LE BASKET FRANCAIS/ 2 octobre 2012 / 11:10
Paris truqués... ou pas
Par maxiboy

Le basket et les paris ? Je me suis souvenu de ceci…
Alors que je filais vers Karlovy Vary pour le championnat du Monde féminin, j’avais donné rendez-vous sur la route à Aymeric Jeanneau dans une brasserie face à la gare de Strasbourg. C’était il y a deux ans. Aymeric était intéressant à interviewer à deux titres, en tant que nouveau meneur de la SIG et président du Syndicat des Joueurs depuis décembre 2009.
On ne parlait pas ou très peu alors des paris en ligne et il avait éclairé ma lanterne sur le sujet. « C’est stipulé dans les contrats standards de la ligue que les joueurs ne peuvent pas parier pour les matches de leur équipe et de leur championnat. Même donner des infos à des tiers, genre « dans mon équipe untel est blessé, personne ne le sait », c’est interdit. C’est un délit d’initiés…. Pour l’instant, sincèrement, dans le basket en France, il n’y a rien à gagner, on n’est pas au tennis, mais qui sait à , l’avenir. Il pourrait y avoir des risques… »
Aymeric m’avait vanté le boulot de prévention effectué par Jean-François Reymond, le responsable du développement du syndicat.
Deux ans plus tard, le basket est cité en exemple dans un article paru dans 20 minutes (voir ici). « En amont, le syndicat des joueurs s’astreint aussi à un gros travail de prévention, en affichant les règlements dans chaque club. »
***
En 2002, le SLUC Nancy gagne la Coupe Korac. A la mène, Stevin Smith, 32 ans. L’homme a été au cœur d’un scandale de paris truqués du temps où il portait le maillot d’Arizona State. Il avait accepté de lever le pied lors d’un match contre Oregon State et il avait touché 20,000 dollars pour ça. Il avait été condamné à un an et un jour de prison.
« Ma famille a été blessée par la publication de cette histoire. Ma mère surtout parce que pendant trois ans, je ne lui avais rien dit. Je n’en avais parlé à personne, ni à mes meilleurs amis, ni à ma copine. Une fois que je suis allé en prison, j’ai raconté à ma mère toute l’histoire. Avant, je devais rester silencieux. Quand j’y suis allé, je me suis senti soulagé. J’allais pouvoir recommencer ma vie. J’allais pouvoir jouer au basket. »
***
J’étais tombé sur cette histoire dans un ouvrage sur le basket universitaire il y a plus d’une vingtaine d’années. Ce n’était pas très facile à déchiffrer. C’était un immense scandale de paris truqués qui avait été découvert en janvier 1951 et qui touchait sept établissements dont principalement le City College of New York. L’université de Kentucky était dans le lot. Son équipe, coaché par Adolph Rupp, avait remporté les titres NCAA de 1948 et 1949. Ce qui m’avait frappé, c’est que trois anciens joueurs des Wildcats furent bannis à vie de la NBA, Dale Barnstable, Alex Groza et Ralph Beard, capitaine et pivot du Fabulous Five. Groza et Beard, je connaissais ces noms. Ils avaient été champions olympiques à Londres avec l’équipe américaine après avoir étrillé la France en finale. La NBA n’a pas plaisanté sur le coup !
***
Euro 2009. Le vainqueur du match France-Grèce est invité à jouer l’Espagne en quarts de finale. Autant dire que c’est un cadeau empoisonné. Vraiment du « qui perd gagne ». Parfois le match est engagé, par moments moins. Les joueurs des deux équipes savent-ils où se situe leur intérêt ? Qu’en on pensé les parieurs devant leur petit écran ?
« On en a parlé à la mi-temps et on a décidé à ce moment là de gagner le match » dira Antoine Diot. « On a décidé de ne pas perdre le match » confirmera Nando De Colo auteur du panier de la gagne.
Dans un sondage, 40% des lecteurs de BasketNews estimaient qu’il ne fallait pas choisir de perdre contre la Grèce, 29% disaient le contraire et 31% que « c’est plus compliqué que ça ».
Je me souviens d’un commentaire de Bozidar Malkovic alors à la tête de Limoges et qui se retrouvait dans une situation comparable. « Il ne faut jamais demander à ses joueurs de perdre ! »
Qui peut croire aujourd’hui que ça aurait été une solution acceptable, recommandable de laisser filer ce match ? Les Bleus, invaincus jusque là , ont effectivement joué l’Espagne en quarts et on été renversés par le 36 tonnes espagnol. Ils auront perdu… fors l’honneur.
