LE BASKET FRANCAIS/ 14 décembre 2012 / 07:13
Les meilleurs de tous les temps
Par maxiboy

C’est quand même un truc de journalistes de vouloir comparer des joueurs de générations différentes ! ;-)
A mon sens il faut tenir compte de différents critères et éviter… le principal, la valeur absolue car sinon TOUS les meilleurs sont ceux actuellement en exercice ou à la rigueur de la promotion précédente. Il suffit de regarder une minute des images des années 80, et a fortiori antérieures, pour se convaincre que les glorieux anciens ne font pas le poids face aux contemporains.
Il s’agit donc de valeur relative, en fonction du contexte de chaque époque, du palmarès individuel, collectif, de l’influence sur le terrain, un peu en dehors aussi.
Un élément majeur et indiscutable joue pour les Bleus du XXIe siècle, ils sont en NBA et pour les principaux n’y font pas de la figuration. Faut-il rappeler que Hervé Dubuisson, par exemple, fit un essai, totalement dans l’anonymat, dans un camp des New Jersey Nets, juste après les Jeux Olympiques de Los Angeles, en 1984, et qu’il en fut rejeté comme un malpropre.
Bon, commençons par le plus facile.
Meneur : Tony Parker.
Là , je ne vois pas comment on peut discuter le fait que TP est non seulement le numéro un à ce poste all time, en France et en Europe, et tout simplement l’as des as tricolores depuis l’invention de ce jeu.
Deuxième arrière : Antoine Rigaudeau.
Désolé je prends des libertés avec le règlement (le conditionnement) du jeu. Le Roi fut un « 2 » autant qu’un « 1 » et là aussi, il n’y a pas l’ombre d’un doute. Sa médaille d’argent au JO et celle en bronze à l’Euro lui ont permis d’enrichir un palmarès basé sur sa réussite en Italie avec Bologne. Si Antoine été resté en France, il aurait été élu une dizaine de fois MVP du championnat. Ni Alain Gilles (que l’on peut également décaler en deuxième arrière), ni Hervé Dubuisson, ni Richard Dacoury n’ont eu le même impact international. D’ailleurs tous les Bleus de 1963 (championnat du Monde de Rio) à 2000 (JO de Sydney) souffrent de la très longue traversée du désert de l’équipe de France.
Ailier : Nicolas Batum.
Je me suis un peu tâté… Ma connaissance visuelle du basket commence avec les années 63, 64, 65, aussi je n’ai pas vu à l’œuvre René Chocat. Mais je sais qu’il fut considéré comme la référence de l’équipe de France vice-championne olympique à Londres en 1948. Les Américains avaient même déclaré que Chocat était digne de figurer dans leur équipe ! Un énorme compliment. En fait René Chocat est handicapé par le fait que l’on ne peut pas disposer d’autres éléments de comparaison à son égard. Tariq Abdul Wahad, premier Français en NBA ? Son comportement lors des Euro 1999 et 2003 l’écarte d’un tel Panthéon. Maxime Dorigo, Eric Beugnot, et surtout Jacques Cachemire, top-Français des années 70, un temps sollicité par le Simmenthal Milan, le Maccabi Tel-Aviv et des clubs espagnols, sont des prétendants… Mais leur poids n’est quand même pas celui de Nico Batum, qui peut se targuer d’une médaille à un Euro, de ses saisons en NBA et aussi de l’impact ravageur qu’il a eu avec le SLUC Nancy l’an dernier en Euroleague. Il n’a que 24 ans et dans deux ou trois ans, on ne se posera même plus la question !
Ailier-fort : Boris Diaw.
En regardant la liste des candidats je me suis dit que le seul opposant à Bobo, c’est Etienne Rolland qui a rayonné sur l’équipe de France avant la seconde guerre mondiale. Dur de comparer, n’est-ce pas ? Si Etienne Rolland avait gagné une médaille olympique à Berlin en 1936, là pourquoi pas… Mais ce n’est pas le cas. J’accorde une primauté à Boris pour son sens du devoir national, sa virtuosité lors de l’Euro 2005, et aussi et surtout pour sa carrière déjà bien remplie en NBA. La trace que laissera Boris Diaw dans le basket français sera autrement plus importante que ne laisseront deviner ses stats à des archéologues du XXIIe siècle.
Pivot : Jean-Paul Beugnot.
Sur ces 120 dernières années, il n’y a eu que deux pivots de valeur internationale. Le deuxième c’est Joakim Noah. Il est pivot des Chicago Bulls, ça claque. Ce qui m’embête dans son cas, c’est que son seul lien avec le basket français, c’est la campagne 2011 et la médaille d’argent à l’Euro lituanien. C’est trop peu. Il faut plus de constance. Jean-Paul Beugnot a disputé trois JO (1952, 56 et 60). C’était un athlète de 2,03m, énergique, bondissant, qui était alors en concurrence en Europe avec les pivots soviétiques. Il fut l’élément-clé de l’équipe nationale de 1956 qui termina 4e aux JO et que l’on considéra comme la meilleure de tous les temps, probablement jusqu’en… 2011. Je me demande si le père d'Eric et Greg aurait pu gagner sa place en NBA si les Américains n'avaient pas alors vécu en autarcie (bon, pas facile, il n'y avait à son époque qu'une huitaine d'équipes dans la ligue US, très "blanche" c'est vrai). Je vais vous avouer deux choses à son sujet : 1) j’appréciais beaucoup la personne, 2) je ne me souviens plus si je l’ai vu en activité avec Charleville ou pas. Sans doute que oui mais j’étais en tous les cas bien jeune.
