LE BASKET FRANCAIS/ 22 décembre 2012 / 07:42

Mes salles



robert grenon
Après ma séquence nostalgie sur la salle Gouloumes, en voici une autre. Je viens de constituer mon top-10 des salles françaises (avec une exception notable) où j’ai connu mes plus fortes émotions.

Entendons nous bien, il ne s’agit pas des salles les plus belles, les plus bruyantes, mais juste d’un « émotionométre ». C’est donc tout à fait personnel et chacun possède son propre hit parade. Vous pouvez d’ailleurs vous exprimer en toute liberté sur le sujet.

Parmi ces salles, il y a celles que j’ai connu en pleine éruption, d’autres alors que le volcan était complètement éteint mais les murs transpiraient encore la sueur, la fumée de cigarette, le champagne, tout ça quoi.

Pour des raisons évidentes, j’ai exclu les trois salles mancelles.

1) Beaublanc à Limoges

Mieux que de boire un élixir pour avoir la jeunesse éternelle, il faut aller à Beaublanc. Rien n’a changé depuis mon premier match (un Limoges/Le Mans durant l’hiver 1981, quelques semaines après l’inauguration). Ah si !, les bannières au plafond et puis Apollo Faye est dans les tribunes plus sur la piste.

2) Moutète à Orthez

Pierre Seillant sur sa chaise, Freddy Hufnagel et Alain Larrouquis aux dribbles, le marché couvert, la moquette, le caca d’oie, les tribunes en bois, le froid, les poussées de fièvre du public. Heureusement il reste la boîte à souvenirs et les photos.

3) Meilleraie à Cholet

Je sais, c’est pourri, indigne de l’idée que l’on se fait aujourd’hui du sport professionnel. Mais voilà, j’aime, j’adore. Ils sont tous là les gens de Jallais, Bégrolles, Trémentines, Chambretaud, les Herbiers. On ne vient pas ici pour récupérer les T.shirts lancés par des frondes géantes mais pour apprécier du basket, du bon.

4) Prado à Bourges

Même si les temps sont plus durs, que le Bourges Basket n’est plus sur le toit de l’Europe, la magie est toujours là les soirs d’Euroleague. Le public est un vrai bonus pour les Tango. Certains clubs masculins peuvent s’en inspirer.

5) Robert-Grenon à Tours

J’ai un peu fréquenté à la fin des années 70 et beaucoup dans les années 80. C’était chouette avec ses gradins presque à la verticale. « PO ! PO ! » La disparition de Tours (et de Caen) de la carte du basket fut une tragédie.

6) Japy à Paris

Pour nourrir ma culture défaillante, j’ai vu à une époque pas mal de matches de Nationale 2 et de Nationale 1 féminine du Racing Paris. Autant je ne me sens pas à l’aise à Coubertin et que je trouve qu’il est grand temps de refaire une jeunesse à Bercy, autant j’ai beaucoup apprécié cette salle du 11e arrondissement dont l’origine remonte à … 1870. Et qui a connu aussi ses heures noires (rafles…)

7) Palais des Sports à Pau

Qui pouvait imaginer que 22 ans plus tard, le « Palais » serait toujours avec ses 7,856 places la première salle de Pro A?… et de Pro B. LES moments inoubliables, ceux de l’Euro 99.

8) Henri Barbusse Denain

Jamais vu un match, mais j’ai eu le souffle coupé quand j’y suis rentré : c’est tout petit ! C’est ici que Degros, Staelens, Dubuisson, Demory et quelques autres ont appris à jouer aussi bien au basket.

9) Salusse Santoni à Antibes

J’ai le souvenir d’un OAJLP-Orthez en demi-finale de la Coupe Korac 1984. Archibondé. OK, à l’époque il n’y avait pas d’ordinateur portable, mais pas question de bénéficier d’une table de presse pour poser son cahier.

