ton métier et ce que tu as fait dans la journée. Et là, en plus, c'est plus seulement ton patron qui vient gueuler (tu sais, le mec qui est toujours là pour voir que t'arrives à la bourre le matin mais qui est sourd et aveugle au fait que tu restes bosser deux heures tous les soirs et le même qui t'appelles sans vergogne le week-end pour te faire bosser, oui oui, celui-là...) mais aussi n'importe quelle personne qui, simplement parce qu'elle voit ton nom sur l'un de ces réseaux sociaux, en déduit tes occupations, ton emploi du temps, ton degré de fainéantise. Ca peut devenir rapidement assez effrayant. A ce rythme, Big Brother a même plus besoin de "watching us", on s'en charge pour lui !
Je sais pas vous, mais moi, un monde où tout le monde passe son temps au-dessus de l'épaule des autres pour vérifier qu'il est bien en train de faire son boulot (et qui, le pire, n'a que le Web, lui aussi, pour "dénoncer" le fautif, la paille, la poutre, tout ça quoi...), ça me tente pas beaucoup plus que ça.
Surtout que, comme beaucoup d'autres métiers, le journalisme écrit a un gros avantage (faut bien qu'il y en ait...) : on réalise un produit "fini". Autrement dit, on peut facilement quantifier si "ils ont fait leur boulot" ou pas : le journal est-il dans les kiosques à la date prévue ? Ca marche pour pas mal d'autres métiers (le boulanger qui doit faire n baguettes pour 6 heures du mat', l'avocat qui doit rendre des conclusions à telle date, etc.), moins pour d'autres. Et faut pas non plus que ça tombe dans le côté "ah ben, il doit produire tant par jour", ça ne rime à rien.
Pour le métier de journaliste, on peut écrire parfois 25 feuillets (10-12 pages de magazine) dans la journée ou passer trois jours à ne pas écrire une ligne parce que en train de collecter des infos. Ce qui consiste parfois à attendre un coup de téléphone. Et on ne fait rien, en attendant. Et c'est pourtant du boulot... Bref (hum...), la seule mesure réelle de l'activité du plumitif, c'est "as-tu rendu ton papier à l'heure ?". Si oui, on se fout bien de savoir (si le papier est de bonne qualité, évidemment) s'il y a passé nuits et jours pendant une semaine ou s'il l'a fait en trois heures tout en draguant la blonde de l'accueil et en buvant des coups à la civette du coin.
Enfin bon, comme je le disais plus haut, j'ai pas envie qu'on vienne me dire "oh la, tu bosses pas". Surtout sans savoir.

11. Le 11 septembre 2012 à 17:44

BN a été sauvé , c'est bien ( je suis abonné meme si je me suis "frité" avec certains du mag).
mais bon , ça vivote ( 3 euros les 24 pages comparé à Midol pour le Rugby ou FF , ça fait chéro!)à l'image du basket français qui est en train de prendre le bouillon par le Hand après le Rugby...oui ils ont fait un petit bilan des JO en étant décevant : pas de crtique sur les H alors que je regrette cette absence de médaille est encore une grosse déception ! et pas de critique sur Noah , Mahinmi , Beaubois les déserteurs !c'est de + en + aseptisé comme mag , syndrome Chalon , Sciarra , FFBB sans doute...et le bon Boris qui vient en sauveur , va accentuer son statut dechouchou...merci à lui quand meme pour son patriotisme et son amour du basket , bcp ne peuvent pas en dire autant , hein Petro , par ex ? la presse Basket va mal car lesjeunes ne s'intéressent qu'à la NBA et ne veulent rien payer ( crise oblige)

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