LES COULISSES DES MEDIAS/ 31 janvier 2013 / 07:34
L’extraordinaire réussite de BasketUSA(4)
Par maxiboy
Tu as attendu 2010 pour aller aux Etats-Unis la première fois, pour aller de l’autre côté du miroir…
Oui, pour les finales NBA, Boston-Lakers, en sept matches, exceptionnel. J’ai réalisé un nouveau rêve et à chaque fois que ça arrive, je ne veux plus le revivre ensuite. Les conditions de travail m’ont fait halluciner. On est royal au bar, tu as ton pass, tu fais ce que tu veux. Tu es dans le vestiaire avec eux avant un match 6, ils sont en train de regarder sur leur IPad un épisode de Dexter, tu t’assois à côté d’eux et tu regardes avec eux… Le fait d’ouvrir ses portes aux journalistes contribue à la popularité de la NBA. On fait tous partie d’un grand cirque et tout le monde en profite. Finalement, ils n’ont rien à cacher.
Quel est le principal centre d’intérêts des internautes ? Les articles ? Les vidéos ? Les résumés de matches, la news sur la nouvelle couleur de cheveux d’untel ?
Le baromètre, ce sont les pages vues. Prenons la blessure à l’œil de Tony Parker. C’est le papier le plus lu l’année dernière sur BasketUSA.com et de loin. Genre, il a fait 45,000 pages vues ! Il a été retweeté plus de 1,800 fois. A la base ce n’est pas un fait basket ! C’était la veille de la finale de la Pro A, je me retrouve à cette réunion sur les réseaux sociaux avec comme thème « comment rebooster le basket en France ? » Les gens me demandent pourquoi BasketUSA.com cartonne ? Je prends cet exemple. L’Equipe titre « Tony Parker blessé à l’œil » et c’est tout. Moi, je titre sur les deux rappeurs qui étaient avec lui, Chris Brown et Drake. Je dis qu’il s’est blessé durant la bagarre et je ne parle pas de l’œil. C’est indiqué ensuite dans le chapô. Et comme ça j’ai récupéré tous les fans de hip hop, toute la musique. Et donc, c’est ce que j’ai dit « vous êtes concentrés sur sa blessure à l’œil et moi sur comment il s’est blessé. » Si j’avais été purement factuel, ça n’aurait pas marché. Batum qui fait son triple double, les Lakers qui sont nuls, ça fait moins. Certains sportifs, comme Karabatic, sont devenus des people et je pense que la presse sportive a du mal à franchir le pas, même si L’Equipe Magazine, elle, le fait. C’est pour cela que j’ai lancé Pop and Sport car je me suis dit que rien qu’avec la NBA, j’ai par jour cinq ou six news qui ne sont pas liés au basket et qui me parasitaient mon fil de news. Il y a du foot, du tennis, le foot US. Résultat, Pop and Sport fait aujourd’hui la même audience que basketsession. Et on se fait pomper comme jamais ! Bon, c’est vrai que sur la NBA, tout le monde se repompe, les sources sont les mêmes, ESPN, NBA.com. Je m’étais renseigné car je ne comprenais pas comment Hoopshype, tenu par deux Espagnols de Valladolid, qui vit uniquement de copier/coller de tous les canards, était inattaquable. En fait, aux Etats-Unis il existe un droit de citations beaucoup plus important qu’en France, deux ou trois paragraphes sans que ce soit considéré comme un plagiat, à la condition de donner sa source. En France, tu n’as pas le droit. Maintenant on fait aussi des interviewes originaux avec nos correspondants.
Le succès de Hoopshype est dû au fait qu’ils mettent des infos en ligne en anglais avant qu’elles soient publiées aux Etats-Unis. Tu n’as pas pensé à faire un site en anglais ?
Hoopshype, c’est très facile à faire. C’est une revue de presse où ils extraient trois phrases par papier et c’est devenu la référence. On avait fait hoopsnotes, qui faisait de l’audience car on était une à deux heures avant Hoopshype, on bossait beaucoup sur les titres, mais il fallait tenir le rythme, impossible. Et puis on le faisait au détriment de basketUSA.com… Aujourd’hui BasketUSA, en terme de visites et de pages vues, pas de visiteurs uniques, fait de meilleures audiences que Hoopshype ! Si on m’avait dit ça il y a cinq ans, je ne l’aurais pas crû ! Mais eux qui étaient révolutionnaires il y a 4-5 ans ne le sont plus. Aujourd’hui il suffit d’avoir twitter pour te faire ton propre Hoopshype, ta propre revue de presse, ton propre agrégateur de news. Ils ont été rachetés deux fois et depuis qu’ils l’ont été par USAToday, ceux-ci mettent davantage en avant Hoopsworld qu’ils ont également racheté. Pour revenir à ta question, comme j’ai aujourd’hui quatre personnes aux Etats-Unis qui sont bilingues, je pourrais en faire un et j’y pense ! On pourrait faire un BasketUSA à l’américaine, mais déjà BasketUSA est devenu un gros truc et c’est difficile de courir deux lièvres à la fois.
La suite et la fin demain.
