VOTRE PANIER/ 15 septembre 2012 / 08:33

Super Brat



Eric Tchijakoff est l’auteur de « Super Brat », un roman qui est teinté d’orangé… Interview.

Quel est votre CV en matière de basket ?
Tout gamin, j'ai débuté au Stade Clermontois puis j'ai continué à la Salésienne Annecy et à Cran-Basket où j'ai eu le bonheur de jouer avec et sous les ordres d'un grand bonhomme de ce sport, un grand bonhomme tout court, Rudy Bennett.
En fin de compte, j'ai assez vite atteint mon seuil d'incompétence (Nationale 3) avec une taille trop modeste pour mes seules qualités de "grand". Après divers pépins physiques et autres aléas existentiels, j'ai fini ma carrière de joueur en roue libre (Lyon, Chambéry en région).
La quarantaine passée, j'ai obtenu mon BE1 à Voiron. Il m'a fallu quelques années émaillées de bonnes grosses gamelles contre quelques satisfactions, pour comprendre qu'être coach nécessitait moins de diplôme que de leadership.
Et puis coup de sifflet final. Juste à faire le spectateur de temps à autres, entre un match de ProB à Aix-les-Bains et une rouste des Knicks au Madison (enfin, c'était avant).

Quels sont les livres que vous avez publiés ?
J'ai déjà publié deux livres en auto-édition: "Fleurs de poussière" un roman de science fiction destiné aux ados, un méchant délire en terre inconnue. Par la suite j'ai écrit "Topos - récits de neige", un recueil de nouvelles qui sont autant de randonnées à ski et le théâtre de comédies humaines assez cinglantes. On peut désormais télécharger ces deux livres gratuitement aux formats ebook, sur Feedbook.com.

Etes-vous écrivain professionnel ou est-ce juste une passion ?
Disons qu'à l'heure actuelle, je me situe à la frontière. Le fait de voir "Super Brat" choisi et édité par arHsens me permet de toucher du bout du doigt ce qui ressemble au professionnalisme. J'espère bientôt transformer l'essai avec un nouveau projet de roman à connotation historique, une quête en pays de Caucase qui devrait s'intituler "Amer noir - Le jour où j'ai tué Staline".
Pour un autodidacte tel que moi, le fait de se voir conférer un statut d'écrivain (même et avant tout, modeste) récompense un investissement personnel fort et m'encourage à progresser dans cette voie.
Quoi qu'il en soit, l'écriture ou l'envie de dire, de raconter, représente à mes yeux plus un besoin à assouvir, qu'une passion telle que l'a été le basket.

Quelle est la trame de « Super Brat » ?
Pour commencer, "Super Brat" (super morveux), c'est le nom que la presse anglaise a autrefois donné à John McEnroe, jeune joueur aussi génial qu'arrogant.
Mon super morveux s'appelle Pipo, un gamin infernal de 7 ans qui va oser s'opposer frontalement et pendant dix ans à Vlad Antonovitch un coach de basket sur le déclin, une ex-vedette locale qui se découvre la cinquantaine approchant, un présent et un avenir bien bouchés.
On va le suivre saison après saison, match après match, entre un coup tordu et un coup foireux, entre des joueuses trop affectueuses et des dirigeants qui le sont nettement moins.
On va voir comment le vieux Vlad va pouvoir se sortir de ce duel sous tension avec cet élève qui ne pense qu'à le déboulonner de son piédestal. La question est de savoir qui marquera le panier décisif, si toutefois…

Vous êtes vous inspiré de personnages réels, d’expériences vécues ?
Si l'on veut pouvoir tordre le cou à la réalité, trouver une authenticité aux personnages que l'on met en mots, c'est un réel confort que de puiser dans ses souvenirs, ses expériences. Je ne m'en suis pas privé!
Il y a au fil de pages, un patchwork de situations vécues, des "extraits" de gens rencontrés sur les terrains, dans les tribunes ou dans les AG. Mais Super Brat reste une totale fiction avec des accents de vérité dedans. Cela me parait primordial dans un roman qui se veut ancré dans le réel ou du moins, dans le possible.

Avez-vous connaissance d’autres romans en français ayant comme toile de fond le basket, comme « Le Poignet d’Alain Larrouquis » de Laurent Cachard ?
Non, et du livre de Laurent Cachard, je ne connais que le titre. Je n'ai d'ailleurs pas cherché à me documenter en la matière; j'avais déjà suffisamment en stock. Une chose est sûre, "Super Brat" n'est pas une métaphore du basket-ball.
J'ai pris le basket comme je l'ai vécu en tant que joueur et entraîneur. C'est-à-dire, un affrontement qui avant d'être collectif se joue d'abord en homme à homme, pogne à pogne et où à la fin, il y a toujours un dominant et un dominé.

Quel est le tirage du livre ? A partir de combien d’exemplaires peut-on le qualifier de succès ?
Le tirage initial doit être de quelques centaines d'exemplaires mais avec l'impression numérique ça ne veut plus dire grand-chose.
Le succès ? Bonne question.
Il dépendra de l'accueil que lui feront les lecteurs. S'ils prennent du plaisir à la lecture de ce roman, je veux croire qu'à défaut de promotion institutionnelle le livre bénéficiera d'un effet de "bouche à oreille". À partir de là, on pourra parler de succès.

Le livre est disponible sur les sites de la FNAC, Amazon, etc.
En savoir plus ici.

Commentaires

1. Le 31 décembre 2012 à 08:21


Thanks for the nice post, actually it was exactly what I was searching

2. Le 14 janvier 2013 à 02:29

ewQHR12hsdivvdvdaw
These earrings are beautiful. They are now to go to my everyday earrings. They look almost as they I fell in love with the earrings.

3. Le 27 février 2013 à 11:19

I found your website perfect for my needs Thanks to sharing

Ajouter un commentaire

Le code HTML sera affiché comme du texte.

Blog Widget by LinkWithin