DES NOUVELLES DU MONDE/ 19 novembre 2012 / 06:56
Le plus grand shooteur de tous les temps
Par maxiboy

J’ai admiré Michael Jordan quand il a dunké de la ligne des lancers-francs et je me suis rappelé que Julius Erving en avait fait autant du temps de l’ABA. C’est juste awesome ! Comme d’autres dunks, notamment ceux que l’on apprécie chaque fin décembre à Bercy à l’occasion du LNB All-Star Game.
Forcément, en plus d’un siècle de basket-ball des exploits incroyables ont été accomplis. La liste est longue, très longue.
Je crois pourtant que c’est le record de Ted St. Martin qui m’a le plus épaté, au point que je me pince toujours quand je lis le chiffre : 5221.
Marquer 100 points ou prendre 100 rebonds dans un match, ça dépend de l’opposition, de l’époque, de pas mal de paramètres.
Mais transformer un lancer, deux, dix, cent, etc, est finalement le seul moment (de solitude) universel qui réuni les millions de pratiquants de ce jeu à travers le monde et les siècles. Une balle, une ligne située à 4,60m d’un cercle positionné à 3,05m de haut. Et basta ! Je ne nie pas toutefois qu’en marquer un à une seconde de la fin, après avoir défendu comme un fou pendant 40 ou 48 minutes, même avec quelques escales sur le banc, et que votre tentative va sceller le sort d’un match, y compris si vous êtes en finale de NBA ou des Jeux Olympiques, est plus compliqué et donc possède une plus grande valeur que d’en mettre un seul dans un gymnase, juste pour le fun, après avoir fait 3-4 exercices d’échauffement.
Amateurs du dimanche, professionnels, manchots et surdoués, tout le monde a tenté un jour d’en inscrire le plus grand nombre consécutivement (moi je dis que dix de suite, c’est déjà un exploit !). Atteindre la centaine sans riper une seule fois est déjà une haute performance. Il faut non seulement avoir le geste idoine, le répéter sans varier, et aussi faire le vide dans sa tête, et ne pas penser à « putain, j’en ai déjà mis 30 de suite, je n’en suis plus qu’à 3 de mon record perso… » Bref, être une shooting machine.
Ted Saint-Martin a fait comme tout le monde. Il s’est essayé à cet exercice.
A 13 ans, Ted se classe 3e à un concours régional de lancers-francs.
Un jour devenu fermier en Californie (il n’y a pas que des surfeurs là -bas), il épate famille et voisinage en en alignant 514.
Là , il se demande si sa perf est de niveau mondial et il appelle la rédaction du Fesno Bee pour se documenter. Les recherches tendent à prouver que le record est perché à 144. Ted se lance officiellement mais échoue à la 89e tentative. Il remet le couvert et cette fois en transforme 200, ce qui le fait entrer dans le Guiness Book. De fil en aiguille le 25 juin 1977 il en enfile 2,036 sans en manquer un seul.
St. Martin aura battu 15 fois son propre record mondial. La cime, l’Everest ? Le 28 avril 1996, notre héros (je pèse mes mots) reste sur la ligne 7 heures et 20 minutes pour marquer 5,221 lancers sans jamais défaillir. Un robot.
Evidemment il peut shooter et marquer à d’autres distances. C’est un artiste complet. Et puis résistant. Une fois, en 24 heures, il cumule 14,466 lancers à 90% de réussite.
Pour gagner sa vie, avec sa femme Barbara il a monté un show et sillonné les Etats-Unis et le Canada pendant trente ans. Il a également conseillé des joueurs professionnels et amateurs mais aucun élève n’a jamais égalé le maître.
Pour expliquer les records surnaturels de Wilt Chamberlain, Michael Jordan and Co, on avance –avec raison- leurs tailles, leurs corps dessinés à la perfection, leur sens de l’équilibre, leur félinité, sans omettre qu’ils ont exploité leur potentiel au maximum autour de 25-30 ans.
Ted St. Martin lui, c’est « monsieur tout le monde », pas bien grand (1,70m), un peu rondouillard, avec cette calvitie qui renforce le côté papy (on notera quand même que le gaillard est solide de la partie supérieure du corps). A 50, 60, 70 ans, c’était toujours l’as des as.
Je vous le dis c’est juste incroyable. Un don d’extraterrestre.
J’ai eu la chance de voir Ed Murphy et surtout Bob McAdoo et Larry Bird s’essayer aux entraînements à des séries de shoots dont des lancers. Je regrette de ne pas avoir mis le meilleur de tous, Ted St. Martin, à mon tableau de chasse.
Et je suis comme vous, je me contente de cette vidéo ; on y découvre à un moment une démonstration de St. Martin à la mi-temps d’un match NBA, il y a une trentaine d’années. Son style est quand même disons particulier (voir ici).
