LE BASKET FRANCAIS/ 18 décembre 2012 / 08:38
Goulou
Par maxiboy

Il y a quelques semaines je lui ai rendu visite et j’ai eu un haut le cœur. Elle n’a pas bonne mine de l’extérieur et c’est pire encore quand on pousse ses lourdes portes métalliques. Tout est détérioré y compris ses pubs mythiques pour le vin et le café Goulou, le camembert Lepetit et les fines conserves Le Pépère.
La salle Gouloumes est située au Mans, dans le quartier des Sablons. Elle fut inaugurée le 17 mars 1957 à l’occasion d’un match non officiel entre la France (avec Jean Luent, son futur coach, à l’occasion des JO de 1984) et l’Allemagne. Le match de la réconciliation entre deux grands pays épuisé par la guerre.
J’y ai découvert le basket (en février 1963), j’y ai joué officiellement (6 mois en mini poussin), officieusement avec mes collègues de Maxi-Basket (merci à Olivier Garry de nous avoir servi un temps de coach), vu l’ASVEL version Henri Grange, Auboué, des équipes françaises 100% française, demandé un autographe à Jean-Claude Lefèbvre (et même assis, il était immense !), assisté à des matches dans les escaliers dans une atmosphère enfiévré, enfumé, vu encore Christian Baltzer porté en triomphe, Art Kenney dunker à l’échauffement (le premier dunk de mes yeux vu) , Hervé Dubuisson cartonner avec les juniors, Duke University y jouer un match estival avec Pascal Dorizon comme très jeune arbitre, tant de belles choses qui m’ont fait une enfance et une adolescence heureuses.
Cinquante deux ans plus tard, la salle Gouloumes est l’un des plus beaux vestiges d’un temps révolu, un monument historique.
Seulement la salle Gouloumes est amiantée et le SCM Le Mans –la section amateur du MSB- est prié de déménager. Je ne sais pas si elle va être démolie comme c’était envisagé. Mais si c’est pour la laisser dépérir ainsi, franchement je préfère l’euthanasie.


La salle Gouloumes est située au Mans, dans le quartier des Sablons. Elle fut inaugurée le 17 mars 1957 à l’occasion d’un match non officiel entre la France (avec Jean Luent, son futur coach, à l’occasion des JO de 1984) et l’Allemagne. Le match de la réconciliation entre deux grands pays épuisé par la guerre.
J’y ai découvert le basket (en février 1963), j’y ai joué officiellement (6 mois en mini poussin), officieusement avec mes collègues de Maxi-Basket (merci à Olivier Garry de nous avoir servi un temps de coach), vu l’ASVEL version Henri Grange, Auboué, des équipes françaises 100% française, demandé un autographe à Jean-Claude Lefèbvre (et même assis, il était immense !), assisté à des matches dans les escaliers dans une atmosphère enfiévré, enfumé, vu encore Christian Baltzer porté en triomphe, Art Kenney dunker à l’échauffement (le premier dunk de mes yeux vu) , Hervé Dubuisson cartonner avec les juniors, Duke University y jouer un match estival avec Pascal Dorizon comme très jeune arbitre, tant de belles choses qui m’ont fait une enfance et une adolescence heureuses.
Cinquante deux ans plus tard, la salle Gouloumes est l’un des plus beaux vestiges d’un temps révolu, un monument historique.
Seulement la salle Gouloumes est amiantée et le SCM Le Mans –la section amateur du MSB- est prié de déménager. Je ne sais pas si elle va être démolie comme c’était envisagé. Mais si c’est pour la laisser dépérir ainsi, franchement je préfère l’euthanasie.







Commentaires
1. Le 18 décembre 2012 à 09:12
2. Le 18 décembre 2012 à 09:31
3. Le 18 décembre 2012 à 12:21
4. Le 19 décembre 2012 à 09:38
5. Le 8 mars 2013 à 16:41
6. Le 27 avril 2013 à 09:06