Oui, pour les finales NBA, Boston-Lakers, en sept matches, exceptionnel. J’ai réalisé un nouveau rêve et à chaque fois que ça arrive, je ne veux plus le revivre ensuite. Les conditions de travail m’ont fait halluciner. On est royal au bar, tu as ton pass, tu fais ce que tu veux. Tu es dans le vestiaire avec eux avant un match 6, ils sont en train de regarder sur leur IPad un épisode de Dexter, tu t’assois à côté d’eux et tu regardes avec eux… Le fait d’ouvrir ses portes aux journalistes contribue à la popularité de la NBA. On fait tous partie d’un grand cirque et tout le monde en profite. Finalement, ils n’ont rien à cacher.
Quel est le principal centre d’intérêts des internautes ? Les articles ? Les vidéos ? Les résumés de matches, la news sur la nouvelle couleur de cheveux d’untel ?
Le baromètre, ce sont les pages vues. Prenons la blessure à l’œil de Tony Parker. C’est le papier le plus lu l’année dernière sur BasketUSA.com et de loin. Genre, il a fait 45,000 pages vues ! Il a été retweeté plus de 1,800 fois. A la base ce n’est pas un fait basket ! C’était la veille de la finale de la Pro A, je me retrouve à cette réunion sur les réseaux sociaux avec comme thème « comment rebooster le basket en France ? » Les gens me demandent pourquoi BasketUSA.com cartonne ? Je prends cet exemple. L’Equipe titre « Tony Parker blessé à l’œil » et c’est tout. Moi, je titre sur les deux rappeurs qui étaient avec lui, Chris Brown et Drake. Je dis qu’il s’est blessé durant la bagarre et je ne parle pas de l’œil. C’est indiqué ensuite dans le chapô. Et comme ça j’ai récupéré tous les fans de hip hop, toute la musique. Et donc, c’est ce que j’ai dit « vous êtes concentrés sur sa blessure à l’œil et moi sur comment il s’est blessé. » Si j’avais été purement factuel, ça n’aurait pas marché. Batum qui fait son triple double, les Lakers qui sont nuls, ça fait moins. Certains sportifs, comme Karabatic, sont devenus des people et je pense que la presse sportive a du mal à franchir le pas, même si L’Equipe Magazine, elle, le fait. C’est pour cela que j’ai lancé Pop and Sport car je me suis dit que rien qu’avec la NBA, j’ai par jour cinq ou six news qui ne sont pas liés au basket et qui me parasitaient mon fil de news. Il y a du foot, du tennis, le foot US. Résultat, Pop and Sport fait aujourd’hui la même audience que basketsession. Et on se fait pomper comme jamais ! Bon, c’est vrai que sur la NBA, tout le monde se repompe, les sources sont les mêmes, ESPN, NBA.com. Je m’étais renseigné car je ne comprenais pas comment Hoopshype, tenu par deux Espagnols de Valladolid, qui vit uniquement de copier/coller de tous les canards, était inattaquable. En fait, aux Etats-Unis il existe un droit de citations beaucoup plus important qu’en France, deux ou trois paragraphes sans que ce soit considéré comme un plagiat, à la condition de donner sa source. En France, tu n’as pas le droit. Maintenant on fait aussi des interviewes originaux avec nos correspondants.
Le succès de Hoopshype est dû au fait qu’ils mettent des infos en ligne en anglais avant qu’elles soient publiées aux Etats-Unis. Tu n’as pas pensé à faire un site en anglais ?
Hoopshype, c’est très facile à faire. C’est une revue de presse où ils extraient trois phrases par papier et c’est devenu la référence. On avait fait hoopsnotes, qui faisait de l’audience car on était une à deux heures avant Hoopshype, on bossait beaucoup sur les titres, mais il fallait tenir le rythme, impossible. Et puis on le faisait au détriment de basketUSA.com… Aujourd’hui BasketUSA, en terme de visites et de pages vues, pas de visiteurs uniques, fait de meilleures audiences que Hoopshype ! Si on m’avait dit ça il y a cinq ans, je ne l’aurais pas crû ! Mais eux qui étaient révolutionnaires il y a 4-5 ans ne le sont plus. Aujourd’hui il suffit d’avoir twitter pour te faire ton propre Hoopshype, ta propre revue de presse, ton propre agrégateur de news. Ils ont été rachetés deux fois et depuis qu’ils l’ont été par USAToday, ceux-ci mettent davantage en avant Hoopsworld qu’ils ont également racheté. Pour revenir à ta question, comme j’ai aujourd’hui quatre personnes aux Etats-Unis qui sont bilingues, je pourrais en faire un et j’y pense ! On pourrait faire un BasketUSA à l’américaine, mais déjà BasketUSA est devenu un gros truc et c’est difficile de courir deux lièvres à la fois.
La suite et la fin demain.






Commentaires
1. Le 25 mars 2013 à 03:17
2. Le 19 avril 2013 à 11:26
3. Le 24 avril 2013 à 09:28
4. Le 24 avril 2013 à 09:29
5. Le 24 avril 2013 à 09:30
6. Le 8 mai 2013 à 09:18
7. Le 17 mai 2013 à 03:17
8. Le 17 mai 2013 à 03:17