MADE-IN-NBA/ 4 novembre 2012 / 08:17
Prévisible
Par maxiboy

Davantage que l’ultra médiatisé Nike Hoop Summitt, ce sont les championnats d’Europe de jeunes qui constituent l’étalon or.
Le niveau est désormais si fort sur ce continent que les meilleurs espoirs européens sont totalement compétitifs avec leurs homologues américains. Et comme, à de rares exceptions près, leur rêve absolu est de jouer en NBA, pourquoi ne croiraient-ils pas en leur étoile ?
Evidemment personne n’imaginait que Tony Parker deviendrait une superstar de la NBA au moment où il a obtenu son diplôme de meilleur espoir de la Pro A en 2001. Mais en étant élu MVP de l’Euro juniors l’année précédente il s’était révélé à tous, et surtout aux dizaines de scouts qui suivent désormais ce type de compétition.
Nicolas Batum a connu une croissance sur le tard et on pouvait craindre que cet adolescent filiforme ne tienne pas le choc sorti de son pré carré. Dès qu’il a pris quelques kilos supplémentaires il est devenu totalement compétitif. En 2006, il est champion d’Europe juniors avec les Bleus, élu meilleur joueur du Tournoi de Mannheim (une référence) et au championnat d’Europe juniors. Et plus il a grandi et plus il a forci à Portland et plus il s’est imposé.
Le parcours collectif est bien entendu fondamental dans la capacité à être élu MVP d’un tournoi. Evan Fournier n’a jamais été champion avec les Bleus mais en argent à l’Euro juniors en 2009 et en bronze à l’Euro des 20 ans et moins, deux ans plus tard. Les deux fois il a été intronisé dans le cinq idéal. En 2009, c’est le Turc Enes Kanter qui a été nommé MVP, au dépend notamment du Lituanien Jonas Valanciunas, et en 2011 le trophée est revenu à l’Espagnol Nikola Mirotic. Evan Fournier appartenait véritablement au gratin européen.
En 2009, Kevin Séraphin avait été considéré comme le meilleur pivot de l’Euro espoirs.
On pourrait me rétorquer que Johan Petro a aussi fait partie d’un 5 idéal (Euro U18 2004) et que sa carrière américaine et en équipe de France a été TRES décevante. Exact. Lui répondra sûrement qu’il appartient à la NBA sans discontinuer depuis 2007 et qu’il gagne 3,5 millions de dollars la saison aux Hawks. Peut-on parler d’échec sur toute la ligne ?
Antoine Diot pouvait apparaître comme le contre-exemple. Rappelons que le Bressan fut un véritable prodige du basket européen, le premier Français à être élu MVP d’un Euro cadets. Rapide avec un gros QI basket, était-il en avance sur son âge, voué à ne pas progresser à la même vitesse qu’un Nicolas Batum, par exemple, son camarade de promo ? En tous les cas la marche entre la Nationale 1 et l’Euroleague était visiblement trop haute lorsqu’il est sorti du cocon de l’INSEP pour signer au Mans. Je me souviens combien il lui était difficile de remonter la balle face aux meilleurs meneurs d’Europe ! Il avait 18 ans.
On sait que son dos a ensuite pourri la vie à Antoine qui n’a pas eu au Mans l’épanouissement qu’il, qu’on attendait. Son retour fulgurant avec le Paris-Levallois (actuellement 4e marqueur et à l'évaluation de la Pro A) peut laisser espérer qu’il peut (du moins en partie) rattraper le temps perdu.
Quant à Léo Westermann, tout juste 20 ans, qui a fait le choix original et pertinent du Partizan Belgrade, ne vous inquiétez pas pour lui. Il a été désigné cet été MVP du dernier Euro des 20 ans et moins. Remarquez l’un de ses concurrents redoutables avait fait l’impasse… Evan Fournier était déjà embarqué dans son aventure avec les Denver Nuggets. Et n’oublions pas qu’un autre Français figurait dans le 5 idéal du tournoi, Rudy Gobert, qui a battu ce samedi sa meilleure performance en Pro A (17 points, 7 rebonds et 3 contres).
Pas besoin de Madame Irma pour affirmer que sauf blessures ou contre-temps très fâcheux, ils seront bientôt tous les deux en NBA, et pas juste pour faire le nombre.