10) Arènes de Lutèce à Paris

Ce n’est pas une salle, c’est vrai, c’est à l’air libre. Et je tiens à rassurer mes lecteurs, je n’ai jamais assisté à un match de basket ici. De nos jours, des gosses y jouent parfois au foot. Fort de quelques clichés et même de courtes vidéos d’époque, je laisse vagabonder mon imagination quand j’y fais un tour. Ces vestiges de la période gallo-romaine ont accueilli des finales de championnat de France et des matches de l’équipe de France dont le premier, le 18 avril 1927 contre l’Italie. Je pense que l'expression "grapes humaines" a été inventée ici. Et c’est sûr qu’à l’époque il n’y avait pas de salons pour les VIP !

Tiens prochainement, je vous ferai mon top-10 américain.

En attendant BONNES FETES DE NOËL et BON REVEILLON DE LA SAINT-SYLVESTRE.



Commentaires

1. Le 22 décembre 2012 à 08:41

Bonnes fêtes à toi aussi !

2. Le 22 décembre 2012 à 11:01

Joyeux Noel à Pascal Legendre et à tous ceux qui fréquentent ce magnifique Blog dédié à notre passion.
Bonne fêtes de fin d'année les kids.

ps: je suis retourné voir un match à la meilleraie en octobre, cela faisait trois ou quatre ans que je n'y avait pas mis les pieds, et bien ça y sent toujours le basket à plein nez.

3. Le 22 décembre 2012 à 20:35

Dommage la petite erreur d'inversion entre la 1) et la 2) ;-)

Les soirées à la Moutète, les exploits d'Alain Larrouquis le Dieu local, les gradins en bois qui vrombissaient de 4000 paires de jambes en transes, le maire et les huiles d'Orthez au 1er rang oubliant leur devoir de réserve et secouant la barrière jusque sur le terrain, le chauvinisme a du y naître un samedi soir.
Comprends tu pourquoi on peut avoir le cerveau faconné comme une balle orange après avoir baigné dans les vapeurs de la Moutète dès l'âge de 7 ans?

Merci pour ton blog et bonne continuation en 2013

4. Le 23 décembre 2012 à 11:09

Joyeuses fêtes et merci à Maxiboy et à vous tous.

5. Le 23 décembre 2012 à 15:49

Oh que c'est beau de voir Grenon avec des fleurs et sans travaux autour. Je tenais juste à dire que nos clubs de basket sont encore sur la carte... mais ils sont cachés. Perdus dans une poule de N3 (la E pour être exact). Si quelqu'un veut se dévouer pour les aider à s'en sortir, ce serait sympa.
Et Grenon vibre encore parfois. Le meilleur club de volley français l'utilise, mais c'est bien moins fort qu'avant... Laaaaargement.

Joyeuses fêtes !

6. Le 28 décembre 2012 à 22:56

Ah revoir Grenon. Oui ça fait vraiment plaiz pour moi tourangeau expatrié à Paname depuis quelques années.

Je n'ai connu les grandes heures de cette salle qu'à travers les récits de mon père et des photos d'archives.

Pour moi Grenon ce n'était plus le PO mais le TBC drivé par Kevin Strickland… en PRO B. Mais c'était encore un putain de chaudron!

La dernière année en PRO B minée par les problèmes financiers fut un crève coeur pour cette ville de Basket.

Chapeau au Tours Volley Ball pour leur gestion et leur résultat mais même si Grenon a vibré fort avec eux, je n'y ai que rarement retrouvé l'ambiance qui existait au début-milieu des 90's.

Ca manque et c'est clair que ce n'est ni à Coubertin ni à Marcel Cerdan que j'ai retrouvé le frisson des grands soirs de matches.

PS: aux Arènes de Lutèce, difficile de s'imaginer des finales de Basket en voyant les boulistes du coin...

7. Le 1 janvier 2013 à 21:21

Très sympa comme article!

Que va t-on faire de ces monuments du basket le jour où il y aura des nouvelles salles dans ces villes? les détruire? en faire des musées?

8. Le 9 janvier 2013 à 17:06

Bonjour,

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9. Le 17 mai 2013 à 04:01

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