LE BASKET FRANCAIS/ 3 décembre 2012 / 07:19
L'affaire de tous
Par maxiboy

Ce n’est évidemment pas le changement d’appellation qui est un fait majeur, même si on s’y perd un peu quand il s’agit de faire un récapitulatif (rappelons que le Tournoi des As a précédé la Semaine des As, laquelle avait déjà existé pour une édition en 1993 sans que ce soit gravé dans les mémoires.)
La formule est conservée avec la réunion des 8 meilleures équipes. Simplement le tournoi sera resserré sur trois jours au lieu de quatre. Un détail.
C’est avant tout le changement de site géographique qui constitue une véritable révolution. Les dix éditions de la Semaine des As s’étaient toutes tenues en province. En bénéficiant parfois d’un succès populaire locale (à Pau en 2003, à Nancy en 2007, à Villeurbanne en 2011, à Roanne en 2012), mais en étant obligé aussi de trouver refuge dans des lieux pas forcément dédiés au basket de haut niveau ou peu prestigieux (Mulhouse en 2004, Clermont en 2005, Toulon en 2008, Le Havre en 2009), sans parler du fiasco organisationnel total à Pau en 2011. Constance : la Semaine des As, contrairement au All-Star Game, n’est jamais sorti du périmètre de ferveur des fans de Pro A.
Retrouvant parallèlement une formule de finale de championnat plus classique avec des matches joués en série dans les salles des clubs concernés, la ligue a donc choisi de transférer son rendez-vous de février dans la capitale, le meilleur endroit pour être (un peu) exposé médiatiquement et rassembler un maximum de supporters des huit équipes qualifiées.
Jusque là disons que le risque était mineur, mais la LNB fait preuve de beaucoup plus d’originalité, d’audace, en s’associant à DisneyParis et en organisant la Leaders Cup en plein cœur de son parc, dans une salle de 4,500 places construite uniquement à cet effet.
Le coût de cette (super) production est de 800,000 euros et ce n’est pas anodin d’autant que la LNB ne bénéficie pas cette fois de subventions locales. Comme l’écrivait récemment Florent de Lamberterie dans BasketNews, si le président de la LNB Alain Béral peut se féliciter de ce partenariat, « reste encore à prouver qu’il puisse être rentable, c’est à dire faire en sorte que la Leaders Cup puisse générer au moins 800,000 euros de revenus. »
Trois partenaires (AG2R, Miko et Canal +) sont en lice mais l’inconnu demeure la réactivité du, des publics. Chalonnais, Manceaux et les six autres concernés au premier chef sont-ils prêts à se déplacer en masse et aussi à ne pas se contenter d’un bref aller-retour avec sandwiches à la clé? Car évidemment Disneyland Paris souhaite que les spectateurs soient aussi leurs clients, leurs consommateurs, et en profitent pour visiter le parc, y manger, y dormir, etc. Un forfait à 99 euros comprenant 3 jours basket et 2 jours Parc (voir ici) est d’ailleurs proposé comme prix d’appel. Le basket n’est-il pas contrairement au foot et aussi au rugby un sport qui se veut « familial » ? L’association avec le parc américain n’est évidemment pas un hasard.
L’organisation du Match des Champions au Palais des Congrès n’avait, succès ou pas, qu’une incidence mineure car la compétition sportive –en principe le champion de France contre le vainqueur de la Coupe de France, mais en l’occurrence le finaliste- n’était que prétexte au lancement de la saison. La Semaine des As était devenue en revanche une institution avec ses limites mais aussi ses atouts. La Disneyland Paris Leaders Cup peut booster sérieusement la notoriété du basket, convaincre des entreprises de s’associer à la LNB, au basket pro, mais il ne faut pas se cacher que le risque de plantage existe aussi.
C’est pourquoi la contribution à son succès est l’affaire de tous.
Voir les détails ici.
C’est avant tout le changement de site géographique qui constitue une véritable révolution. Les dix éditions de la Semaine des As s’étaient toutes tenues en province. En bénéficiant parfois d’un succès populaire locale (à Pau en 2003, à Nancy en 2007, à Villeurbanne en 2011, à Roanne en 2012), mais en étant obligé aussi de trouver refuge dans des lieux pas forcément dédiés au basket de haut niveau ou peu prestigieux (Mulhouse en 2004, Clermont en 2005, Toulon en 2008, Le Havre en 2009), sans parler du fiasco organisationnel total à Pau en 2011. Constance : la Semaine des As, contrairement au All-Star Game, n’est jamais sorti du périmètre de ferveur des fans de Pro A.
Retrouvant parallèlement une formule de finale de championnat plus classique avec des matches joués en série dans les salles des clubs concernés, la ligue a donc choisi de transférer son rendez-vous de février dans la capitale, le meilleur endroit pour être (un peu) exposé médiatiquement et rassembler un maximum de supporters des huit équipes qualifiées.
Jusque là disons que le risque était mineur, mais la LNB fait preuve de beaucoup plus d’originalité, d’audace, en s’associant à DisneyParis et en organisant la Leaders Cup en plein cœur de son parc, dans une salle de 4,500 places construite uniquement à cet effet.
Le coût de cette (super) production est de 800,000 euros et ce n’est pas anodin d’autant que la LNB ne bénéficie pas cette fois de subventions locales. Comme l’écrivait récemment Florent de Lamberterie dans BasketNews, si le président de la LNB Alain Béral peut se féliciter de ce partenariat, « reste encore à prouver qu’il puisse être rentable, c’est à dire faire en sorte que la Leaders Cup puisse générer au moins 800,000 euros de revenus. »
Trois partenaires (AG2R, Miko et Canal +) sont en lice mais l’inconnu demeure la réactivité du, des publics. Chalonnais, Manceaux et les six autres concernés au premier chef sont-ils prêts à se déplacer en masse et aussi à ne pas se contenter d’un bref aller-retour avec sandwiches à la clé? Car évidemment Disneyland Paris souhaite que les spectateurs soient aussi leurs clients, leurs consommateurs, et en profitent pour visiter le parc, y manger, y dormir, etc. Un forfait à 99 euros comprenant 3 jours basket et 2 jours Parc (voir ici) est d’ailleurs proposé comme prix d’appel. Le basket n’est-il pas contrairement au foot et aussi au rugby un sport qui se veut « familial » ? L’association avec le parc américain n’est évidemment pas un hasard.
L’organisation du Match des Champions au Palais des Congrès n’avait, succès ou pas, qu’une incidence mineure car la compétition sportive –en principe le champion de France contre le vainqueur de la Coupe de France, mais en l’occurrence le finaliste- n’était que prétexte au lancement de la saison. La Semaine des As était devenue en revanche une institution avec ses limites mais aussi ses atouts. La Disneyland Paris Leaders Cup peut booster sérieusement la notoriété du basket, convaincre des entreprises de s’associer à la LNB, au basket pro, mais il ne faut pas se cacher que le risque de plantage existe aussi.
C’est pourquoi la contribution à son succès est l’affaire de tous.
Voir les détails ici.





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2. Le 3 décembre 2012 à 09:11
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4. Le 3 décembre 2012 à 16:52
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