Le basket, c’est d’une logique.
Le niveau est désormais si fort sur ce continent que les meilleurs espoirs européens sont totalement compétitifs avec leurs homologues américains. Et comme, à de rares exceptions près, leur rêve absolu est de jouer en NBA, pourquoi ne croiraient-ils pas en leur étoile ?
Evidemment personne n’imaginait que Tony Parker deviendrait une superstar de la NBA au moment où il a obtenu son diplôme de meilleur espoir de la Pro A en 2001. Mais en étant élu MVP de l’Euro juniors l’année précédente il s’était révélé à tous, et surtout aux dizaines de scouts qui suivent désormais ce type de compétition.
Nicolas Batum a connu une croissance sur le tard et on pouvait craindre que cet adolescent filiforme ne tienne pas le choc sorti de son pré carré. Dès qu’il a pris quelques kilos supplémentaires il est devenu totalement compétitif. En 2006, il est champion d’Europe juniors avec les Bleus, élu meilleur joueur du Tournoi de Mannheim (une référence) et au championnat d’Europe juniors. Et plus il a grandi et plus il a forci à Portland et plus il s’est imposé.
Le parcours collectif est bien entendu fondamental dans la capacité à être élu MVP d’un tournoi. Evan Fournier n’a jamais été champion avec les Bleus mais en argent à l’Euro juniors en 2009 et en bronze à l’Euro des 20 ans et moins, deux ans plus tard. Les deux fois il a été intronisé dans le cinq idéal. En 2009, c’est le Turc Enes Kanter qui a été nommé MVP, au dépend notamment du Lituanien Jonas Valanciunas, et en 2011 le trophée est revenu à l’Espagnol Nikola Mirotic. Evan Fournier appartenait véritablement au gratin européen.
En 2009, Kevin Séraphin avait été considéré comme le meilleur pivot de l’Euro espoirs.
On pourrait me rétorquer que Johan Petro a aussi fait partie d’un 5 idéal (Euro U18 2004) et que sa carrière américaine et en équipe de France a été TRES décevante. Exact. Lui répondra sûrement qu’il appartient à la NBA sans discontinuer depuis 2007 et qu’il gagne 3,5 millions de dollars la saison aux Hawks. Peut-on parler d’échec sur toute la ligne ?
Antoine Diot pouvait apparaître comme le contre-exemple. Rappelons que le Bressan fut un véritable prodige du basket européen, le premier Français à être élu MVP d’un Euro cadets. Rapide avec un gros QI basket, était-il en avance sur son âge, voué à ne pas progresser à la même vitesse qu’un Nicolas Batum, par exemple, son camarade de promo ? En tous les cas la marche entre la Nationale 1 et l’Euroleague était visiblement trop haute lorsqu’il est sorti du cocon de l’INSEP pour signer au Mans. Je me souviens combien il lui était difficile de remonter la balle face aux meilleurs meneurs d’Europe ! Il avait 18 ans.
On sait que son dos a ensuite pourri la vie à Antoine qui n’a pas eu au Mans l’épanouissement qu’il, qu’on attendait. Son retour fulgurant avec le Paris-Levallois (actuellement 4e marqueur et à l'évaluation de la Pro A) peut laisser espérer qu’il peut (du moins en partie) rattraper le temps perdu.
Quant à Léo Westermann, tout juste 20 ans, qui a fait le choix original et pertinent du Partizan Belgrade, ne vous inquiétez pas pour lui. Il a été désigné cet été MVP du dernier Euro des 20 ans et moins. Remarquez l’un de ses concurrents redoutables avait fait l’impasse… Evan Fournier était déjà embarqué dans son aventure avec les Denver Nuggets. Et n’oublions pas qu’un autre Français figurait dans le 5 idéal du tournoi, Rudy Gobert, qui a battu ce samedi sa meilleure performance en Pro A (17 points, 7 rebonds et 3 contres).
Pas besoin de Madame Irma pour affirmer que sauf blessures ou contre-temps très fâcheux, ils seront bientôt tous les deux en NBA, et pas juste pour faire le nombre.
Le basket, c’est d’une logique.





Commentaires
1. Le 5 novembre 2012 à 21:29
2. Le 6 novembre 2012 à 14:25