On ne parlait pas ou très peu alors des paris en ligne et il avait éclairé ma lanterne sur le sujet. « C’est stipulé dans les contrats standards de la ligue que les joueurs ne peuvent pas parier pour les matches de leur équipe et de leur championnat. Même donner des infos à des tiers, genre « dans mon équipe untel est blessé, personne ne le sait », c’est interdit. C’est un délit d’initiés…. Pour l’instant, sincèrement, dans le basket en France, il n’y a rien à gagner, on n’est pas au tennis, mais qui sait à , l’avenir. Il pourrait y avoir des risques… »
Aymeric m’avait vanté le boulot de prévention effectué par Jean-François Reymond, le responsable du développement du syndicat.
Deux ans plus tard, le basket est cité en exemple dans un article paru dans 20 minutes (voir ici). « En amont, le syndicat des joueurs s’astreint aussi à un gros travail de prévention, en affichant les règlements dans chaque club. »
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En 2002, le SLUC Nancy gagne la Coupe Korac. A la mène, Stevin Smith, 32 ans. L’homme a été au cœur d’un scandale de paris truqués du temps où il portait le maillot d’Arizona State. Il avait accepté de lever le pied lors d’un match contre Oregon State et il avait touché 20,000 dollars pour ça. Il avait été condamné à un an et un jour de prison.
« Ma famille a été blessée par la publication de cette histoire. Ma mère surtout parce que pendant trois ans, je ne lui avais rien dit. Je n’en avais parlé à personne, ni à mes meilleurs amis, ni à ma copine. Une fois que je suis allé en prison, j’ai raconté à ma mère toute l’histoire. Avant, je devais rester silencieux. Quand j’y suis allé, je me suis senti soulagé. J’allais pouvoir recommencer ma vie. J’allais pouvoir jouer au basket. »
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J’étais tombé sur cette histoire dans un ouvrage sur le basket universitaire il y a plus d’une vingtaine d’années. Ce n’était pas très facile à déchiffrer. C’était un immense scandale de paris truqués qui avait été découvert en janvier 1951 et qui touchait sept établissements dont principalement le City College of New York. L’université de Kentucky était dans le lot. Son équipe, coaché par Adolph Rupp, avait remporté les titres NCAA de 1948 et 1949. Ce qui m’avait frappé, c’est que trois anciens joueurs des Wildcats furent bannis à vie de la NBA, Dale Barnstable, Alex Groza et Ralph Beard, capitaine et pivot du Fabulous Five. Groza et Beard, je connaissais ces noms. Ils avaient été champions olympiques à Londres avec l’équipe américaine après avoir étrillé la France en finale. La NBA n’a pas plaisanté sur le coup !
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Euro 2009. Le vainqueur du match France-Grèce est invité à jouer l’Espagne en quarts de finale. Autant dire que c’est un cadeau empoisonné. Vraiment du « qui perd gagne ». Parfois le match est engagé, par moments moins. Les joueurs des deux équipes savent-ils où se situe leur intérêt ? Qu’en on pensé les parieurs devant leur petit écran ?
« On en a parlé à la mi-temps et on a décidé à ce moment là de gagner le match » dira Antoine Diot. « On a décidé de ne pas perdre le match » confirmera Nando De Colo auteur du panier de la gagne.
Dans un sondage, 40% des lecteurs de BasketNews estimaient qu’il ne fallait pas choisir de perdre contre la Grèce, 29% disaient le contraire et 31% que « c’est plus compliqué que ça ».
Je me souviens d’un commentaire de Bozidar Malkovic alors à la tête de Limoges et qui se retrouvait dans une situation comparable. « Il ne faut jamais demander à ses joueurs de perdre ! »
Qui peut croire aujourd’hui que ça aurait été une solution acceptable, recommandable de laisser filer ce match ? Les Bleus, invaincus jusque là , ont effectivement joué l’Espagne en quarts et on été renversés par le 36 tonnes espagnol. Ils auront perdu… fors l’honneur.





Commentaires
1. Le 2 octobre 2012 à 11:19
2. Le 2 octobre 2012 à 20:01
3. Le 3 octobre 2012 à 00:09