CINQ MILLE DEUX CENT VINGT ET UN DE SUITE. Essayez donc au prochain entraînement.
Mais transformer un lancer, deux, dix, cent, etc, est finalement le seul moment (de solitude) universel qui réuni les millions de pratiquants de ce jeu à travers le monde et les siècles. Une balle, une ligne située à 4,60m d’un cercle positionné à 3,05m de haut. Et basta ! Je ne nie pas toutefois qu’en marquer un à une seconde de la fin, après avoir défendu comme un fou pendant 40 ou 48 minutes, même avec quelques escales sur le banc, et que votre tentative va sceller le sort d’un match, y compris si vous êtes en finale de NBA ou des Jeux Olympiques, est plus compliqué et donc possède une plus grande valeur que d’en mettre un seul dans un gymnase, juste pour le fun, après avoir fait 3-4 exercices d’échauffement.
Amateurs du dimanche, professionnels, manchots et surdoués, tout le monde a tenté un jour d’en inscrire le plus grand nombre consécutivement (moi je dis que dix de suite, c’est déjà un exploit !). Atteindre la centaine sans riper une seule fois est déjà une haute performance. Il faut non seulement avoir le geste idoine, le répéter sans varier, et aussi faire le vide dans sa tête, et ne pas penser à « putain, j’en ai déjà mis 30 de suite, je n’en suis plus qu’à 3 de mon record perso… » Bref, être une shooting machine.
Ted Saint-Martin a fait comme tout le monde. Il s’est essayé à cet exercice.
A 13 ans, Ted se classe 3e à un concours régional de lancers-francs.
Un jour devenu fermier en Californie (il n’y a pas que des surfeurs là -bas), il épate famille et voisinage en en alignant 514.
Là , il se demande si sa perf est de niveau mondial et il appelle la rédaction du Fesno Bee pour se documenter. Les recherches tendent à prouver que le record est perché à 144. Ted se lance officiellement mais échoue à la 89e tentative. Il remet le couvert et cette fois en transforme 200, ce qui le fait entrer dans le Guiness Book. De fil en aiguille le 25 juin 1977 il en enfile 2,036 sans en manquer un seul.
St. Martin aura battu 15 fois son propre record mondial. La cime, l’Everest ? Le 28 avril 1996, notre héros (je pèse mes mots) reste sur la ligne 7 heures et 20 minutes pour marquer 5,221 lancers sans jamais défaillir. Un robot.
Evidemment il peut shooter et marquer à d’autres distances. C’est un artiste complet. Et puis résistant. Une fois, en 24 heures, il cumule 14,466 lancers à 90% de réussite.
Pour gagner sa vie, avec sa femme Barbara il a monté un show et sillonné les Etats-Unis et le Canada pendant trente ans. Il a également conseillé des joueurs professionnels et amateurs mais aucun élève n’a jamais égalé le maître.
Pour expliquer les records surnaturels de Wilt Chamberlain, Michael Jordan and Co, on avance –avec raison- leurs tailles, leurs corps dessinés à la perfection, leur sens de l’équilibre, leur félinité, sans omettre qu’ils ont exploité leur potentiel au maximum autour de 25-30 ans.
Ted St. Martin lui, c’est « monsieur tout le monde », pas bien grand (1,70m), un peu rondouillard, avec cette calvitie qui renforce le côté papy (on notera quand même que le gaillard est solide de la partie supérieure du corps). A 50, 60, 70 ans, c’était toujours l’as des as.
Je vous le dis c’est juste incroyable. Un don d’extraterrestre.
J’ai eu la chance de voir Ed Murphy et surtout Bob McAdoo et Larry Bird s’essayer aux entraînements à des séries de shoots dont des lancers. Je regrette de ne pas avoir mis le meilleur de tous, Ted St. Martin, à mon tableau de chasse.
Et je suis comme vous, je me contente de cette vidéo ; on y découvre à un moment une démonstration de St. Martin à la mi-temps d’un match NBA, il y a une trentaine d’années. Son style est quand même disons particulier (voir ici).
CINQ MILLE DEUX CENT VINGT ET UN DE SUITE. Essayez donc au prochain entraînement.





Commentaires
1. Le 19 novembre 2012 à 08:35
2. Le 19 novembre 2012 à 11:35
3. Le 19 novembre 2012 à 16:03
4. Le 19 novembre 2012 à 18:39
5. Le 20 novembre 2012 à 10:08
6. Le 20 novembre 2012 à 14:36
7. Le 22 novembre 2012 à 00:53
8. Le 22 novembre 2012 à 08:35
9. Le 22 novembre 2012 à 20:02
10. Le 23 novembre 2012 à 12:57
11. Le 17 mai 2013 à 04:00