EXCLUSIVEMENT FEMININ/ 18 septembre 2012 / 07:00
Comme des maréchaux soviétiques
Par maxiboy

Savez-vous que tout a commencé avec… Céline Dumerc ?
Eté 1997, Sopron. Championnat d’Europe cadettes. La France prend le dessus sur la Biélorusse (66-62) lors du match de classement pour la 3e place et empoche ainsi la médaille de bronze.
Ce jour-là , Céline Dumerc, fidèle à sa réputation du « tout ou rien » en matière offensive, ne rentre pas un seul shoot (0/7), mais c’est pourtant la seule de l’équipe qui fera une véritable carrière internationale.
Cette médaille de bronze est un événement puisque jusque là la France n’en a remporté qu’une seule en jeunes (le championnat d’Europe junior a été créé en 1964, le cadet en 1976 et l’ « espoir » en 2000)! C’était en 1981, une d’argent, à l’Euro juniors avec la génération Paoline Ekambi/Isabelle Desert qui ne confirmera pas à l’âge adulte.
UNE médaille européenne en 33 ans et depuis… VINGT ET UNE. Une véritable avalanche. Avec à la clé 2 titres chez les U20 (2005 et 09), 1 chez les U18 (2012) et 2 chez les U16 (2001 et 2007).
Nous sommes passés du désert aride à une végétation luxuriante. Apprécions le travail fédéral et dans les clubs. Le constat vaut également pour les garçons qui étaient au pain sec et à l’eau avant la génération Sciarra, championne d’Europe juniors en 1992.
Les Françaises se sont habituées à gagner dès l’âge du biberon. Aussi les médailles décrochées récemment en seniors (or à l’Euro 2009, bronze à l’Euro 2011, argent aux JO) ne doivent rien à la loterie nationale, c’est le fruit d’une implacable logique.
Ainsi qui gagnait les titres en jeunes dans les années 70 et 80 ? L’URSS, évidemment (11 sur 14 en juniors en un quart de siècle). Là comme ailleurs tout se décide dès le plus jeune âge.
D’ailleurs, à la vue de leurs médailles, nos internationales apparaissent désormais comme des maréchaux de l’empire soviétique. Un exemple ? Celui de Florence Lepron. Avant de rafler trois médailles en seniors, elle a gagné le bronze au Mondial espoirs, l’or à l’Euro de la même catégorie, l’argent à l’Euro juniors, et l’or avec les cadettes.
Au niveau mondial la concurrence est évidemment plus forte et les lauriers sont plus difficiles à couper. C’est pour cela qu’il faut apprécier l’argent obtenu par les cadettes il y a deux ans (battues en finale par les USA, évidemment).
Que remarquons nous au palmarès mondial ? Que deux fois la France a décroché le bronze en espoirs. En 2003, sa leader était Céline Dumerc et en 2007 Sandrine Gruda. Il ne faut pas croire dans les hasards, les marabouts et les pattes de lapin. Un peu de réussite est nécessaire, mais surtout beaucoup de temps à passer entre les deux cercles. Dès le jardin d’enfants ou presque.
Ce jour-là , Céline Dumerc, fidèle à sa réputation du « tout ou rien » en matière offensive, ne rentre pas un seul shoot (0/7), mais c’est pourtant la seule de l’équipe qui fera une véritable carrière internationale.
Cette médaille de bronze est un événement puisque jusque là la France n’en a remporté qu’une seule en jeunes (le championnat d’Europe junior a été créé en 1964, le cadet en 1976 et l’ « espoir » en 2000)! C’était en 1981, une d’argent, à l’Euro juniors avec la génération Paoline Ekambi/Isabelle Desert qui ne confirmera pas à l’âge adulte.
UNE médaille européenne en 33 ans et depuis… VINGT ET UNE. Une véritable avalanche. Avec à la clé 2 titres chez les U20 (2005 et 09), 1 chez les U18 (2012) et 2 chez les U16 (2001 et 2007).
Nous sommes passés du désert aride à une végétation luxuriante. Apprécions le travail fédéral et dans les clubs. Le constat vaut également pour les garçons qui étaient au pain sec et à l’eau avant la génération Sciarra, championne d’Europe juniors en 1992.
Les Françaises se sont habituées à gagner dès l’âge du biberon. Aussi les médailles décrochées récemment en seniors (or à l’Euro 2009, bronze à l’Euro 2011, argent aux JO) ne doivent rien à la loterie nationale, c’est le fruit d’une implacable logique.
Ainsi qui gagnait les titres en jeunes dans les années 70 et 80 ? L’URSS, évidemment (11 sur 14 en juniors en un quart de siècle). Là comme ailleurs tout se décide dès le plus jeune âge.
D’ailleurs, à la vue de leurs médailles, nos internationales apparaissent désormais comme des maréchaux de l’empire soviétique. Un exemple ? Celui de Florence Lepron. Avant de rafler trois médailles en seniors, elle a gagné le bronze au Mondial espoirs, l’or à l’Euro de la même catégorie, l’argent à l’Euro juniors, et l’or avec les cadettes.
Au niveau mondial la concurrence est évidemment plus forte et les lauriers sont plus difficiles à couper. C’est pour cela qu’il faut apprécier l’argent obtenu par les cadettes il y a deux ans (battues en finale par les USA, évidemment).
Que remarquons nous au palmarès mondial ? Que deux fois la France a décroché le bronze en espoirs. En 2003, sa leader était Céline Dumerc et en 2007 Sandrine Gruda. Il ne faut pas croire dans les hasards, les marabouts et les pattes de lapin. Un peu de réussite est nécessaire, mais surtout beaucoup de temps à passer entre les deux cercles. Dès le jardin d’enfants ou presque.





Commentaires
1. Le 18 septembre 2012 à 08:22
2. Le 30 décembre 2012 à 02:43
3. Le 3 janvier 2013 à 08:05
4. Le 8 janvier 2013 à 08:29
5. Le 25 février 2013 à 06:39
6. Le 30 avril 2013 à 16:01