A mon sens il faut tenir compte de différents critères et éviter… le principal, la valeur absolue car sinon TOUS les meilleurs sont ceux actuellement en exercice ou à la rigueur de la promotion précédente. Il suffit de regarder une minute des images des années 80, et a fortiori antérieures, pour se convaincre que les glorieux anciens ne font pas le poids face aux contemporains.
Il s’agit donc de valeur relative, en fonction du contexte de chaque époque, du palmarès individuel, collectif, de l’influence sur le terrain, un peu en dehors aussi.
Un élément majeur et indiscutable joue pour les Bleus du XXIe siècle, ils sont en NBA et pour les principaux n’y font pas de la figuration. Faut-il rappeler que Hervé Dubuisson, par exemple, fit un essai, totalement dans l’anonymat, dans un camp des New Jersey Nets, juste après les Jeux Olympiques de Los Angeles, en 1984, et qu’il en fut rejeté comme un malpropre.
Bon, commençons par le plus facile.
Meneur : Tony Parker.
Là , je ne vois pas comment on peut discuter le fait que TP est non seulement le numéro un à ce poste all time, en France et en Europe, et tout simplement l’as des as tricolores depuis l’invention de ce jeu.
Deuxième arrière : Antoine Rigaudeau.
Désolé je prends des libertés avec le règlement (le conditionnement) du jeu. Le Roi fut un « 2 » autant qu’un « 1 » et là aussi, il n’y a pas l’ombre d’un doute. Sa médaille d’argent au JO et celle en bronze à l’Euro lui ont permis d’enrichir un palmarès basé sur sa réussite en Italie avec Bologne. Si Antoine été resté en France, il aurait été élu une dizaine de fois MVP du championnat. Ni Alain Gilles (que l’on peut également décaler en deuxième arrière), ni Hervé Dubuisson, ni Richard Dacoury n’ont eu le même impact international. D’ailleurs tous les Bleus de 1963 (championnat du Monde de Rio) à 2000 (JO de Sydney) souffrent de la très longue traversée du désert de l’équipe de France.
Ailier : Nicolas Batum.
Je me suis un peu tâté… Ma connaissance visuelle du basket commence avec les années 63, 64, 65, aussi je n’ai pas vu à l’œuvre René Chocat. Mais je sais qu’il fut considéré comme la référence de l’équipe de France vice-championne olympique à Londres en 1948. Les Américains avaient même déclaré que Chocat était digne de figurer dans leur équipe ! Un énorme compliment. En fait René Chocat est handicapé par le fait que l’on ne peut pas disposer d’autres éléments de comparaison à son égard. Tariq Abdul Wahad, premier Français en NBA ? Son comportement lors des Euro 1999 et 2003 l’écarte d’un tel Panthéon. Maxime Dorigo, Eric Beugnot, et surtout Jacques Cachemire, top-Français des années 70, un temps sollicité par le Simmenthal Milan, le Maccabi Tel-Aviv et des clubs espagnols, sont des prétendants… Mais leur poids n’est quand même pas celui de Nico Batum, qui peut se targuer d’une médaille à un Euro, de ses saisons en NBA et aussi de l’impact ravageur qu’il a eu avec le SLUC Nancy l’an dernier en Euroleague. Il n’a que 24 ans et dans deux ou trois ans, on ne se posera même plus la question !
Ailier-fort : Boris Diaw.
En regardant la liste des candidats je me suis dit que le seul opposant à Bobo, c’est Etienne Rolland qui a rayonné sur l’équipe de France avant la seconde guerre mondiale. Dur de comparer, n’est-ce pas ? Si Etienne Rolland avait gagné une médaille olympique à Berlin en 1936, là pourquoi pas… Mais ce n’est pas le cas. J’accorde une primauté à Boris pour son sens du devoir national, sa virtuosité lors de l’Euro 2005, et aussi et surtout pour sa carrière déjà bien remplie en NBA. La trace que laissera Boris Diaw dans le basket français sera autrement plus importante que ne laisseront deviner ses stats à des archéologues du XXIIe siècle.
Pivot : Jean-Paul Beugnot.
Sur ces 120 dernières années, il n’y a eu que deux pivots de valeur internationale. Le deuxième c’est Joakim Noah. Il est pivot des Chicago Bulls, ça claque. Ce qui m’embête dans son cas, c’est que son seul lien avec le basket français, c’est la campagne 2011 et la médaille d’argent à l’Euro lituanien. C’est trop peu. Il faut plus de constance. Jean-Paul Beugnot a disputé trois JO (1952, 56 et 60). C’était un athlète de 2,03m, énergique, bondissant, qui était alors en concurrence en Europe avec les pivots soviétiques. Il fut l’élément-clé de l’équipe nationale de 1956 qui termina 4e aux JO et que l’on considéra comme la meilleure de tous les temps, probablement jusqu’en… 2011. Je me demande si le père d'Eric et Greg aurait pu gagner sa place en NBA si les Américains n'avaient pas alors vécu en autarcie (bon, pas facile, il n'y avait à son époque qu'une huitaine d'équipes dans la ligue US, très "blanche" c'est vrai). Je vais vous avouer deux choses à son sujet : 1) j’appréciais beaucoup la personne, 2) je ne me souviens plus si je l’ai vu en activité avec Charleville ou pas. Sans doute que oui mais j’étais en tous les cas bien jeune.





Commentaires
1. Le 15 décembre 2012 à 13:20
2. Le 15 décembre 2012 à 15:09
3. Le 15 décembre 2012 à 19:07
4. Le 15 décembre 2012 à 19:09
5. Le 15 décembre 2012 à 20:06
6. Le 17 décembre 2012 à 12:34
7. Le 18 décembre 2012 à 18:14
8. Le 22 décembre 2012 à 14:21
9. Le 2 janvier 2013 à 07:39