LE BASKET FRANCAIS/ 12 septembre 2012 / 08:40
I love Qatar
Par maxiboy
Ne nous emballons pas ! Le serpent de mer fait plusieurs kilomètres de long. Combien de fois on a pu croire que la capitale serait dotée d’une « grande équipe ». Lorsque le Stade Français occupa brièvement le Palais des Sports de Bercy à sa naissance, que l’on évoqua une franchise à la manière des Knicks au Madison Square Garden, qu’Adia injecta des fonds et de la matière grise, quand Canal + pris les choses en mains, lorsque ce fut le tour de Louis Nicollin… Tant d’espoirs douchés.
Ceci écrit en préambule, tout le monde prend au sérieux le Qatar, ce petit émirat arabe dont le patrimoine international est de 210 milliards de dollars. D’après France Football le budget du PSG foot est pour cette saison de 300 millions d’euros (145 pour Lyon et 110 pour Marseille).
Qatar Sport Investments (QSI) a racheté cet été le Paris Handball, anonyme participant au championnat de 1ère division, et le club est aussitôt monté à l’assaut, recrutant notamment Mikkel Hansen, international danois, élu joueur de l’année 2011 par la fédération internationale, et qui gagnait 530,000 euros annuels à Copenhague. Le PSG handball c’est désormais un budget proche de 8 millions d’euros, soit sensiblement plus que Chalon, Le Mans, Villeurbanne, nos cadors de Pro A.
J’ai déjà exposé plusieurs fois la nécessité absolue d’avoir un grand club à Paris pour le basket. D’ailleurs la montée en puissance du PSG va transcender un championnat national de hand qui ronronnait avec la domination outrancière de Montpellier. Et puis, il est plus facile pour une équipe de reporters de se rendre à Coubertin que sur les bords de la Méditerranée. Le PSG foot vampirise totalement le championnat de D1. Déjà que Paris c’est Paris, alors quand les ambitions sont de s’attaquer à l’Europe, plus rien d’autres ne compte. Lorsque j’étais le rédacteur en chef de « Allez Lyon ! » le magazine officiel de l’Olympique Lyonnais, j’avais été sensibilisé par le fait que bien que le club soit multi champion de France, les médias nationaux, dont « L’Equipe », en parlaient moins que le PSG (et l’OM). Ce phénomène existe aussi aux Etats-Unis. Les Knicks bénéficient d’une aura disproportionnée comparativement à leurs résultats sportifs. Ou alors dit autrement : imaginez vous une NBA avec seulement des franchises à Indianapolis, Salt-Lake City et Sacramento ? Et c’est pire en France où les pouvoirs financiers, politiques, médiatiques, sont concentrés dans la capitale.
Comment croire que les Qatariens n’ont pas les moyens de bâtir un budget de 15, 20, 25 millions d’euros et ainsi d’avoir le Final Four de l’Euroleague dans le viseur. Ils peuvent visiblement le faire sur un claquement de doigts. Et dans le basket européen, moins régulé que la NBA, on peut se monter une équipe cinq étoiles en un seul été.
Le frein pour le développement du basket parisien, c’est l’absence d'une salle adéquate, mais des signaux positifs apparaissent enfin à moyen terme. Le POPB sera rénové pendant 18 mois à partir de février 2014 et deviendra un réceptacle de top niveau mondial. Des projets d’arenas existent au Tremblay-en-France (15,000 places) et surtout à Sarcelles (20,000 places).
Pour que le basket devienne en France un sport majeur, il lui faut plusieurs ingrédients : des résultats pérennes de l’équipe de France, de l’exposition télévisuelle, conserver quelques uns de ses meilleurs joueurs, de grandes salles… Un grand club à Paris fait partie des leviers indispensables et me paraît le facile à actionner rapidement. C’est (presque) juste une question de fric. Et du fric les Qatariens…
Ceci écrit en préambule, tout le monde prend au sérieux le Qatar, ce petit émirat arabe dont le patrimoine international est de 210 milliards de dollars. D’après France Football le budget du PSG foot est pour cette saison de 300 millions d’euros (145 pour Lyon et 110 pour Marseille).
Qatar Sport Investments (QSI) a racheté cet été le Paris Handball, anonyme participant au championnat de 1ère division, et le club est aussitôt monté à l’assaut, recrutant notamment Mikkel Hansen, international danois, élu joueur de l’année 2011 par la fédération internationale, et qui gagnait 530,000 euros annuels à Copenhague. Le PSG handball c’est désormais un budget proche de 8 millions d’euros, soit sensiblement plus que Chalon, Le Mans, Villeurbanne, nos cadors de Pro A.
J’ai déjà exposé plusieurs fois la nécessité absolue d’avoir un grand club à Paris pour le basket. D’ailleurs la montée en puissance du PSG va transcender un championnat national de hand qui ronronnait avec la domination outrancière de Montpellier. Et puis, il est plus facile pour une équipe de reporters de se rendre à Coubertin que sur les bords de la Méditerranée. Le PSG foot vampirise totalement le championnat de D1. Déjà que Paris c’est Paris, alors quand les ambitions sont de s’attaquer à l’Europe, plus rien d’autres ne compte. Lorsque j’étais le rédacteur en chef de « Allez Lyon ! » le magazine officiel de l’Olympique Lyonnais, j’avais été sensibilisé par le fait que bien que le club soit multi champion de France, les médias nationaux, dont « L’Equipe », en parlaient moins que le PSG (et l’OM). Ce phénomène existe aussi aux Etats-Unis. Les Knicks bénéficient d’une aura disproportionnée comparativement à leurs résultats sportifs. Ou alors dit autrement : imaginez vous une NBA avec seulement des franchises à Indianapolis, Salt-Lake City et Sacramento ? Et c’est pire en France où les pouvoirs financiers, politiques, médiatiques, sont concentrés dans la capitale.
Comment croire que les Qatariens n’ont pas les moyens de bâtir un budget de 15, 20, 25 millions d’euros et ainsi d’avoir le Final Four de l’Euroleague dans le viseur. Ils peuvent visiblement le faire sur un claquement de doigts. Et dans le basket européen, moins régulé que la NBA, on peut se monter une équipe cinq étoiles en un seul été.
Le frein pour le développement du basket parisien, c’est l’absence d'une salle adéquate, mais des signaux positifs apparaissent enfin à moyen terme. Le POPB sera rénové pendant 18 mois à partir de février 2014 et deviendra un réceptacle de top niveau mondial. Des projets d’arenas existent au Tremblay-en-France (15,000 places) et surtout à Sarcelles (20,000 places).
Pour que le basket devienne en France un sport majeur, il lui faut plusieurs ingrédients : des résultats pérennes de l’équipe de France, de l’exposition télévisuelle, conserver quelques uns de ses meilleurs joueurs, de grandes salles… Un grand club à Paris fait partie des leviers indispensables et me paraît le facile à actionner rapidement. C’est (presque) juste une question de fric. Et du fric les Qatariens…





Commentaires
1. Le 12 septembre 2012 à 10:11
2. Le 12 septembre 2012 à 17:54
3. Le 13 septembre 2012 à 13:00
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5. Le 14 septembre 2012 à 09:20
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